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L’abolition de l’extrême pauvreté à La Réunion, avant 2015


Politique
Mercredi 30 Octobre 2013

Le comité de l’Appel de l’Ermitage ressort satisfait des Rencontres Territoriales du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale avec François Chérèque, Inspecteur général des affaires sociales, chargé de mission du gouvernement.


Le plan de Chérèque est inscrit dans les OMD
Le premier sujet de satisfaction est la confirmation publique de Monsieur Chérèque, dès son introduction, que le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale est inscrit dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Cela signifie que tous les acteurs de ce plan ont pour objectif : l’abolition de l’extrême pauvreté à La Réunion, avant 2015 !

Aux Réunionnais de faire des propositions
Monsieur Chérèque a ouvert la porte à l’adaptation du plan aux spécificités réunionnaises ; sous conditions de propositions et de consensus local.

Monsieur Chérèque a accueilli favorablement la proposition du Conseil Municipal des Pauvres de transformer les CCAS (Centre communal d’action sociale) en CCAGR (Centre communal d’activités génératrices de revenus). Mais la mise en œuvre de cette mesure est à négocier avec l’Union des CCAS, les mairies et le Département.

Le Comité de l’Appel de l’Ermitage rappelle ses revendications, notamment :
- l’abrogation de la loi qui oblige les enfants à rembourser l’allocation vieillesse de leurs parents ;
- la suppression de la dette des plus pauvres ;
- le respect d’un "reste à vivre" supérieur à 10 euros par jour à chaque Réunionnais, soit 300 euros mensuels, nets de charges.
Mme Vochré, maire du premier conseil municipal des pauvres, saluée par M. Chérèque et Mme la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar
Par ailleurs, Madame Gilmée Vochré, maire du premier Conseil Municipal des Pauvres, a eu le plaisir de saluer Monsieur Chérèque, après le rendez-vous manqué de la veille. C’est elle qui avait demandé au Président de la République d’intercéder en sa faveur auprès de Monsieur Chérèque pour que ce dernier accorde audience au Comité de l’Appel de l’Ermitage.

Enfin, Madame la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, lui a aussi transmis un message de sympathie. Madame Vochré lui a exprimé la réciproque.

Lutte contre la pauvreté



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Les commentaires

1.Posté par Daniel FAIVRE le 31/10/2013 18:58
de l'argent il y en a, faut aller le chercher prenez une baguette de sourcier
ou poser la bonnes question dans les bureaux des collectivités
Droit Sociaux 22/02/2013
"Vivre à côté de ses droits a un coût." Ce message, véhiculé par les chercheurs de l'Observatoire du non-recours aux droits et services (Odenore), a une qualité première : il est audacieux. Dans un contexte de réduction des dépenses publiques, ce collectif de chercheurs pose une question taboue : la réorganisation de la politique sociale de la France. Dans l'ouvrage L'envers de la fraude sociale, le scandale du non-recours aux droits sociaux, publié aux éditions La Découverte, le chercheur Philippe Warin et ses coauteurs expliquent le défi qui attend François Hollande : "Entrer avec volontarisme dans une politique générale ayant pour objet de réduire à la fois la fraude et le non-recours, la dépense non justifiée et la non-dépense injuste."

Le Point.fr : Vos recherches révèlent que 5,3 milliards d'euros de revenus de solidarité active (RSA) ou encore 4,7 milliards d'euros de prestations familiales et de logement n'ont pas été versés aux Français en 2011. Des chiffres impressionnants. Comment les expliquez-vous ?
Philippe Warin : Ce sont des Français qui ne recourent pas aux prestations sociales auxquelles ils ont droit. Cette pratique trouve plusieurs explications. Il y a tout d'abord le non-recours pour défaut d'information. Ce sont des gens qui ne sont pas au courant de leurs droits, mal informés, ou qui ne les comprennent pas bien. On remarque également que les agents publics prestataires de ces droits n'ont pas toujours à leur disposition des informations simples, actualisées, qu'ils peuvent transmettre au public. C'est le rapport même entre les usagers et le service public qu'il faut revoir. On retrouve ensuite l'hypothèse du "non-recours temporaire". Les droits ne seront perçus que plus tard par le bénéficiaire. Le non-recours pour non-réception est également fréquent. Il implique une forme de négligence de l'administré. Ce sont, par exemple, les étudiants qui ne perçoivent pas leur aide au logement, car ils oublient de renvoyer un document à la Caisse des allocations familiales (Caf). Mais le non-recours, c'est également parfois un choix de la personne. Elle va réaliser un calcul coût/avantage et va finalement se dire qu'il y a beaucoup de démarches à faire pour au final peu de bénéfices. Ce débat, c'est celui de la pertinence de l'offre publique.
Mais dans la conjoncture économique peut-on raisonnablement dire : il faut réduire le non-recours aux droits sociaux, et donc dépenser davantage ?
Il faut comprendre une chose : si la fraude sociale coûte de l'argent, le non-recours aux droits également. Les non-dépenses sont des destructions de richesses. Elles constituent un manque à percevoir, non seulement pour les ménages, mais également pour les collectivités. C'est ce que l'on appelle dans notre jargon les "effets multiplicateurs". Si une famille reçoit moins d'allocations, elle consommera moins. Le problème se pose également pour les collectivités locales. Prenons l'exemple de l'aide personnalisée d'autonomie (Apa) : certaines personnes âgées, qui vivent seules chez elles, ont besoin de cette aide. Elles l'utilisent pour faire appel à des services d'aide à la personne. Cela crée des emplois qui génèrent eux-mêmes des cotisations pour les collectivités. D'où les destructions de richesses lorsque ces personnes ne recourent pas à leurs droits.
Vous affirmez dans vos recherches que le défi est aujourd'hui "de sortir du discours fabriqué par la droite sur la fraude sociale". Ce discours est-il responsable du non-recours aux prestations sociales ?
Il y a des propos stigmatisants d'une partie de la classe politique et de la société qui considère les prestations sociales comme de l'assistanat. Conséquence : il arrive que le citoyen lambda ne réclame pas les prestations auxquelles il a droit par peur d'une forme de "déclassement social". Notre approche est de dire : le non-recours aux droits sociaux contrebalance largement la fraude sociale. On ne peut pas évoquer l'un sans l'autre. D'après moi, les pouvoirs publics sont aujourd'hui prêts à examiner la question. Cela va permettre de définir le périmètre exact de notre politique sociale. De cerner les besoins de la population, de réduire certaines dépenses et d'en réorganiser d'autres. Les droits sociaux sont une source de bien-être pour la population. Rappelons que l'enjeu de ce débat n'est pas seulement financier. Il s'agit, par une politique publique efficace de lutte contre la fraude et de réduction du non-recours, d'améliorer les relations entre les différentes classes de la population. C'est une question de justice et de cohésion sociale.


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