"Mais il n’avait échappé à aucun dirigeant, que l’état dans lequel se trouvait l’organisation amènerait à un moment où à un autre, une sévère sanction de l’opinion. Ayant collaboré, sans jamais me démarquer publiquement, à la direction du PCR, j’assume, comme le font tous mes camarades, la responsabilité d’avoir conduit le Parti à la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui.
Voilà des décennies que nous avons abandonné l’organisation cellulaire, qui faisait l’obligation aux dirigeants d’un contact permanent avec la base. Voilà des décennies qu’assumant, ici ou là, des responsabilités de gestion, les dirigeants du Parti se sont éloignés des luttes menées par les travailleurs.
Voilà des décennies que nous avons laissé "Témoignages" s’enfoncer, s’isoler, et quelquefois même mettre en difficulté la direction du Parti.
Voilà des décennies que nous ne prenons pas la mesure de l’évolution de notre société, créatrice d’une jeunesse compétente, volontaire, prête à agir mais déboussolée par notre monolithisme, par nos dogmes.
Voilà des décennies que nous avons abandonné ce formidable tissu de relations internationales qui faisait de notre parti une organisation unique dans l’histoire de notre pays. Si les divisions et les confrontations de personnes peuvent être considérées comme un élément conjoncturel et révélateur, il n’y a là que les conséquences de tout le reste.
Enfin, la distance prise par le PCR avec la bataille identitaire est un élément de ce processus. Reconstruire, c’est donc remettre l’ouvrage sur le métier, en répondant à tous les manquements. Les fondements demeurent.
C’est pour cela que je salue le travail entrepris, qui est celui, non d’une refondation, car les fondements demeurent, mais d’une reconstruction de l’organisation, de son mode de fonctionnement et de son recentrage sur les thèmes qui sont ceux de l’identité, de la lutte de Libération, du progrès social et du développement économique, du rôle de La Réunion dans l’Océan Indien, et d’une tentative de porter au monde une voix réunionnaise.
Sur cette orientation là, j’appelle les anciens, aussi bien que les jeunes qui ont envie de voir progresser l’idée d’une Réunion réunionnaise à apporter leur contribution à la tâche historique de reconstruction qui est entreprise".
Voilà des décennies que nous avons abandonné l’organisation cellulaire, qui faisait l’obligation aux dirigeants d’un contact permanent avec la base. Voilà des décennies qu’assumant, ici ou là, des responsabilités de gestion, les dirigeants du Parti se sont éloignés des luttes menées par les travailleurs.
Voilà des décennies que nous avons laissé "Témoignages" s’enfoncer, s’isoler, et quelquefois même mettre en difficulté la direction du Parti.
Voilà des décennies que nous ne prenons pas la mesure de l’évolution de notre société, créatrice d’une jeunesse compétente, volontaire, prête à agir mais déboussolée par notre monolithisme, par nos dogmes.
Voilà des décennies que nous avons abandonné ce formidable tissu de relations internationales qui faisait de notre parti une organisation unique dans l’histoire de notre pays. Si les divisions et les confrontations de personnes peuvent être considérées comme un élément conjoncturel et révélateur, il n’y a là que les conséquences de tout le reste.
Enfin, la distance prise par le PCR avec la bataille identitaire est un élément de ce processus. Reconstruire, c’est donc remettre l’ouvrage sur le métier, en répondant à tous les manquements. Les fondements demeurent.
C’est pour cela que je salue le travail entrepris, qui est celui, non d’une refondation, car les fondements demeurent, mais d’une reconstruction de l’organisation, de son mode de fonctionnement et de son recentrage sur les thèmes qui sont ceux de l’identité, de la lutte de Libération, du progrès social et du développement économique, du rôle de La Réunion dans l’Océan Indien, et d’une tentative de porter au monde une voix réunionnaise.
Sur cette orientation là, j’appelle les anciens, aussi bien que les jeunes qui ont envie de voir progresser l’idée d’une Réunion réunionnaise à apporter leur contribution à la tâche historique de reconstruction qui est entreprise".











