sak ifé nout jordu ék nout demin

Thierry Robert au secours d'Ericka Bareigts


Politique
Jeudi 26 Février 2015

L'amendement Bareigts enflamme les conversations et provoque une polémique attendue à l'échelle de l'Hexagone. Son effet, qui est de donner la possibilité au préfet de remplacer des jours fériés chrétiens par des "jours fériés locaux" en fonction des réalités confessionnelles des Outre-mer, est un souhait ancien des communautés religieuses. Lorsque l'on vit à La Réunion, c'est une demande qui est comprise par tous. Vu de l'Hexagone, la récupération politique était inévitable autour de la question communautaire suite aux événements meurtriers survenus à Paris en début d'année.


Pour autant, notre désir d'une République laïque ne peut en aucun cas être mis en compétition avec la liberté de culte inscrite dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Ce n'est jamais le "bon moment" pour parler de cette revendication pourtant légitime des pratiquants des religions autres que la religion chrétienne. Cependant, il faut savoir faire preuve de discernement sur des questions aussi sensibles dans le contexte que nous connaissons. Sur une question censée nous rassembler, nous divisons encore un peu plus l'opinion publique.

Je l'affirme, c'est avant tout une question locale ! Ce que je veux dire c'est que nous aurions dû nous entendre localement. En partant de l'existant, chacun devrait être capable de trouver un consensus pour sauvegarder notre modèle de vivre ensemble. Nous pourrions réunir l'ensemble des responsables religieux, des élus, des exécutifs des chambres consulaires et des syndicats patronaux et de salariés afin d'aboutir à une solution acceptée par tous. La solidarité est une valeur essentielle de notre société réunionnaise et à travers cela, la notion de partage doit guider un accord. C'est notre responsabilité d'élus réunionnais.

Il ne faut surtout pas que la polémique qui enfle au niveau national ressurgisse sur notre île. Il y a un proverbe malgache qui dit : "Quand l'eau déborde, les digues sont rompues; quand le cœur déborde, l'entente est rompue". Tâchons de ne pas prendre ce débat trop à cœur si nous voulons conserver notre belle entente entre toutes les communautés.

Thierry ROBERT



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Les commentaires

1.Posté par jean-pierre espéret le 26/02/2015 07:17
Remplacer les jours fériés en question par des jours de convictions personnelles et chacun sera satisfait.

2.Posté par DOM le 27/02/2015 17:46
l'historien des religions, Odon Vallet, estime qu'"en théorie", ce changement "n'est pas une mauvaise chose". "Les jours fériés ne sont déjà pas les mêmes partout en France. En Alsace et en Moselle, on ne travaille pas le 26 décembre La Saint-Etienne en référence à l'annexion Allemande du 19ème siècle.
ainsi que le Vendredi saint. férié,
Cela serait assez logique de rendre l'Aïd férié à Mayotte, où 80% DE LA POPULATION est musulmane"

La Réunion se définit en une diversité et un métissage fondateur son unité, construit le « vivre ensemble », lui donnant à la fois sa signification et sa pérennité.
Il qui faut vivre a La réunion pour la connaître et mon regard
De métropolitain sont différents de certains métropolitains du
MICROCOSME PARISIEN
Leur jugement est faussé sur :
La diversité des origines, des langues, des pratiques culturelles et religieuses

3.Posté par Oscar DUDULE le 01/03/2015 14:09
Pour respecter l'égalité entre les courants de pensé, il faudrait aussi accorder un jour férié pour les athès et un jour férié pour les agnostiques.
Je ne comprends pas pourquoi ces gens auraient moins de droits que les autres.

Ceci dit à La Réunion, nous avons déjà un jour férié spécifique: le 20 décembre.

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