sak ifé nout jordu ék nout demin

UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN...?


Courrier des Lecteurs
Dimanche 7 Août 2011

Ce matin je me suis levée du bon pied. La journée promettait d'être belle, sinon normale: ciel bleu ensoleillé, 26 °C, un temps de fin d'hiver Austral. Bon! Un scientifique météorologue a affirmé que l'hiver Austral n'existait pas. Nous n'allons pas polémiquer sur le sujet mais vous narrer une mésaventure qui a dû ou qui pourrait vous arriver.


UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN...?
Aux fins de décrasser et réveiller le moteur de ma vieille auto, je m'élance distraitement sur l'avenue - déserte pour cause de vacances - qui doit me conduire là où je dois aller, sans penser qu'un ami qui me veut du bien m'attend au tournant, enfin pas très loin. Il me fait de grands signes signifiant qu'il veut absolument me parler. Je suis forcée de m'arrêter. Qu'at-il donc à me dire de si urgent? Comme dit la Pub: "Je parle pas aux gens que je connais pas."
 
Avant que je ne comprenne ce qui m'arrive, le gentleman en uniforme, imperturbable - poli certes! - s'avance vers moi, me demande de couper le moteur et de lui présenter mes papiers, pour faire plus ample connaissance, sans doute! Je trouve cette manière de dire bonjour à une inconnue, un peu cavalière mais je suis vite renseignée sur le sort qui m'attend: "La vitesse est limitée à 30 et vous rouliez à 57. Fin de citation. " Plus précis que ça, tu meurs!
 
Ca y est! Je réalise que je viens de me faire débarquer par un radar embarqué dans un fourgon, à une heure si matinale. Y a pas d'heure pour les braves! Pas question de tenter d'amadouer le gentleman en lui disant que je n'ai pas vu le panneau. Je boue de rage à peine contenue mais je lui offre mon plus beau sourire, pour faire bonne figure, en lui demandant timidement: "Combien?". "90 euros à régler sous 3 jours!", me répond-il, toujours aussi imperturbable. Mazette! Au fond de moi, je me dis que l'Etat me prend vraiment pour une vache à lait à traire. Ces pensée, je les garde pour moi, afin d'éviter d'aggraver mon cas.
 
Une autre jeune victime attend patiemment que notre gentleman rédige nos PV. Je m'impatiente car il prend son temps. Je suppose qu'il était en train de consulter le fichier central du grand banditisme. J'ai vraiment eu de la chance car il risquait de me retirer mon permis illico-presto ou de confisquer ma vieille charrette purement et simplement. Ce jour-là, je suis entrée la tête haute dans la case: "Cas N°4 bis."
 
Pendant ce temps, un jeune acrobate, vint jouer de la roue arrière, au nez et à la barbe des chevaliers qui ne bronchèrent point, tandis que d'autres présumés contrevenants, franchissaient allègrement la barre des 30, selon mes propres estimations non scientifiques. Fortement agacée (ce mot est un euphémisme), je fis remarquer au gentleman que l'avenue se transformait en circuit de Formule Un à la nuit tombée. Ce à quoi, il répondit platement: "Je sais!" Point, fermez les guillemets. Il m'avait choisie moi, à l'insu de mon plein gré et le reste lui importait peu. Pfff ...
 
Apparemment la quota était atteint pour l'avenue car l'attelage leva l'ancre tranquillement juste après mon départ. La morale de cette histoire: y a des jours où l'on ferait mieux de rester coucher au lieu d'aller chez son médecin.

Parole d'une rackettée.
 
 

MCB



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Les commentaires

1.Posté par MCB le 08/08/2011 07:05
Amis lecteurs.
A prendre au second degré voire... au troisième degré évidemment! Comme la règle des "3 A".
Tout compte fait, j'ai décidé d'abandonner ma bonne vieille charrette pour un carriole bourrique.

2.Posté par alain BLED le 13/08/2011 16:34
Tant que tu ne remplace pas ta vieille charrette par le rhum du même nom, ç'est pas grave. Quoique comme disait Coluche, un représentant de la loi peut très bien verbaliser des automobilistes encore plus bourrés que lui !

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