sak ifé nout jordu ék nout demin

SURDITE PRESIDENTIELLE


Citoyen
Vendredi 17 Juin 2016

Les mobilisations contre la loi travail ne s’arrêtent pas. Le bras de fer entre l’intersyndicale et le gouvernement se poursuit. Le délabrement de la situation se poursuit aussi, les dégâts s’amplifient ici et là. Nous assistons, impuissants, à un pourrissement voulu de la situation. Et, semble-t-il, à vérifier, les casseurs dans les défilés seraient d’extrême gauche (donc à la solde du gouvernement) qui « auraient » pour but d’aggraver la situation sociale. Pourquoi faire ? Qui peut tirer quelconque profit de cet état de pourrissement ? Sert-il d’arme de dissuasion de part et d’autre ?


Il est une évidence : ceux qui sont à l’origine de ce grave conflit, le gouvernement et son promoteur le chef de l’Etat, doivent ouvrir le dialogue sincère et véritable avec les syndicats. Pourquoi l’ouverture ne se fait-elle pas ? Pourquoi le président s’arcboute-t-il  sur une telle posture, l’application de cette loi qui focalise tous les rejets ? Une kyrielle de raisons, dont beaucoup d’inconnues des « sans dents » que nous sommes, font que le président et son fer de lance, le premier ministre, bloquent les débats, blocage constaté par l’utilisation du 49-3 de la constitution et s’obstinent dans leur vérité.
 

Le président est en effet, semble-t-il, prisonnier de ses accointances avec le MEDEF dont les grandes idées de réforme sous-tendent la loi El Khomry et sa grande dépendance des financeurs économiques qui le soutiennent et qui n’ont pas l’intention de perdre de l’argent sur les investissements promis (réalisés ou à réaliser) au président de la république. Réaliser les objectifs du MEDEF et des investisseurs passe par la réforme impérative du Code du Travail, mais au détriment des salariés, les contrats de travail (CDI et CDD revus et défavorables à ceux qui font l’entreprise), sans oublier les nouvelles perspectives prudhommales. Son autre cheval de bataille est  la révision de l’assurance chômage (dont le montant de la dette s’élevait à 25 milliards d'euros en 2015 et qui pourrait atteindre 29,4 milliards d'euros en 2016) qui fait émerger des crispations diverses.
 

Cette loi est censée créer des activités et de l’emploi, ce qui ne se vérifie pas, ne se vérifiera sans doute jamais. Le tissu économique est trop fragile, les patrons particulièrement frileux mais prêts à recevoir sans donner. Les syndicats et les ouvriers ne seront jamais d’accord avec la casse sociale proposée. Qu’attend donc le président ? Une phrase résume le contexte pré-électoral : « je ne serai candidat en 2017 que si la courbe du chômage s’inverse». Comme l’intention d’être candidat est bien ancrée dans son esprit, il lui faut impérativement réunir les conditions favorables et tirer profit de tout. 


Rappelons que depuis qu’il est au pouvoir, le nombre de chômeurs n’a cessé d’augmenter, malgré des artifices dont des radiations pour défaut d’actualisation (principal motif de sortie des listes de pôle emploi), celles administratives et les stages. 


Les radiations et les stages ? Est-ce là la méthode qui sera privilégiée pour se représenter en 2017 ?  Où va la France pendant ce temps ?


E. BOYER



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Les commentaires

1.Posté par Loulou le 17/06/2016 15:13
Un célèbre socialiste disait durant la guerre d'Algérie: "La négociation, c'est la guerre!". Aujourd'hui, le président de la république, le 1er ministre et d'autres godillots préfèrent laisser pourrir la situation sociale au lieu de négocier. Ils veulent donner des gages au Medef, au mépris des sacrifices consentis par les travailleurs durant des décennies pour arracher le code du travail, ils veulent casser les syndicats en refusant tout dialogue social et en organisant la répression, ils veulent exécuter les ordres de Bruxelles et de Berlin au mépris de la souveraineté nationale, ils veulent fermer la porte de la France pays des droits de l'Homme aux migrants persécutés et affamés alors même que certains d'entre eux sont issus d'une immigration récente..., ils veulent baîllonner le peuple en portant atteinte aux libertés, notamment celle de manifester, comme au temps de Vichy, ils jouent aux gendarmes du monde en envoyant des militaires dans les néocolonies et en faisant allégeance aux USA.

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