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La violence : fléau de notre société


Citoyen
Lundi 21 Novembre 2011

Combien de marches blanches faudra-t-il encore pour que les autorités prennent conscience de l'ampleur du problème?


Le vendredi 25 novembre est la "Journée Internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes", décidée par Les Nations Unies. Sous l'égide du Conseil Général et de nombreuses associations telles que le CEVIF (Collectif pour l’Elimination des Violences Intra-familiales), L'ARIV (Antenne Réunionnaise de l’Institut de Victimologie)... des manifestations sont prévues dans l'île, avec pour objectif : sensibiliser le public à ce fléau qu'est la violence. Depuis le début de l'année, six jeunes femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint, de leur ex-concubin, qui n'ont pas supporté la séparation. Ces drames ne peuvent continuer à alimenter indéfiniment, la rubrique « Faits divers ». 

La Loi du 9 juillet 2010 relative à l’ordonnance de protection visant à protéger les femmes victimes de violences avant ou après un dépôt de plainte, que l’agresseur ait été condamné ou non, permet aux victimes de dissimuler leur résidence et à élire domicile chez leur avocat (demande auprès du Juge des Affaires Familiales). Oui, mais pourquoi la femme battue - quand elle est encore en vie - doit-elle abandonner le domicile conjugal pour aller vivre chez la famille, des amis ou dans un foyer?

Oui, pour une Loi-cadre, qui apporte une assistance juridique gratuite aux victimes ainsi que des mesures de protection et de sûreté à leur égard. Oui, pour une redéfinition pénale des violences et une mise en place de tribunaux spécifiques (comme en Espagne). La prise en charge des hommes violents devient une priorité, pour que les femmes puissent continuer à vivre sans avoir peur, sans avoir honte, sans culpabiliser.

 


Marie Claude Barbin



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