sak ifé nout jordu ék nout demin

Eric Fruteau : "La situation est grave, la jeunesse s’impatiente…"


Invité(e)
Mardi 24 Septembre 2013

Le constat dressé par l’INSEE, dans son étude du 25 août 2013, est accablant : « la pauvreté » reste très importante à la Réunion. En effet 343 000 personnes, soit 42 % de la population vivent avec moins de 935 euros qui représente le seuil de pauvreté monétaire. Ce diagnostic reflète dans une grande mesure la perception que les CCAS de la situation sociale sur le territoire du département. Mais "la pauvreté monétaire" n’est qu’un aspect de la pauvreté.


Eric Fruteau : "La situation est grave, la jeunesse s’impatiente…"
Au sein des CCAS, nous constatons, pour cette année encore, une hausse importante des demandes d’aides qui leur sont adressées. Elles relèvent, le plus souvent, de l’urgence sociale et sont liées à l’alimentation, au paiement des frais énergétiques (eau électricité) qui augmentent dans de fortes proportions ou des loyers.
 
Avec la crise nous voyons grossir les rangs des demandeurs, de familles avec enfants, de salariés qui autrefois représentaient une faible partie des demandeurs et de personnes âgées. Comment amoindrir les effets dévastateurs d’une pauvreté grandissante et d’une précarité qui se généralise ? C’est la question que nous nous posons quotidiennement.
 
Dans le contexte actuel, la question d’un modèle de développement plus juste, partageant mieux les richesses et permettant à tous de mieux s’intégrer à la société se pose. En s'accentuant, les inégalités nuisent à la cohésion sociale, au vivre ensemble, mais aussi à la santé de toute la société.
 
Deux stratégies sont envisageables pour les réduire et sortir de cette crise qui frappe les familles les plus fragiles et les publics les plus exposés :
- La première consiste, bien sûr, à diminuer les inégalités de revenus à la source, par une politique de création d’emplois pérennes et accessibles à tous, c’est un enjeu capital pour la Réunion.
- La seconde s'appuie sur un effort de la société pour une meilleure redistribution, plaçant la personne au centre, et revenant sur les fondamentaux : éducation, logement, emploi, santé…
 
Aussi une plus grande collaboration entre les partenaires de l’action sociale s’impose. Nous demandons, à l’heure où l’État et ses partenaires réfléchissent à la mise en œuvre d’un "plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale" que se développent et s’instituent à l’échelle des communes des instances de coordination de l’action sociale.
 
De même des conventions d’action sociale territoriales et pluriannuelles sont nécessaires. Devant les complexités, parfois voulues et les critères d’attribution fluctuants il faut simplifier les démarches et de revoir les modalités et critères d’attribution des aides. La situation est grave.
 
Notre jeunesse s’impatiente. Le peuple réunionnais n’est il pas en train de "mijoter à petit feu" ?...

Maire et conseiller de St-André



      Partager Partager

Les commentaires

1.Posté par Jako le 24/09/2013 06:59
Mais, c'est quoi ce texte ?
Vous et vos ami(e)s, avez tous les pouvoirs, qu'est ce que vous attendez pour agir et changer tout ça ?

Vous êtes déjà dans la posture de celui qui est dans l'opposition !

Les électeurs de Saint-André qui ont voté pour vous, doivent le regretter amèrement…
Je comprends le retour des vieux briscards même si je n'y adhère pas…

2.Posté par pensée réunionnaise le 24/09/2013 07:28
"La seconde s'appuie sur un effort de la société pour une meilleure redistribution, plaçant la personne au centre, et revenant sur les fondamentaux : éducation, logement, emploi, santé…"

Oh la une belle planche.
Mais ces mots concernant les fondamentaux ne doivent plus se calquer sur la Métropole
il faudrait monsieur le professeur parler des fondamentaux réunionnais
La copie parisienne et ces mots écrits à la Molière, pensés par les belles valeurs républicaines françaises ne correspondent guère à notre environnement.

Oui notre jeunesse est malade, à vous de proposer des solutions, monsieur le Premier
Et monsieur le professeur, ces mots "social, plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté", cette pensée philosophique est révolue et ne se calque plus à la réalité réunionnaise.

Goyave de France, non,
pensée et action réunionnaise oui
pour un plan pluriannuel dans lequel La Réunion serait au centre

Un ti clin d'oeil ...

3.Posté par Jaquette le 24/09/2013 07:50 (depuis mobile)
a mois 6 des élections il découvre la crise et la hausses des ddes d''aides Ccas eau/EDF. Peut être en pour justifier l''augmentation!!! je sais pas qui le conseille mais moi je lui rappelle les déboires de M. (…). couac sur couac décidément.

4.Posté par Huguette le 24/09/2013 09:12
Monsieur parle de partage des richesses ? Quel hypocrite ! Il cumule je ne sais combien de mandats pour environ .... € d'indemnités, c'est pas se foutre de notre gueule.

5.Posté par ANIN le 24/09/2013 12:31
Veut -t'on faire revenir ceux qui ont coulé cette commune ? Au moins Eric fruteau est honnête les mandats dont il dispose sont permis par la loi !

6.Posté par y refé le 24/09/2013 14:55
Pauvre bonhomme va, lui qui n’est jamais sur le terrain, lui qui ne rencontre pas ces administrés, lui qui ose dire que la mairie n’est pas le pôle emploi devant des jeunes en détresse, lui qui à licencier plus de 150 personnes à son arrivée à la mairie, lui qui est devenu super cumulard nous parle de «Notre jeunesse s’impatiente. Le peuple réunionnais n’est-il pas en train de "mijoter à petit feu" ?... il faut arrêter les lectures et la mastu…….intellectuelle Mr le professeur, cette situation s’est dégradé depuis votre arrivée à la mairie et de vos alliance contre nature au CG. Cette situation n’est pas aussi dégradée que cela pour vous et votre clan familiale.

7.Posté par sci vireau le 24/09/2013 19:38
C'est la facon dont on menti de moune l'est grave, koméla noUs roule pou joé bedier nous.

8.Posté par maroco le 24/09/2013 20:21
post 5, c'est certain, les lois c'est eux .... boufon

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 27 Décembre 2013 - 01:00 Carburants : plus de 1000 emplois en danger