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Le PCR aux côtés des planteurs


Politique
Vendredi 15 Novembre 2013

Auditionné mercredi par la commission des affaires économique du Sénat et la délégation Outre-mer, Victorin Lurel a déclaré ceci: «la fin des quotas risque de créer une concurrence supplémentaire pour le sucre de La Réunion et de la Guadeloupe.


Le PCR aux côtés des planteurs
La réponse, c'est: se spécialiser dans des niches. On a commandé une étude par un cabinet indépendant pour s'interroger sur tout ça et décidé des éventuelles réorientations à prévoir à notre échelle et à plus grande échelle, à l'échelle de l'Europe et à l'international».

C'est la première fois qu'un ministre exprime aussi clairement la menace qui pèse sur la filière canne-sucre. Il est prévu que le nouveau règlement sucrier mette fin au régime protecteur des quotas et prix garantis à partir de 2017.

Ces propos interviennent après ceux tenus par Dacian Ciolos, Commissaire européen à l'Agriculture, lors de sa visite à La Réunion le 29 juillet. Le membre de la commission avait dit que tout allait dépendre de la stratégie qui sera choisie par les sociétés productrices de sucre, autrement dit par Téréos.

Manifestement, le gouvernement a donc décidé de lancer une étude d'impact sur les conséquences de la fin des quotas sucriers à partir de 2017.

Les pouvoirs publics ont donc le devoir d'informer en direct les planteurs sur les résultats de cette étude, et de dire publiquement sans tarder ce que fera l'État pour préserver les intérêts des planteurs, ainsi que les richesses acquises par plus de deux siècles de recherche-développement à La Réunion.

Le gouvernement doit donc indiquer précisément comment il compte éviter une catastrophe sociale qui concernerait toute La Réunion: il y a des planteurs dans 23 communes, et la 24e abrite des ateliers de transformation et d'exportation.

Le PCR rappelle qu'il est possible de consolider à La Réunion une industrie de la canne en partageant équitablement les recettes de tous les produits que cette plante peut donner: sucre, électricité, plastiques bio, cosmétiques…

Cet objectif peut se concilier avec celui de l'autosuffisance alimentaire.

Le PCR pense donc que l'agriculture est un gisement d'emplois pour les Réunionnais. Il réitère ses propositions et demande à l'État de s'impliquer pour ne pas que La Réunion subisse une crise bien plus grave que celles du café, de la vanille, du géranium ou du vétiver.

Plus que jamais, le PCR sera aux côtés des planteurs en lutte pour leur survie.

PCR



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Les commentaires

1.Posté par Bayoune le 15/11/2013 11:17
Dopi pliss in kar de sièk lo pcr té koté lé plantèr, dann lé zané 60, navé 12 zizine la Réniyon èk 27 000 plantèr, lo pcr a forss dète koté plantèr la tiyé preske toute, i rète 4000 zordi. Lo pcr koté plantèr, lé inpé konm mètt in siyin koté in nid zèf poule. Moman doné va rète solman la koke. Depuis plus d'un demi siècle, les dirigeants du pcr successif, à part ceux qu'ils ont éliminé, ont contribué au délitement de la société réunionnaise. Ils ont collaboré avec le système colonial départementalisé qu'ils ont instauré en 1946 - pour avoir les honneurs de leurs maître de Paris ou de Bruxelles. Osons espérer que les planteurs ne compteront sur ces corbillards de la politique pour les sauver. Koté Minatchy zot petèt trouve un soutien, c'est le seul qui croit pour des raisons inavouable que la canne reste l'avenir de la Réunion, alors que cette culture n'a servi qu'à enrichir les usiniers...

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