sak ifé nout jordu ék nout demin

Une clé pour la Région Réunion


Billet
Jeudi 20 Juin 2013

Et si c'était la clé pour que la Région Réunion s'en sorte…

Si c'est l'amendement Virapoullé qui fige La Réunion dans un statut sclérosant…
Et que cet amendement était réellement un frein à notre développement !


Une clé pour la Région Réunion
Que sous les demandes fondées et répétées, le gouvernement actuel, un peu moins autiste que le précédent, s'apprêtait à mettre enfin en application les accords européens…
 
Pour ne pas donner raison trop ouvertement à Paul Verges, les acteurs du gouvernement socialiste somme une Erika disponible de se positionner sur le segment "progressiste ou autonomiste"…
 
Et lever une fois pour toute le frein statutaire de l'évolution de notre île !
 
Tourner définitivement la page des vieux briscards et mettre en œuvre le grand projet pour les Réunionnais !
 
Projet qui reste à écrire… A vos plumes élus de tous bords, les Réunionnais ont voté aussi pour ça ! Ne nous refaites plus le même mauvais sort que nous a joué le porteur de cet amendement…
 
Une autre entreprise sera alors, d'évaluer les dommages et pertes causés à La Réunion par ce blocage statutaire et d'en élever un monument pour éviter l'oubli et tenter que cela ne se reproduise plus…
 
 
 

Anri



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Les commentaires

1.Posté par Tora le 20/06/2013 10:44
Obstacle à bannir définitivement !
Comment a t-on pu le laisser faire ? ce n'est même plus la peine de se poser la question.
Nos représentants nationaux de tous bords doivent tous porter cette démarche. Pour la Réunion !
Mais cela ne suffit pas.
L'acte III de la décentralisation, c'est l'étape incontournable où la Région doit peser de tout son poids.
Les réalités locales doivent être prises en compte ici comme ailleurs.

2.Posté par afaka le 20/06/2013 21:46
les réalités locales doivent être prises en compte ...
halte à cette emprise des partis nationaux qui nous divisent et nous emprisonnent
Devenons et acceptons d'être un Réunionnais qui se fond dans l'acceptation de sa culture, de son environnement géographique, de son histoire
La Réunion, notre toit ..

3.Posté par YANIS PAYET le 20/06/2013 22:50 (depuis mobile)
C''est un projet pour les élus, pas pour le peuple...La Réunion a un problème économique et fiscal. En quoi le remaniement de l''article 73 permettrait l''expression de la démocratie et le décollage économique ?Vivement un débat !

4.Posté par YANIS PAYET le 21/06/2013 09:12
Le Fonds monétaire international vient de nous rappeler la tendance mondiale. " Ce qui était jusqu’à maintenant une reprise à deux vitesses, rapide dans les pays émergents et les pays en développement, mais plus faible dans les pays avancés, devient une reprise à trois vitesses. Les pays émergents et les pays en développement continuent d’afficher une croissance vigoureuse, mais, dans les pays avancés, il semble y avoir une divergence croissante entre les États-Unis, d’une part, et la zone euro, d’autre part. Nos prévisions en témoignent. La croissance dans les pays émergents et les pays en développement devrait atteindre 5,3 % en 2013 et 5,7 % en 2014. Aux États Unis, la croissance serait de 1,9 % en 2013 et de 3,0 % en 2014. Par contre, la croissance dans la zone euro atteindrait –0,3 % en 2013 et 1,1 % en 2014."

Sans remettre en cause son statut de Département français et de région européenne ultrapériphérique, la Réunion a les moyens de relancer sa machine économique. Faut-il encore qu'une volonté politique l'y accompagne et la fasse sortir de ce débat qui est plus une mascarade institutionnelle qu'une solution d'avenir pour notre île. Je parle de la suppression de l'alinéa 5 de l'article 73 de la Constitution (l'amendement Virapoullé).

Rappelons à nos lecteurs que le PIB se décompose comme la somme des consommations , des investissements, des dépenses publiques et de la différence exportations - importations. La demande se résume dans la consommation et les dépenses publiques.

Force est de constater que les leviers consommation et investissements ont nettement ralenti ces derniers temps pour raison de crise économique et financière. Par ailleurs, notre modèle d'économie de comptoir a laissé très peu de place au volet export. Je rappelle que la Réunion importe 4,2 milliards d'euros de biens et en exporte 282 millions d'euros...Notre balance commerciale est structurellement déficitaire. Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner que sur des segments de marchés étroits, plus il y a de concurrence, plus l'accès aux crédits d'entreprise devient difficile pour nos 98% de petites et moyennes entreprises sur un parc de 38 000 entreprises. Et les outils de défiscalisation dont l' île bénéficie ne font qu' accentuer ces effets pervers. Et même pire, notre économie de comptoir a créé trois sociétés : les catégories socio-professionnelles supérieures qui défiscalisent et libèrent du pouvoir d'achat, la classe moyenne qui s'asphyxie par la charge fiscale qui pèse sur elle et les bénéficiaires de minima sociaux qui s'endettent à coups de crédits revolving pour suivre la cadence des prix imposée par les CSP+. Les disparités de revenus sont une cause majeure de la hausse généralisée des prix à la Réunion. De fait, nul doute que les prix continueront à grimper car les acteurs économiques (monopoles ou non) ne baisseront pas leurs prix tant que la demande existe. C'est une simple loi économique !

Or, compte tenu des grands mouvements commerciaux sur l'échiquier mondial et avec ses atouts démographique, culturel, économique, institutionnel et géographique, la Réunion a l'opportunité d'inverser son modèle de développement en réorientant ses outils fiscaux et sociaux, et particulièrement sur son volet export.

A cet effet, notre île peut se doter d'un instrument fondamental de développement, de stimulation d'activités en demandant à l'Europe le statut de zone franche pour l'export en concordance avec les traités européens.

C' est un outil de stimulations des activités dans notre région. Notre isolement géographique rend nécessaire l'application d'un traitement de faveur par l'Union Européenne. Le régime juridique et fiscal d'une telle zone a pour objectif de promouvoir et d'attirer les investissements étrangers dans notre région afin de stimuler notre volet export et par-là même trouver de nouveaux relais de croissance.

Avec des incitants fiscaux, sociaux, commerciaux, ne menaçant point les finances publiques et protégeant la production locale, contrairement à ceux de certains outils de défiscalisation ou de zones endogènes dites "franches", La Réunion présenterait de sérieux atouts pour un décollage économique et démocratique.

La Réunion, dans la République et dans l'Europe, est une réelle opportunité pour le développement durable, faut-il encore vouloir rompre avec notre modèle d'économie de comptoir, sortir du nombrilisme et de l'inertie, et surtout, avoir une vision pour les générations futures.

Yanis PAYET

Président de l'Union démocrate

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