sak ifé nout jordu ék nout demin

LES FORTES CHALEURS DE LA COLERE


Citoyen
Jeudi 6 Février 2014

L’heure est à la surexcitation générale (administration rectorale, élèves, parents, syndicats), les fortes chaleurs de ce mois de janvier ont usé les nerfs de chacun et provoqué des manifestations diverses, et des débordements inacceptables. L’exutoire de cette émotion est donc, comme par hasard, le calendrier scolaire.


Une chose est évidente et doit focaliser les regards et les solutions, qui ne sont pas évidentes (et qui, forcément, ne satisferont pas pleinement chacune des parties en présence tant les paramètres sont nombreux), les élèves doivent avoir les meilleures conditions d’accueil et d’activités pédagogiques dans les classes, la seule issue étant la réussite scolaire et individuelle. Ce seul objectif appelle à des conditions de vie correctes dans les établissements scolaires. Et les élèves ont raison de demander l’amélioration de leurs conditions de travail.
Les parents, bien entendu, n’ont, pour tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de leur(s) enfant(s) que ce seul objectif et donc des conditions d’encadrement scolaire. Mais ils ne peuvent que demander, voire aussi manifester.
Les syndicats, par leurs fonctions premières  participent  (car c’est leur logique) au combat, mais ont toujours à l’esprit les revendications et amertumes anciennes qu’ils font transpirer dès qu’ils ont l’occasion de le faire. Bien sûr, il y a les élèves ; et quand un mouvement social se présente, et seulement à ce moment-là, car cela a débordé sur la place publique, ils s’intéressent à eux. Pourtant, ils valident en commission de concertation académique les projets présentés par M. le Recteur.
Les collectivités ont bien sûr les établissements en charge dans le cadre de la Loi de décentralisation. Elles doivent gérer des situations parfois difficiles en fonctionnement, en équipement, en personnels et en entretien. Mais, même si la tendance est à l’énergie propre et renouvelable et est fort louable, il ne faut pas croire qu’elles pourront installer la climatisation dans les établissements. Et, si techniquement et matériellement cela était possible (avec des engagements financiers importants),EDF n’arriverait jamais à fournir de l’énergie en conséquence ; la construction en HQE a aussi ses limites, notamment en fonctionnement et en maintenance.
L’administration rectorale (l’Etat) a également ses propres difficultés essentiellement au regard des calendriers d’examen en fin d’année et de la gestion des personnels, pour ne pas tout citer. N’oublions pas que nous sommes gérés dans un cadre national et que personne ne veut de « diplômes cocotiers ». Qui oserait de quitter le cadre national ?
Alors, me direz-vous, il impossible de faire quoi que ce soit. Que nenni. La décision (acceptée par tous les membres du Conseil  Académique, sauf erreur de ma part) de reprendre si tôt en janvier n’était pas bonne et elle ne devait pas être mis en œuvre. Elle n’a (et n’aura jamais)aucune portée positive. Dés lors, seulement, nous devons voir comment déplacer le curseur. Une solution raisonnable est de reprendre à la fin du mois de janvier (n’en déplaise aux syndicalistes) et de raccourcir les vacances de mai d’une semaine (cela suffit), car les examens ont déjà débuté.
Il faut convenir que le Recteur n’a presque pas de marge de manœuvre, ni l’Etat, ni les collectivités.
Enfin, les établissements scolaires ont besoin d’un bon mois pour préparer la nouvelle rentrée. Et, réduire ce temps de travail préparatoire est impensable.
La réponse aux attentes ne sera que le déplacement du curseur, l’année climatique n’étant même pas à envisager de mon point de vue car les parents et les élèves auront plus à perdre qu’à gagner.
D’ailleurs, cette hypothèse ouvrira, à mon sens, un autre débat, celui du changement de statut de notre territoire. Cela relève du domaine de la politique.

Un Proviseur retraité

Emilien BOYER



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Les commentaires

1.Posté par Une enseignante le 07/02/2014 06:51
Alors là Monsieur le radié des cadres de l’éducation nationale. Bravo pour cette dictée.Une belle dictée que je réserverai à mes meilleurs élèves

Dans ce long texte on peut allègrement constater que vous avez passé votre temps à travailler dans des bureaux bien climatisés et à exercer votre autorité sur les enseignants.

Le changement de statut mais c'est quoi cette grosse bêtise ?

Oui le changement pour adopter un calendrier climatique serait la solution la plus intelligente et conforme au développement durable.
Le véritable curseur c'est le calendrier climatique

Toute une tartine pour dévoiler votre savoir.
Oui j'ai été une élève et enseignante qui a vécu les longues vacances d'été à la Réunion.
J'ai grandi dans mon île avec ma culture et ma langue créole
j'ai appris à connaître, à découvrir mon île pendant ces longues vacances studieuses.
Cette lecture dégage un texte ennuyeux, qui traduit le découragement, l'isolement, l''ennui , la frustration, et une absence totale d'idées pour le développement de La Réunion

Vive La Réunion
Vive l'Ocean Indien
Vive La France
Vive L'Europe

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