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Le 2 juillet 2013, Guito Ramoune disait : "Je serai candidat en 2014"


Politique
Lundi 2 Septembre 2013

"Suite à l’article paru dimanche dans le Quotidien, j’ai écrit au rédacteur en chef. Je vous livre ci-après le courrier que j’ai transmis".


 Le 2 juillet 2013, Guito Ramoune disait : "Je serai candidat en 2014"
Monsieur le Rédacteur en chef,

Je souhaite par la présente vous faire part de ma surprise à la lecture de votre article me concernant et titré : "Guito Ramoune, vers la sortie" dans votre édition du 30 juin 2013, signée par une vos journalistes, Mme Claire Labonne.

L’affaire ne serait pas grave si ce n’est que ce n’est malheureusement pas la première fois que je fais l’objet d’un papier dans votre journal qui n’est étayé dans ses argumentaires que par la rumeur. Elle ne serait pas grave également si elle n’entrainerait aucune conséquence majeure. Or, depuis ce 30 juin, je perds un temps certain à rectifier cette information et vous imaginez bien que j’ai d’autres choses à faire que de démentir les propos d’un journal à chaque personne que je rencontre. Les dossiers demeurent nombreux et les difficultés croissantes. Tout cela pour vous dire que votre article me cause un préjudice moral et au regard de la période qui nous concerne, un réel « préjudice  électoral ».

Cette Mme Labonne a certes tenté de me joindre mais elle a visiblement oublié la politesse. Et à mon sens, un homme politique ne peut être résumé à une source d’informations ou par extension à un marronnier… Par trois fois, elle m’a laissé un message vocal dont j’ai pris connaissance dimanche : dans le dernier, elle y exprime « l’obligation » qu’elle aurait de publier cet article ! Je ne vois pas quelle pouvait être l’urgence et pire, quelle obligation pouvait-elle avoir de publier des informations fausses alors que mon actualité est riche, si je puis dire, ces jours-ci !

Vous me permettrez de rappeler un extrait de la Charte d’éthique professionnelle des journalistes dans sa version de 2011 et que cette dame devrait méditer : «  La notion d’urgence dans la diffusion d’une information ou d’exclusivité ne doit pas l’emporter sur le sérieux de l’enquête et la vérification des sources. »

Or, il n’y a eu aucune vérification des sources. En effet, la rumeur ou les rumeurs, fussent-elles nombreuses et persistantes, ou encore des sources concordantes n’ont jamais produit une vérité.
En premier lieu, je déments formellement le fait de ne pas être candidat aux municipales de 2014. Il me semble que votre journaliste a pris pour une vérité les désirs et les craintes de mes adversaires.

En deuxième lieu, je suis étonné d’apprendre que je vais réintégrer un poste au Rectorat au mois de janvier. Je suis reconnaissant à votre journaliste de s’inquiéter pour ma carrière mais sachez que je n’ai fait aucune demande en ce sens et et que ma fonction de maire court jusqu’en mars 2014, date de renouvellement des conseils municipaux. De même, ma position actuelle est le détachement sur fonction élective et non la disponibilité ! Et j’émets un doute sérieux quant l’existence d’un service des mutations dans chacun des rectorats de France.

En troisième lieu, citer « une source proche du dossier », qui prétendrait que c’est le maire de Saint-Joseph qui m’aurait « mis sur un trône » est insultant pour les électeurs de Petite-Ile.
De même, je crois utile de rappeler que je n’ai jamais publié quoi que ce soit sur les différends qui m’opposaient au maire de Saint-Joseph. Il s’avère que la lettre qui lui était adressée personnellement est parvenue au JIR par je ne sais quel moyen. La suite, vous la connaissez.

D’une manière générale, je souhaite également que Mme Labonne avance un ou des exemples concrets qui permettraient d’étayer son propos lorsqu’elle écrit « le maire a le plus grand mal à faire avancer sa commune avec une majorité divisée ». Elle a assisté au conseil municipal du 29 juin. Toutes les affaires ont été adoptées. Par ailleurs, cette même séance est la suite d’un défaut de quorum lors de la séance du 24 juin, mais en aucun cas, je n’ai annulé la séance de lundi. Ce n’est pas de mon pouvoir. Est-il besoin de préciser que les mots ont un sens ?

J’ai toujours eu du respect pour la presse et accordé le temps nécessaire pour répondre aux questions. Je considère votre métier, élément essentiel d’une démocratie. Toutefois, des propos non vérifiés entrainent une perte réelle de la valeur de votre métier. La quête de la vérité et la communication au plus grand nombre sont vos motivations premières. Cela n’a pas été le cas et j’en subis les conséquences directes et indirectes.

Ma fonction demande beaucoup d’énergie pour le maintien d’une cohésion propice au travail et aux échanges. De tels propos impactent négativement l’environnement pour lequel j’ai été élu. »
En définitive, vous comprendrez bien que votre article me cause un préjudice certain auprès de mes collaborateurs et d’une manière générale, auprès de l’ensemble de la population de Petite-Ile. A qui profite ces rumeurs ? Cette période qualifiée de pré-électorale ne laisse aucun doute quant aux potentiels bénéficiaires de cette affaire. Par conséquent, j’attends une prompte rectification de votre part à la mesure de l’article publié ce dimanche. Bien évidemment, je terminerai par une formule consacrée, mais ô combien à propos en l’espèce, je me réserve le droit de donner une suite à cette affaire.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Rédacteur en chef, l’expression de mes salutations distinguées.

Source : Le blog de Guito Ramoune


Maire et conseiller général de la Petite-Ile



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