L'État, la République se manifeste sous trois différentes formes de pouvoir : exécutif, législatif et judiciaire. Tous les trois puent la décomposition. Parfois on ajoute un quatrième pouvoir: celui des médias. Lui aussi il sent le faisandé.
Le pouvoir exécutif : Est-il bien nécessaire de pointer encore une fois les carences d'un président qui se débat sous nos yeux entre le vaudeville graveleux, l'incompétence et les mensonges … nous avons commencé avec De Gaulle et nous finissons avec Hollande, c'est dire le chemin parcouru.
Le pouvoir législatif : Le parti socialiste gouverne seul la France avec 18,4% des Français en âge de voter. Un peu moins de 2 Français sur 10. Non seulement les députés n'ont jamais eu de légitimité, mais on les découvre entourés de caisses occultes et d'argent qu'ils distribuent selon leur bon plaisir. Avez-vous entendu vraiment le PS protester sur le prêt du groupe UMP au parti du même nom? Silence, on se couvre… de peur qu'on ne découvre encore plus honteux.
Le pouvoir judiciaire: Enfermé dans le corporatisme et dans l'endogamie, il y a bien longtemps que les juges se considèrent au-dessus des lois et qu'ils agissent en vase clos sans que jamais on ne les contrôle vraiment. Pour un scandale découvert, combien sont étouffés? La Réunion ne manque pas d'affaires où la justice n'a pas relui… entre Schiano et la dernière affaire qui touche un procureur, les exemples ne manquent pas.
La presse, qui s'enorgueillit d'être le quatrième pouvoir est à la solde de puissants groupes industriels ou de combine avec certains élus locaux. À la Réunion combien de journalistes, de médias ne survivent que grâce à l'argent des collectivités?
Alors que l'on demande aux Français des efforts et encore des sacrifices, les trois pouvoirs se vautrent dans l'autosatisfaction, l'impunité, un conformisme de classe quand ce n'est pas dans les affaires.
Oui, la République PUE !
Elle ne se relèvera qu'au prix de profonds changements dans le mode de désignation des hommes et des femmes sur qui reposent les quatre pouvoirs. Cacher plus longtemps qu'une odeur avariée a gagné les institutions ce n'est pas jouer le jeu des extrêmes. Ce sont ceux qui, assis sur leurs privilèges, permettent l'explosion de l'abstention et des votes contestataires qu’il faut remettre en cause.
On sait très bien ce qu'il faut faire et dans quelle direction il faut chercher, le problème c'est que ceux qui devraient le faire(les élus, les partis, les syndicats…) n'ont aucun intérêt à le faire. Rénover les institutions, c'est d'abord démocratiser la république en mettant en place de vrais contre pouvoirs efficaces et des outils permettant de produire et de contrôler les élus.
La démocratie est un continent dont on ne connait que les rivages. Les élites veulent nous empêcher d'aller à sa conquête. La démocratie ce n'est pas seulement le suffrage universel. Les gens ne veulent plus se contenter de voter, ils sont éduqués, informés, ils veulent être acteurs. Nos institutions doivent s'adapter à cette nouvelle réalité.












