Cette fois encore tout est bien joli. Un gentil, bien gentil militant d'extrême gauche a été assassiné par des méchants, très méchants fascistes. L'enquête, la justice et le temps diront bientôt que rien n'est aussi simple. Le fait est que quelqu'un est mort et que c'est d'une tristesse infinie.
Mais on ne peut oublier qu'il n'y a pas de gentils extrémistes. Les intégristes religieux ou politiques sont tous violents. Ils veulent tous nous convaincre de gré ou de force de leur bon droit, de leur bonne cause et de leur bon dieu. Ce sont tous des barbares haineux, sans distinction de cause de fins ou de moyens.
Dans toute société il existe un quota d'individus, incapable d'autonomie de pensée. Au gré de leur histoire personnelle, de leurs failles, de leurs rencontres et de leur plus ou moins grande fragilité/agressivité, ils sombrent dans les bras d'organisations qui leur fournissent ce dont ils ont le plus besoin : un "prêt à penser". Ils vivent ensuite par et pour ce "catéchisme" dont la base même est l'intolérance. On leur fournit aussi un père. Tantôt ce sera un gourou ou un ayatollah, tantôt ce sera le leader d'un parti ou un évêque intégriste…Le mal a plusieurs noms, mais finalement c'est toujours le même.
Il ne faut pas se laisser duper par l'ambiance du temps. De droite, de gauche ou verts, catholiques, islamistes ou hindouiste…l'intolérance est la même et la haine toujours première.
Chez les extrémistes, il n'y a pas d'un côté les gentils a qui il faut tout pardonner et de l'autre les méchants qu'il faut toujours condamner. Il y a le mal point final.











