"Nous sommes Européens ou nous le sommes pas, nous sommes un territoire indivisible en droits et en devoirs de la République ou nous le sommes pas. En conséquence, les ardents défenseurs de la préférence régionale devraient par ailleurs se battre pour l'autonomie avec pour cerise sur le gâteau l'application de lois "pays" sur le sol réunionnais.
En clair, soutenir le sénateur Paul Verges sur le remaniement de l'article 73 de la Constitution et précisément sur la suppression de l'alinéa 5 de cet article (l'amendement Virapoullé). Deuxième incohérence !
Et quant au fait d'ériger la préférence régionale comme solution à l'emploi, voilà une belle utopie !
Le problème de l'emploi à la Réunion est d'ordre économique, et démographique. Il n'est pas institutionnel contrairement aux idées avancées par un certain prêt-à-penser sur la question du statut, et encore moins lié aux origines.
Depuis plus de 30 ans nos politiques se servent de La Réunion mais ne la servent pas. Les querelles d'idéologie, de partis, nous ont fait oublier l'essentiel : l'intérêt général du pays.
Force est de reconnaître que ces politiques ou kleptocrates, ont su avec subtilité d'ailleurs, élaborer et entretenir un système qui préserve leurs rentes et leurs privilèges avec la complicité d'une certaine presse qui refuse de parler des vraies problématiques du pays, et de quelques dynasties économiques qui se gavent dans un tel système, quitte à fabriquer chaque jour encore plus de pauvres condamnés à s'agenouiller devant ces exploitants de la misère sociale.
Alors faut-il s'étonner que certains de nos politiques aient été élus dans des conditions dignes de pays du Tiers Monde, faut-il s'étonner que certains, comme des seigneurs, règnent sans partage et sans limite au détriment d'un peuple, faut-il s'étonner que les outils qui alimentent ce système féodal, avec l'octroi de mer comme porte-drapeau, ne soient pas brisés?
La Réunion est face à la plus grave crise sociale de son histoire. Notre modèle social est à bout de souffle puisque dépendant de la démographie et d'un taux d'emploi. Et en ce sens, il est menacé. En effet, le nombre d'habitants de La Réunion a dépassé le cap des 800 000 unités fin 2008, pour atteindre 837 868 habitants en janvier 2012. Le taux de fécondité est de 2,36 enfants par femme et le solde migratoire est positif.
On estime que la population pourrait atteindre le million d'habitants entre 2025 et 2030. En attendant, si l'on ajoute aux résidents les membres de la diaspora établie hors de l'île, on obtient déjà ce chiffre élevé : il y aurait d'ores et déjà un million de Réunionnais dans le monde.
Mais le nombre de chômeurs lui, toutes catégories confondues dépasse les 130 000 actuellement et ne cesse d'augmenter en raison de l'inertie et de l'incapacité de nos élus à résoudre cette équation. A vrai dire, à trouver de nouveaux relais de croissance pour notre île.
Croire que nous réduirons le chômage à la Réunion en subventionnant l'emploi ou en redistribuant les ressources à coups d'allocations diverses est une illusion !
Croire que l'innovation, l'investissement dans la production locale sans conquêtes de marchés sur l'extérieur, est un coup d'épée dans l'eau !
Le constat est dur : le secteur du BTP, très dépendant de la commande publique, stagne ; l' industrie agroalimentaire tourne à 70% de son régime en raison d'une concurrence accrue des importations ; nos réseaux de distribution alimentaire sont entre les mains de quelques groupes qui contrôlent 70% des ventes, idem pour les secteurs de la téléphonie, de l'énergie et de l'aérien ; notre agriculture est sous perfusion.
Et bien d'autres secteurs sont à l'agonie. Et pour noircir le tableau, le crédit aux entreprises s'assèche. La concurrence devenant si intensive sur un grand nombre de segments de marché limités en croissance, met en péril les remboursements de crédits.
Et cette problématique d'assèchement du crédit est accentuée par des outils fiscaux (zone franche d'activité, défiscalisation productive, abattements fiscaux divers) mal orientés.
La Réunion ne peut plus être une économie de comptoir. Il faut aller chercher l'activité là où elle se trouve avec un régime juridique et fiscal favorisant l'innovation, la recherche et la compétitivité internationale de nos entreprises.
Nous sommes un territoire européen du bout du monde avec des handicaps structurels (insularité, éloignement, coût des intrants élevé. ..) qui doit puiser son intelligence dans son label communautaire, sa position géographique, sa jeunesse hautement qualifiée, son tissu économique dynamique et ses pôles de recherche dans les secteurs émergents, pour bâtir un nouveau modèle de développement à même de réconcilier les différentes franges de notre population victimes d'injustices sociale et fiscale.
Il n'y pas d'avenir dans l'économie de comptoir ! Il n'y a pas d'avenir dans le nombrilisme ! Prendre de la hauteur, c'est voir plus loin !
Et la France, en manque de compétitivité et sous contrainte budgétaire, ne pourra indéfiniment répondre au problème de l'emploi local par un traitement social, financé avec de la dette publique.
En définitive, nous aurions tout à gagner en prônant la préférence économique en lieu et place de la préférence nationale ou régionale, devenue le propre des territoires menacés sur le plan économique, notamment les PIIGS ( Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne) et le leitmotiv des politiques populistes".
En clair, soutenir le sénateur Paul Verges sur le remaniement de l'article 73 de la Constitution et précisément sur la suppression de l'alinéa 5 de cet article (l'amendement Virapoullé). Deuxième incohérence !
Et quant au fait d'ériger la préférence régionale comme solution à l'emploi, voilà une belle utopie !
Le problème de l'emploi à la Réunion est d'ordre économique, et démographique. Il n'est pas institutionnel contrairement aux idées avancées par un certain prêt-à-penser sur la question du statut, et encore moins lié aux origines.
Depuis plus de 30 ans nos politiques se servent de La Réunion mais ne la servent pas. Les querelles d'idéologie, de partis, nous ont fait oublier l'essentiel : l'intérêt général du pays.
Force est de reconnaître que ces politiques ou kleptocrates, ont su avec subtilité d'ailleurs, élaborer et entretenir un système qui préserve leurs rentes et leurs privilèges avec la complicité d'une certaine presse qui refuse de parler des vraies problématiques du pays, et de quelques dynasties économiques qui se gavent dans un tel système, quitte à fabriquer chaque jour encore plus de pauvres condamnés à s'agenouiller devant ces exploitants de la misère sociale.
Alors faut-il s'étonner que certains de nos politiques aient été élus dans des conditions dignes de pays du Tiers Monde, faut-il s'étonner que certains, comme des seigneurs, règnent sans partage et sans limite au détriment d'un peuple, faut-il s'étonner que les outils qui alimentent ce système féodal, avec l'octroi de mer comme porte-drapeau, ne soient pas brisés?
La Réunion est face à la plus grave crise sociale de son histoire. Notre modèle social est à bout de souffle puisque dépendant de la démographie et d'un taux d'emploi. Et en ce sens, il est menacé. En effet, le nombre d'habitants de La Réunion a dépassé le cap des 800 000 unités fin 2008, pour atteindre 837 868 habitants en janvier 2012. Le taux de fécondité est de 2,36 enfants par femme et le solde migratoire est positif.
On estime que la population pourrait atteindre le million d'habitants entre 2025 et 2030. En attendant, si l'on ajoute aux résidents les membres de la diaspora établie hors de l'île, on obtient déjà ce chiffre élevé : il y aurait d'ores et déjà un million de Réunionnais dans le monde.
Mais le nombre de chômeurs lui, toutes catégories confondues dépasse les 130 000 actuellement et ne cesse d'augmenter en raison de l'inertie et de l'incapacité de nos élus à résoudre cette équation. A vrai dire, à trouver de nouveaux relais de croissance pour notre île.
Croire que nous réduirons le chômage à la Réunion en subventionnant l'emploi ou en redistribuant les ressources à coups d'allocations diverses est une illusion !
Croire que l'innovation, l'investissement dans la production locale sans conquêtes de marchés sur l'extérieur, est un coup d'épée dans l'eau !
Le constat est dur : le secteur du BTP, très dépendant de la commande publique, stagne ; l' industrie agroalimentaire tourne à 70% de son régime en raison d'une concurrence accrue des importations ; nos réseaux de distribution alimentaire sont entre les mains de quelques groupes qui contrôlent 70% des ventes, idem pour les secteurs de la téléphonie, de l'énergie et de l'aérien ; notre agriculture est sous perfusion.
Et bien d'autres secteurs sont à l'agonie. Et pour noircir le tableau, le crédit aux entreprises s'assèche. La concurrence devenant si intensive sur un grand nombre de segments de marché limités en croissance, met en péril les remboursements de crédits.
Et cette problématique d'assèchement du crédit est accentuée par des outils fiscaux (zone franche d'activité, défiscalisation productive, abattements fiscaux divers) mal orientés.
La Réunion ne peut plus être une économie de comptoir. Il faut aller chercher l'activité là où elle se trouve avec un régime juridique et fiscal favorisant l'innovation, la recherche et la compétitivité internationale de nos entreprises.
Nous sommes un territoire européen du bout du monde avec des handicaps structurels (insularité, éloignement, coût des intrants élevé. ..) qui doit puiser son intelligence dans son label communautaire, sa position géographique, sa jeunesse hautement qualifiée, son tissu économique dynamique et ses pôles de recherche dans les secteurs émergents, pour bâtir un nouveau modèle de développement à même de réconcilier les différentes franges de notre population victimes d'injustices sociale et fiscale.
Il n'y pas d'avenir dans l'économie de comptoir ! Il n'y a pas d'avenir dans le nombrilisme ! Prendre de la hauteur, c'est voir plus loin !
Et la France, en manque de compétitivité et sous contrainte budgétaire, ne pourra indéfiniment répondre au problème de l'emploi local par un traitement social, financé avec de la dette publique.
En définitive, nous aurions tout à gagner en prônant la préférence économique en lieu et place de la préférence nationale ou régionale, devenue le propre des territoires menacés sur le plan économique, notamment les PIIGS ( Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne) et le leitmotiv des politiques populistes".











