sak ifé nout jordu ék nout demin

Paul Vergès, un homme, deux mandats


Édito
Mercredi 3 Octobre 2012

C'est sans vergogne que le PCR ne cesse de répéter un homme ou une femme, un mandat. C'est dans le manifeste de reconstruction et c'est aussi sur le blog de Pierre Vergès. Il y a donc unanimité sur l'intention et les propositions communistes. Qu'en est-il dans la réalité ? Le premier d'entre eux, Paul Vergès, est sénateur et conseiller régional. Roland Robert est maire de La Possession et premier vice-président du Conseil général…


Paul Vergès, un homme, deux mandats
Jean-Yves Langenier est maire du Port et président du TCO. Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne, est également président de la Cinor. Il y a aussi Paul Vergès, conseiller régional et sénateur. C'est vrai ! Cette tendance s'est inversée depuis 2010. Pierre Vergès qui était vice-président du Conseil régional, PDG de la SR21 et PDG de Ile de La Réunion Tourisme, n'est plus que vice-président du Conseil général. Elie Hoarau, conseiller régional, a laissé son siège de député européen à Younouss Omarjee...

Gilles Leperlier a raison. Les communistes ne sont pas les plus cumulards à La Réunion. Non pas qu'ils l'ont voulu ainsi, c'est avant tout parce qu'ils ont perdu plusieurs batailles électorales depuis 2010. Ils ne sont plus cumulards par la force des choses. Si c'est une excellente chose que le PCR milite pour "un homme ou une femme, un mandat", ce serait mieux que le parti demande à ses membres élus de montrer l'exemple, et non pas d'attendre que les électeurs leur demandent de partir.

Ou alors ce serait bien que les dirigeants communistes arrêtent de se tirer une balle dans le pied. C'est le cas surtout Paul Vergès qui, le soir même de son élection au Sénat, avait déclaré, sans doute sous le coup de l'émotion sur le plateau de Réunion Première, "Je démissionne dès ce soir de mon mandat de sénateur". Cela fait déjà un an qu'il l'a dit et qu'il ne l'a pas fait. Et le principe du respect de la parole donnée contenu dans le manifeste de la reconstruction ?

"Une femme ou un homme, un mandat", ce vœu pieu, même les socialistes qui ont signé l'engagement de démissionner de leur poste de maire ou de vice-président du Conseil général ou Conseil régional, s'ils sont élus députés, ne veulent plus le respecter. Rappelons que Jean-Claude Fruteau et Patrick Lebreton devaient abandonner leur poste de maire et Jean-Jacques Vlody, laisser son siège de vice-président du Conseil général. Aucun des trois n'a pour l'heure, respecter cet engagement...




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Les commentaires

1.Posté par totoche le 03/10/2012 07:27
1 homme 2 mandat et Menteur Public
sur une grande antenne il a promis de démissionner de son mandat de sénateur une fois la présidence d'ouverture du sénat terminée. et depuis il garde ce titre qui dans son registre vaut plus qu'un sage!
kansa ou suive Mandela !

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