Un engagement du président de la République
Dans un premier temps, j’ai tenu à saluer la réalisation d’un engagement pris par le Président de la République mais surtout une réforme initiée une nouvelle fois par la Gauche dans le prolongement de celles engagées en 1985 et plus récemment 2000 par Lionel Jospin.
Comme par le passé, c’est à nouveau un gouvernement de gauche qui fait preuve de courage afin de faire avancer un débat qui n’est pas simple, mais dont l’éviction aurait été vécue par nos concitoyens comme un recul de notre majorité sur ce sujet.
Transparence, disponibilité et ouverture
Pour ma part l’un des premiers objectifs de cette réforme est de contribuer à la modernisation de la vie politique ainsi qu’au renouvellement de ses pratiques. J’évoquerai donc trois principes :
le principe de transparence qui permettra par élargissement du champ des in- compatibilités, de clarifier l’ambiguïté pouvant exister entre la défense des intérêts locaux et celle de l’intérêt général.
Le principe de disponibilité : une exigence attendue par un grand nombre de nos concitoyens. Je tiens ici à souligner que le travail législatif est aussi important que le travail en circonscription. Pour bien légiférer il faut garder contact avec les réalités quotidiennes de la population. Mais nous n’avons pas besoin d’être à la tête d’un exécutif pour bien faire.
Je n’ai pas attendue la loi pour démissionner de ma fonction exécutive car je savais que pour défendre pleinement notre département confronté à de graves difficultés économiques et sociales, la disponibilité était de rigueur. Un choix imposé également par l’éloignement de nos territoires.
Il faudrait également qu’une réflexion sur le fonctionnement du Parlement soit envisagée car aujourd’hui son règlement ne permet pas un travail efficace. Comme l’a souligné Christophe Borgel, rapporteur sur ce projet de loi, "concentrer les travaux sur deux jours ou légiférer lors de très longues séances du soir ne sont pas des conditions de travail soutenables".
Le principe d’ouverture : Cette nouvelle réforme devrait aboutir à plus ou moins long terme, et je le souhaite vivement, à une Assemblée rénovée à l’image de notre société.
Un cumul qui concerne une majorité d'hommes
Le Haut Conseil à l’égalité souligne que 80% des parlementaires cumulards sont des hommes. L’accès aux responsabilités politiques devrait permettre l’émergence de nouveaux talents au sein des instances locales ou nationales.
En tant que vice-pré- sidente de la Délégation des Droits des Femmes, je souhaite que ce projet de loi ait un impact réel sur l’égalité entre les hommes et les femmes. C’est une opportunité nouvelle pour faire progresser la parité en politique.
Mais je sais également que la loi seule ne suffit pas car elle peut être contournée et qu’au-delà du texte, il faudra une véritable volonté politique pour parvenir dans ce domaine à une égalité réelle.
Dans un premier temps, j’ai tenu à saluer la réalisation d’un engagement pris par le Président de la République mais surtout une réforme initiée une nouvelle fois par la Gauche dans le prolongement de celles engagées en 1985 et plus récemment 2000 par Lionel Jospin.
Comme par le passé, c’est à nouveau un gouvernement de gauche qui fait preuve de courage afin de faire avancer un débat qui n’est pas simple, mais dont l’éviction aurait été vécue par nos concitoyens comme un recul de notre majorité sur ce sujet.
Transparence, disponibilité et ouverture
Pour ma part l’un des premiers objectifs de cette réforme est de contribuer à la modernisation de la vie politique ainsi qu’au renouvellement de ses pratiques. J’évoquerai donc trois principes :
le principe de transparence qui permettra par élargissement du champ des in- compatibilités, de clarifier l’ambiguïté pouvant exister entre la défense des intérêts locaux et celle de l’intérêt général.
Le principe de disponibilité : une exigence attendue par un grand nombre de nos concitoyens. Je tiens ici à souligner que le travail législatif est aussi important que le travail en circonscription. Pour bien légiférer il faut garder contact avec les réalités quotidiennes de la population. Mais nous n’avons pas besoin d’être à la tête d’un exécutif pour bien faire.
Je n’ai pas attendue la loi pour démissionner de ma fonction exécutive car je savais que pour défendre pleinement notre département confronté à de graves difficultés économiques et sociales, la disponibilité était de rigueur. Un choix imposé également par l’éloignement de nos territoires.
Il faudrait également qu’une réflexion sur le fonctionnement du Parlement soit envisagée car aujourd’hui son règlement ne permet pas un travail efficace. Comme l’a souligné Christophe Borgel, rapporteur sur ce projet de loi, "concentrer les travaux sur deux jours ou légiférer lors de très longues séances du soir ne sont pas des conditions de travail soutenables".
Le principe d’ouverture : Cette nouvelle réforme devrait aboutir à plus ou moins long terme, et je le souhaite vivement, à une Assemblée rénovée à l’image de notre société.
Un cumul qui concerne une majorité d'hommes
Le Haut Conseil à l’égalité souligne que 80% des parlementaires cumulards sont des hommes. L’accès aux responsabilités politiques devrait permettre l’émergence de nouveaux talents au sein des instances locales ou nationales.
En tant que vice-pré- sidente de la Délégation des Droits des Femmes, je souhaite que ce projet de loi ait un impact réel sur l’égalité entre les hommes et les femmes. C’est une opportunité nouvelle pour faire progresser la parité en politique.
Mais je sais également que la loi seule ne suffit pas car elle peut être contournée et qu’au-delà du texte, il faudra une véritable volonté politique pour parvenir dans ce domaine à une égalité réelle.











