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"L’Entre-Deux, ou la gestion à la petite semaine"

Dimanche 3 Novembre 2013

Nous voilà arrivés au terme du deuxième mandat de Bachil Valy, maire de l’Entre-Deux, après qu’il eut été successivement conseiller municipal puis adjoint au maire. Candidat non déclaré aux municipale de mars 2014, il semble s’accommoder à ne pas avoir d’opposition, soi !



"L’Entre-Deux, ou la gestion à la petite semaine"
Il dit ne pas avoir le temps de se préparer à être en pré-campagne, car la certitude d’être réélu n’oblige à aucun effort, soit !… Mais il le devrait, car ce qu’il vient de dire sur Antenne Réunion, devant les réunionnais et surtout les Entre-Deuxiens est édifiant, je le cite "Je n’avais pas prévu dans ma profession de foi, de développement économique" et comme tout bon communiquant qu’il n’est pas.

Il a suffit d’une petite remarque de l’unique opposante au conseil municipal pour qu’il perde pied dans ses explications. Il devrait se préparer à mener campagne car cela signifierait pour lui qu’il bouge enfin ses neurones pour qu’émerge peut-être une politique cohérente, lisible, et propice au développement économique de notre village.

J’espère que les électeurs sauront réagir à ses propos afin de le traiter comme il se doit aux prochaines échéances, c’est à dire créer la surprise en mettant un terme à ses mandats basés sur du leurre.

Le JIR du mercredi 30 octobre consacrait  une page au village de l’Entre-Deux. On  y apprend qu’il aurait une gestion prudente de la chose publique, ce qui est à mettre à son actif et c’est bien hélas la seule chose… si c’est avéré.

 L’heure est donc au bilan pour l’équipe sortante et qui plus est, pour son maire.

Il faut rappeler qu’il a "hérité" de la mairie de son autre père spirituel, l’ancien maire, qui s’est aperçu, malheureusement  un peu tardivement, qu’il n’avait pas placé les commandes du village dans les mains de la personne idoine.

Le mandat qui court est véritablement le mandat où il aura été seul face à lui-même avec les résultats que l’on sait. "Du pain et des jeux » voilà en cinq mots son bilan.

Un Omag à la subvention hypertrophiée qui chapeaute une kyrielle d’associations, toujours avec les mêmes acteurs, à la foi salariés d’une association et membres directeurs des autres. Et le tour est joué ! Ainsi on peut truster au mieux les subventions municipales, c’est-à-dire les finances publiques, c’est à dire nos impôts.

Une grande manifestation à savoir "La fête du choka", portée à bout de bras de longues années par celle-là même qui s’oppose aujourd’hui au conseil et qui s’est retrouvée évincée de son association, car gênante. Le tout, arrosé d’agents électoraux placés là où il faut, une virée en bus pour les personnes âgées et le tour est joué, l’élection est assurée.

Mais comme il l’avoue lui-même cela ne fait pas un soupçon d’une politique de développement digne de ce nom.

Le village, tel qu’il est aujourd’hui avec toutes les infrastructures, hormis les salles funéraires adossées à un dancing restaurant, est l’œuvre de l’ancien maire.

L’absurdité du manque de réflexion en mairie à ce jour est telle que les veillées mortuaires  ne peuvent se tenir dans les locaux dévolus et sont transférées dans une salle d’école lors de manifestations d’envergure. Ce serait à se tordre de rire si le sujet n’était pas grave.

Il y a bientôt six ans, avec des amis et des administrés du village, nous avions réfléchi, élaboré un programme, et conduit une liste aux Municipales afin de donner une âme à ce village. La collusion, d’une majorité du conseil municipal et les partis de Gauche de l’opposition d’alors, a porté Bachil Vally une nouvelle foi à la tête de la municipalité pour empêcher à tout prix le retour de Daniel Tholozan.

Une équipe hétéroclite, pas de programme préparatoire, une idée piochée ici chez un candidat, une autre là chez l’autre, sans que tout soit articulé d’où la gestion à la petite semaine.

Le village devient une  commune dortoir, au détriment des Entre-Deuxiens natifs du village.  Dans l’interview du JIR, le maire se satisfait de sa gestion sans vague et se contente de chiffres. Mais qu’elle est la place de l’humain dans tout cela ?

Quelle politique agricole cohérente pour un village de nature rurale quand on sait par exemple que les agriculteurs sont en train de laisser les plus belles terres à vocation agricole avérée et irriguée,  à la construction. Quel est le devenir de cette profession ?

Quelle politique pour notre jeunesse quand on la voit au sortir de la scolarité quémander un petit contrat à la municipalité ? Cela ressemble fort à la politique de la feuille de tôle menée par les municipalités il y a des décennies.

Quelle  politique  touristique cohérente quand on sait que celle-ci, entre-autre, basée sur la labellisation du village, voit disparaître  ses cases créoles les unes après les autres ? La municipalité elle-même détruit ce qui reste du patrimoine (case Legros) pour y placer des constructions modulaires, ou laisse d’autres, dont elle est  acquéreuse, à l’abandon.

Quelle réflexion, à défaut de politique est menée sur la circulation dans le village quand des constructions nouvelles sont érigées à même la rue,  sans recul, sans réserve,  ce qui aurait permis un "recalibrage" efficient qui tienne compte du flux de véhicules.  

Le spectacle de noria de bus de 60 places, tel un ballet véhiculant collégiens et lycéens, vaut son détour dans le village à la grande satisfaction du maire semble t-il, car nullement dérangé par cela.

Quelle politique  de l’eau est menée quand on se souvient des coupures à répétition du début de l’année.  N’est-il pas un peu facile se dédouaner sur l’intercommunalité ? Quels en sont les enjeux financiers et la répercussion sur les factures et des usagers et des contribuables ?

Quel sort est réservé au Dimitile, réserve faunistique et floristique, poumon naturel  de l’Entre-Deux chargé d’histoire tant en raison des esclaves qui s’y réfugièrent que pour ceux qualifiés de "petits blancs des hauts" qui n’avaient d’autres choix que d’y arracher leur vie.

Du littoral on voit fleurir les tôles de constructions diverses et variées sur ces pentes du Dimitile cela se fait-il  dans le respect du paysage qu’offrait cette montagne ? Là aussi l’incohérence prime car ce lieu qualifié « d’Espace naturel sensible » est livré au jeu des 4X4 et des débrousailleuses… cherchez l’erreur !

Où va l’Entre-Deux Monsieur Bachil Valy? Montrez-nous la route, dites nous quelle cohérence vous donnez à vos actions ? Ou alors dégagez !

Voyez Monsieur le Maire, les pistes de réflexions ne manquent pas pour élaborer un programme digne de ce nom quand on entre en campagne et vous devriez avoir l’oreille de tous les Entre-Deuxiens, sans exclusive contrairement à l’image que vous souhaitez véhiculer.

Vous entendre dire que vous vous contentez d’écouter vos associations, c’est bien, mais à deux conditions, l’une, qu’elles soient représentatives et l’autre qu’elles n’aillent pas toutes à la soupe… municipale.

Roland Clain , Entre-Deux




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