sak ifé nout jordu ék nout demin

Pires que les moins bons d'avant...


Citoyen
Mercredi 23 Octobre 2013

Le premier tour de l'élection présidentielle à Madagascar va se dérouler à la fin du mois d'octobre. Cette élection se joue pour beaucoup, sur les invités médiatiques et culturels des meetings des candidats. Les idées, les programmes, les propositions sérieuses, passent en seconde position, quand ce n'est pas à la trappe.


A Madagascar et Diego-Suarez par exemple, ville chère à Gilbert Annette, c'est la fête. Les 35 candidats (si peu...) défilent sur des triporteurs et des 4X4, accompagnés par leurs « stars » locales de la chanson, sensées leurs rapporter moult suffrages. C'est un peu l'esprit du cirque "Barnum". Tous les candidats donnent dans le comique et le clownesque, plutôt que dans le sérieux d'une campagne citoyenne. Ceci, aux frais du contribuable européen bien évidemment... Mais qu'importe, l'important n'est-il pas de vivre l'instant présent ? … Quant à l'avenir, plus aucun homme politique de la région ne semble y être tenu, car relevant semble t-il de l'impossible.
    
Le constat semble identique dans notre belle île de la Réunion. S'affranchissant, voire s'accommodant d'une situation économique catastrophique, nos prétendants insulaires rivalisent d'ingéniosité pour tromper l'électeur-citoyen. C'est le cas notamment de notre désormais maire-candidat à Saint Denis, qui à l'aide de ses gens (le terme est employé à dessein), s'établit des taux de satisfaction et de promesses tenues, frisant les scores africains.

Annonçant sa candidature à sa propre succession. Il reprend à son compte un procédé pourtant fort décrié dans le commerce car cause de bien des litiges : celui de la publicité comparative. Cette position pourrait être valablement soutenue, si elle ne se limitait pas à une simple campagne de communication qui ne fait que masquer de biens tristes réalités que ce dernier cherche à évacuer.

Saint Denis pendant six ans n'a pas eu de « maire », mais un candidat de l'appareil socialiste. Où s'est donc situé la recherche du bien commun pour tous les citoyens ? Nous avons assisté à l'installation d'une véritable milice privée à quasiment tous les étages de l'hôtel de ville. M Gilbert Annette a créé un véritable Etat PS au sein de la Mairie de Saint-Denis, fortifiant ses places tel un Vauban des temps modernes.

Il est vrai que M. Victoria, en son temps, avait fait de même. Au cours de ces dernières années, les citoyens de la commune ont assisté à un lien de vassalité entre un maire et ses maîtres parisiens, représentés par le parti socialiste national et depuis un an et demi, par un gouvernement socialiste aux abois. Le constat est plus qu'accablant. Une mandature aujourd'hui jonchée de milliers de cadavres d'entreprises et de travailleurs courageux démobilisés, pour favoriser toujours plus un assistanat clientéliste. Le fonds de commerce du PS  à la Réunion et de M. Gilbert Annette, n'est ni plus ni moins, que celui du PCR d'autrefois.

On nous apprend parallèlement, que M. Gérald Maillot, premier adjoint du maire, a poussé un "ouf" de soulagement à la candidature de son supérieur.  Tant mieux pour lui. Il pourra ainsi conserver son poste, ses prérogatives et les indemnités qui vont avec. Fidèle soldat, cet adjoint sait obéir et être respectueux de ses maîtres. Mais, comment pourrait-on alors, en tant que citoyen, apporter le crédit nécessaire aux affirmations d'un vassal, lorsque ce dernier "ne tarit pas d'éloges sur son maître" ?...
    
De même, peut-on noter avec un certain comique, qu'il affirme avoir découvert "presque miraculeusement" dans dans sa boîte à lettres, la candidature de son mentor. Faut vous dire Monsieur, que chez ces gens là, la communication semble avoir du mal à passer. Même entre un maire-candidat et son adjoint. Nous sommes là encore, dans le domaine du cirque. Une soi disant surprise qui n'est pas un cadeau pour la population serait-on tenté de dire...

Gérald Maillot, serviteur zélé, nous informe de "la puissance de feu" de l'équipe Annette pour la campagne municipale. Il n'oublie pas, en toute humilité de s'y intégrer. Je crains cependant, qu'il ne s'agisse que d'une pétarade. Même avec un bon ..., quand les cartouches sont foireuses, la cible ne peut être atteinte.  Il apparaît évident que la victoire pour les socialistes risque de tourner court. L'économie locale a besoin d'une véritable armée, pas de figurant ou de cartouches à blanc.

Mais cessons avec les images. Finalement, à bien relire les arguments de campagne de M. Gilbert Annette, l'on s'aperçoit que rien ne change. Nos candidats sont toujours pris d'un nombrilisme excessif. Ils ne s'adressent pas à la population dans son ensemble mais seulement à leurs troupes, à leurs réservoirs de voix. Les seuls qui vaillent, sont ceux finalement qui exercent au sein de leur municipalité et les assistés à vie, corvéables à merci.  Ils ne savent, à l'instar d'un gouvernement national, que diviser pour mieux régner. Est-ce donc cela l'avenir qu'ils nous préparent ? Les sélections et oppositions catégorielles des membres du PS local deviennent insupportables.

Qu'ils se posent au moins une fois dans leur vie les véritables questions qui intéressent tous les citoyens de notre cité. Qu'en est-il réellement de la politique économique dans votre ville M. Annette ? Qu'en est-il de l'avenir des entreprises qui ferment par dizaines, tous les jours, leurs portes dans votre fief. Qu'en est-il enfin des chiffres exponentiels du chômage qui explose et notamment celui des jeunes à Saint Denis ?...

Qu'en est-il des augmentations constantes des impôts locaux ?... C'est cela qui devrait présider à votre fameux droit d'inventaire et vous ouvrir les yeux sur votre bilan calamiteux en ces domaines. La politique  politicienne M. Annette, vous rend sélectif et amnésique.

Quant aux affirmations de Mme. Bareigts, et de Monique Orphé, députées "bigottes" aux ordres d'un pouvoir central, concernant le logement social, elles ont raison. Il y a bien eu augmentation des création de logements sociaux, voire très sociaux. C'est indéniablement aussi la preuve que la population de Saint Denis s'appauvrit.

Que les classes moyennes du public mais surtout du privé, autrefois ciment de notre société, n'existent quasiment plus. Le choix est aujourd'hui simple : tenter de passer des concours et avoir la chance d'être fonctionnaire ou choisir d'être totalement assisté.  A moins de faire de la politique. Le privé se meurt peu à peu. Ne pas avoir cette analyse est malhonnête.

La construction toujours plus importante de logements autrefois qualifiés de « sociaux », aujourd'hui de « très sociaux », est un signe irréfutable de l'appauvrissement de la population. cela devrait vous interpeller quelque part et c'est cette vérité que vous devriez annoncer courageusement aux citoyens. Comment peut-on s'enorgueillir de tenter de pallier aux conséquences d'une situation catastrophique, sans tenter d'en corriger, voire d'en atténuer les causes ?

Quant à la disponibilité des élus en mairie, cela relève d'un mythe, plus que d'une réalité.  Essayer et vous verrez !

Je suis donc au regret Madame la députée, de vous dire que vous n'avez pas fait mieux que l'équipe précédente. Que vous vous situez au mieux dans la même veine. L'angle du clientélisme et du recul de notre économie, la crise, l'appauvrissement des citoyens, c'est un peu votre fonds de commerce. Il est singulier d'ailleurs que ce fameux clientélisme, soit identifié et dénoncé par vos pairs, dont un certain Christian Annette, chez M. Lagourgue à Sainte-Marie. Bon sang ne saurait mentir … Sachez donc identifier chez vous ce que vous critiquez chez les autres.
        
A mon sens, vous n'avez nullement respecté, comme vous l'affirmez, le contrat passé avec les citoyens. Celui de servir la population au delà de vos intérêts partisans. Celui de réunir une population qui n'en peut plus de servir de bouc-émissaires, de souffre-douleurs, à vos velléités personnelles. Celui de servir la population dans son ensemble avant de servir vos intérêts partisans. C'est d'humilité dont vous manquez. De grandeur aussi, pour oser affirmer avoir fait mieux que le moins bon.

Ce n'est pas de "comparaisons stériles" dont ont besoin les citoyens de Saint Denis, mais d'activités économiques, de travail, et de reconnaissance des valeurs qu'incarne l'effort. Vous privilégiez l'assistanat et démotivez par vos décisions, toutes personnes qui souhaiteraient trouver un emploi autonome et pérenne.


Pour terminer, la palme de ce lancement de campagne revient tout de même à sa tête de liste, M. Gilbert Annette. Il nous affirme sans rire qu'il faut à Saint Denis, en finir avec la "colonie". Mais depuis le début du quinquennat Hollande, le maire de Saint Denis et ses ouailles "députés" serviles, se sont fait la courroie de transmission directe du pouvoir central, et ils osent dire ensuite qu'il faut en finir avec sSaint-Denis colonie ? Quelle avanie !...


S'il est vrai que lorsqu'un bateau sombre, son capitaine soit tenté de disparaître dans les profondeurs vêtu de son plus bel uniforme, il apparaît tout aussi vrai, que ce même capitaine puissent être à l'origine du naufrage. Et puisque M. Annette aime les comparaisons, ne boudons pas notre plaisir. Nous sommes déjà sur le « radeau de la Méduse ». Une embarcation de fortune qui recherche un sémaphore, à minima un cap... une bouée de sauvetage. Et à mon humble avis, ce n'est pas le parti socialiste avec à sa tête M. Gilbert Annette qui pourra nous sauver...

Marc Lewitt



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