En effet, l'enseignement et l'accès à l'école le plus tôt permettent la socialisation et le développement des enfants. Cela est d'autant plus vrai pour les enfants issus des milieux défavorisés. Comme chacun sait nous avons 52 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté (référence nationale en 2006 environ 800 €), à titre de comparaison 13 % en métropole.
On peut noter que 17 % des familles vivent avec moins de 473 €*. Compte tenu de la situation économique des dernières années, nous avons une augmentation des familles pauvres. De ce fait il y a davantage d'enfants pauvres à La Réunion, 43 % des familles pauvres sont des couples avec au moins 2 enfants.
Bien évidemment les conditions matérielles impactent la qualité de vie des enfants et leurs conditions d'études chez eux, notamment les logements inadaptés, problèmes sociaux.
Nous avons aussi des familles qui ont des difficultés avec la lecture et l'écriture. On chiffre à 20 % les personnes en situation d'illettrisme, et une frange de la population avec un bas niveau de formation scolaire.
Dans ces conditions la prise en charge des enfants par les parents le soir, s'agissant des devoirs, parait problématique dans bon nombre de familles.
Les dernières résultats des évaluations nationales de CM2 le prouvent, où La Réunion est classée en avant dernière position des Régions françaises. Concrètement cela veut dire que nos enfants ont de très grosses difficultés dans la maîtrise du français et des mathématiques. Cette situation doit interpeler les décideurs politiques de tout bord.
Depuis trois ans nous assistons à l'augmentation du nombre d'enfants par classe, résultant de la volonté mécanique de fermer les classes de primaire. L'année dernière les parents avaient manifesté leurs désaccords de cette politique purement comptable dans de nombreuses villes, en particulier à Saint-Paul, à Saint-Leu, Saint-Denis et à Sainte-Suzanne.
J'ai rencontré, avec le comité des parents d'élèves de Sainte-Suzanne, la conseillère de madame Penchard, lors de sa venue à La Réunion le 20 mai 2011 et le Recteur, afin de dire notre incompréhension.
Force est de constater que La Réunion est toujours traitée de façon inéquitable puisque les mêmes règles, qui ont conduit à fermer 37 fermetures nettes de classes en 2011, s'appliqueront cette année et c'est 69 enseignants que nous aurons en moins à la rentrée 2012 dans le premier degré.
La conséquence directe sera la baisse du nombre d'enfants de 2 à 3 ans scolarisés et l'augmentation du nombre d'élèves dans les classes. Plus d'enfants dans les classes entrainent pour l'enseignant moins de temps à se consacrer aux enfants qui ont difficultés dans l'apprentissage des matières fondamentales.
Ce travail exemplaire, réalisé par les services du Rectorat dans notre Région, a été félicité au plus haut point, ainsi le Recteur a été décoré du grade de chevalier de la légion d'honneur par le ministère de l'éducation en janvier de cette année.
Alors au regard de tant de désintérêt de la problématique de l’Éducation à La Réunion, quel avenir pour notre société ? Ce que je souhaite, c'est que nous ayons les moyens pour une politique d'enseignement adaptée à notre situation de façon équitable pour les familles réunionnaises ? A moins qu'avec la foi, et la production d'un hypothétique miracle, nous réussirons à réduire le fossé du développement humain dans notre île".
On peut noter que 17 % des familles vivent avec moins de 473 €*. Compte tenu de la situation économique des dernières années, nous avons une augmentation des familles pauvres. De ce fait il y a davantage d'enfants pauvres à La Réunion, 43 % des familles pauvres sont des couples avec au moins 2 enfants.
Bien évidemment les conditions matérielles impactent la qualité de vie des enfants et leurs conditions d'études chez eux, notamment les logements inadaptés, problèmes sociaux.
Nous avons aussi des familles qui ont des difficultés avec la lecture et l'écriture. On chiffre à 20 % les personnes en situation d'illettrisme, et une frange de la population avec un bas niveau de formation scolaire.
Dans ces conditions la prise en charge des enfants par les parents le soir, s'agissant des devoirs, parait problématique dans bon nombre de familles.
Les dernières résultats des évaluations nationales de CM2 le prouvent, où La Réunion est classée en avant dernière position des Régions françaises. Concrètement cela veut dire que nos enfants ont de très grosses difficultés dans la maîtrise du français et des mathématiques. Cette situation doit interpeler les décideurs politiques de tout bord.
Depuis trois ans nous assistons à l'augmentation du nombre d'enfants par classe, résultant de la volonté mécanique de fermer les classes de primaire. L'année dernière les parents avaient manifesté leurs désaccords de cette politique purement comptable dans de nombreuses villes, en particulier à Saint-Paul, à Saint-Leu, Saint-Denis et à Sainte-Suzanne.
J'ai rencontré, avec le comité des parents d'élèves de Sainte-Suzanne, la conseillère de madame Penchard, lors de sa venue à La Réunion le 20 mai 2011 et le Recteur, afin de dire notre incompréhension.
Force est de constater que La Réunion est toujours traitée de façon inéquitable puisque les mêmes règles, qui ont conduit à fermer 37 fermetures nettes de classes en 2011, s'appliqueront cette année et c'est 69 enseignants que nous aurons en moins à la rentrée 2012 dans le premier degré.
La conséquence directe sera la baisse du nombre d'enfants de 2 à 3 ans scolarisés et l'augmentation du nombre d'élèves dans les classes. Plus d'enfants dans les classes entrainent pour l'enseignant moins de temps à se consacrer aux enfants qui ont difficultés dans l'apprentissage des matières fondamentales.
Ce travail exemplaire, réalisé par les services du Rectorat dans notre Région, a été félicité au plus haut point, ainsi le Recteur a été décoré du grade de chevalier de la légion d'honneur par le ministère de l'éducation en janvier de cette année.
Alors au regard de tant de désintérêt de la problématique de l’Éducation à La Réunion, quel avenir pour notre société ? Ce que je souhaite, c'est que nous ayons les moyens pour une politique d'enseignement adaptée à notre situation de façon équitable pour les familles réunionnaises ? A moins qu'avec la foi, et la production d'un hypothétique miracle, nous réussirons à réduire le fossé du développement humain dans notre île".











