sak ifé nout jordu ék nout demin

Faïza MOUNIR : Encore l'opposition hommes - femmes


Politique
Dimanche 8 Mars 2015

« Quand on éduque un homme, on éduque un individu, quand on éduque une femme, on éduque une nation. » Proverbe Africain


Plus d’un siècle qu’est célébrée la Journée Internationale de La Femme.

Chaque année, et d’un pays à l’autre, les revendications se ressemblent.

Au-delà de la célébration, exigeons par exemple que la journée de la Femme symbolise une échéance dans les actions visant à répondre de ces réclamations.

Entre le droit à l’éducation, le droit de vote, le droit de travailler (sans discrimination), ou encore les violences sous quelconque forme, il y a encore bien des luttes à mener pour arriver à la Dignité.

Pour la micro-société réunionnaise que nous sommes, au carrefour entre l’occident et les traditions inhérentes à l’Histoire, le combat demeure le même : la place accordée à la Femme.

Considérant qu’elle transmet l’identité ainsi que les valeurs, elle incarne également un modèle à notre image.

La femme est vouée à être manager d’équipe. Déterminée dès le plus jeune âge, elle arrive au front, à jongler entre la vie de famille et la vie professionnelle ; le tout en  se faisant garante de l’ordre et du respect des uns et des autres.

La particularité de son identité, mixée, constitue une force, une capacité d’adaptation, car il faut composer avec les autres et aboutir à une productivité collective.

 

La place accordée à la femme est encore trop timide, et quand bien même elle le serait, cette place fait l’objet de « normes » sociales de tous ordres : habillement, charisme, accès aux postes à responsabilités, pouvoir de décision, etc.

Le dernier rapport de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) indique la Jamaïque comme étant le premier pays où l’on a le plus de chance d’être dirigé par une femme, quand la France arrive au 24è rang.

Notre société n’évoluera que lorsque nous aurons créé un modèle avec des rôles de responsables applicables à tout individu sans distinction de sexe, prédisposant à certaines obligations.

 

Croire & Oser n’a pas attendu un 08 mars pour reconnaître la nécessité d’un modèle alternatif.

En nommant un Bureau exclusivement féminin à la tête du parti, nous engageons notre croyance dans le renouvellement des modes de pensée de notre société, intégrant la Femme à part entière, acceptant la différence comme une force.

Enfin, je tiens à rendre hommage à ces femmes sans qui l’équipe de Croire & Oser ne serait pas ce qu’elle est, à commencer par notre Bureau: Aurélie, Audrey et Aurore; ainsi que toutes celles, épouses, mères, sœurs, amies, et autres partenaires de vie, qui nous soutiennent et nous accompagnent dans cette marche de l'Histoire.


Présidente de Croire & Oser

Faïza MOUNIR



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Les commentaires

1.Posté par Geneviève le 08/03/2015 09:14
Dans cette marche de l'histoire, oui c'est vrai la femme a toujours eu de part la nature le rôle d'enfanter, de s'occuper des enfants d être la garante de la survie de la famille.
Mais vouloir systématiquement opposer l'homme et la femme, des humains ne semble pas être la voie royale et juste pour lutter contre les nombreuses inégalités et discriminations que subissent les femmes.

Cette place avec des responsabilités, cette émancipation se gagnera avec un travail en union avec les hommes.
Autant que l'homme s'appuie sur la femme
La femme se repose aussi sur l'homme.
Plus nous femmes utiliseront cette posture frontale, les hommes auront toujours le dessus

"Toutes les violences sont condamnables.
Toutes les politiques qui opposeront les femmes aux hommes sont vouées à l'échec.
Les images de violences faites aux femmes exhibées en ce jour ne sont là très souvent que pour servir l'image de certaine femme en mal de pouvoir.
L’évolution de notre groupe humain se fera avec tous, les femmes et les hommes sont condamnés à réussir ensemble. " Aline Murin Hoarau

2.Posté par Bilinbi le 12/03/2015 09:11
"Croire & Oser : un Bureau exclusivement féminin à la tête du parti," séti pa belle çà, sans doute les hommes reskapés ont laissé tombé le pantalon, enfin arivera le règne des Amazones, le baton changera de bout. Fanm dovan, kavalier derrière. Avec ces prétentions de diviser hommes/ femmes le problème réunionnais sera résolu?. Un rêve de petits zintèlèktièl embourgeoisés, arriviste pour que perdure le règne colonial. Fort possible que les promoteurs de cette, si on peut appeler culture, sont encore quelques importés qui veulent se faire une place sous le soleil réunionnais, sans même savoir leurs origines incertaines? Je rejoins Mme Aline quand elle dit que "L’évolution de notre groupe humain se fera avec tous, les femmes et les hommes sont condamnés à réussir ensemble. " .J'ajouterai avec tous les Réunionnais de noute Nasiyon.

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