Dans quel état d'esprit s'est déroulé cette première rencontre du PCR au lendemain des Législatives ?
Les membres du PCR se rencontrent aussi régulièrement que possible, et fidèles à notre longue tradition de luttes, les militants savent tout aussi bien gérer les victoires que les échecs.
Le respect de la démocratie est un principe chez les communistes réunionnais. Et cela d’autant plus que nous savons ce que veut dire le viol du suffrage universel pour en avoir été victimes pendant plusieurs décennies.
En ce qui me concerne et après ces Législatives je ne compte pas me mettre devant "les murs de lamentation".
En revanche, passer sous silence nos insuffisances et s’abstenir d’une auto-critique individuelle et collective serait un très mauvais signal en direction des Réunionnais.
Il y a aujourd’hui une forte attente d’une refondation qui s’expriment à tous les niveaux de notre organisation.
Qu'est-ce qui vous paraît positif et constructif ?
Au lendemain des Législatives, on a essayé de faire croire que la PCR est "mort". Si c’est en référence au fait que nous nous sommes privés de députés, il est utile de rappeler que sur 53 ans d’existence la représentation nationale nous a fait défaut pendant près de 30 ans.
Et pourtant, le PCR reste encore aujourd’hui un des principaux acteurs de la vie politique réunionnaise. C’est déjà un élément positif.
A côté de cela, je vois surtout des militants déterminés à repartir au combat et une nouvelle génération qui veut assumer l’héritage politique commun.
Pour peu qu’on leur fasse confiance…
Y-a-t-il nécessité à redéfinir le mot "communisme" ?
Je suis conscient que pour beaucoup, ce mot a pris au fil du temps une connotation négative. Pour autant il faut aussi se souvenir que c’est le général de Gaulle lui-même qui a fait appel aux communistes pour participer à l’œuvre de redressement de la France au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
Je pourrais aussi vous dire que le livre de Mandela, "How to be a good communist" est toujours l’une de des références au sein de l’ANC, que personne ne songe à comparer aux régimes dictatoriaux de l’Est ou d’ailleurs.
Maintenant si vous posez le problème en terme de contenu global, qui lui serait porteur d’un message universel, c’est au niveau international qu’il faudrait se poser la question.
Pour ma part, je n’écarte pas le rêve d’un nouveau mouvement communiste international, fort, responsable et toujours respectueux des droits de l’Homme.
Qu'est-ce que le "communisme" pour vous ?
C’est un idéal à atteindre au profit de l’immense majorité. C’est refuser tout dogmatisme et lutter contre la sclérose des idées.
Etre communiste réunionnais c’est alors, pour beaucoup, le mouvement permanent au côté de toute la population, à la fois pour l’émancipation des Réunionnais en tant que peuple, et aussi pour la justice sociale.
En tout cas je pense qu’il ne serait pas dénué de sens de réexaminer la théorie de la lutte des classes au regard de notre situation à La Réunion. Un jeune chercheur pourrait par exemple se pencher sur cette question.
Comment votre "communisme" peut-il répondre au mieux aux attentes des Réunionnais, et proposer un projet de développement pour La Réunion ?
Le PCR a un projet de développement pour La Réunion. C’est d’ailleurs le seul parti qui dispose d’un projet réunionnais.
Aux cours de ces dernières années il faut constater que celui-ci a été peu compris. C’est de notre responsabilité de le promouvoir davantage demain. Comme il est aussi de notre responsabilité de le faire évoluer au regard d’un contexte en rapide évolution, sur lequel nous avons si peu de prises.
Peut-être qu’il serait fort juste que des débats entre les organisations politiques, syndicales etc puissent être organisées par les médias constamment. La population pourrait alors juger plus sereinement avant que la fièvre électorale n’atteigne son paroxysme.
Comment voyez-vous le devenir du parti communiste sans Paul Vergès ?
En ce qui concerne Paul Vergès : il m’est très difficile de parler aux médias à propos de Paul Vergès. Mais si j’en reste à l’homme public, j’estime qu’il reste redoutable sur le plan tactique, et qu’il est une référence en terme de vision globale.
Qui peut sérieusement, aujourd’hui prétendre avoir embrassé un champ aussi large, de la revendication culturelle aux luttes sociales, jusqu’au réchauffement climatique ?
D’ailleurs, sa longévité à la direction du Parti vient étayer ce point de vue.
Sa contribution stratégique concernant le développement de La Réunion est précieuse et nul ne peut remettre en cause son apport qui vise l’émancipation, l’épanouissement des Réunionnais.
Sur un autre plan, il est tout aussi évident qu’à bien des égards il concourt de manière remarquable à la recherche de solutions satisfaisantes aux problèmes écologiques actuels. A bien y regarder, c’est, je pense, une façon bien originale d’enrichir les thèses marxistes à l’échelle mondiale.
Pour demain, comme pour bon nombre de militant(e)s sincères je ne peux que souhaiter qu’il accompagne, de manière décroissante, une nouvelle génération d’hommes et de femmes, qui comme lui, souhaitent se mettre au service de leur pays dans la République.
Les membres du PCR se rencontrent aussi régulièrement que possible, et fidèles à notre longue tradition de luttes, les militants savent tout aussi bien gérer les victoires que les échecs.
Le respect de la démocratie est un principe chez les communistes réunionnais. Et cela d’autant plus que nous savons ce que veut dire le viol du suffrage universel pour en avoir été victimes pendant plusieurs décennies.
En ce qui me concerne et après ces Législatives je ne compte pas me mettre devant "les murs de lamentation".
En revanche, passer sous silence nos insuffisances et s’abstenir d’une auto-critique individuelle et collective serait un très mauvais signal en direction des Réunionnais.
Il y a aujourd’hui une forte attente d’une refondation qui s’expriment à tous les niveaux de notre organisation.
Qu'est-ce qui vous paraît positif et constructif ?
Au lendemain des Législatives, on a essayé de faire croire que la PCR est "mort". Si c’est en référence au fait que nous nous sommes privés de députés, il est utile de rappeler que sur 53 ans d’existence la représentation nationale nous a fait défaut pendant près de 30 ans.
Et pourtant, le PCR reste encore aujourd’hui un des principaux acteurs de la vie politique réunionnaise. C’est déjà un élément positif.
A côté de cela, je vois surtout des militants déterminés à repartir au combat et une nouvelle génération qui veut assumer l’héritage politique commun.
Pour peu qu’on leur fasse confiance…
Y-a-t-il nécessité à redéfinir le mot "communisme" ?
Je suis conscient que pour beaucoup, ce mot a pris au fil du temps une connotation négative. Pour autant il faut aussi se souvenir que c’est le général de Gaulle lui-même qui a fait appel aux communistes pour participer à l’œuvre de redressement de la France au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
Je pourrais aussi vous dire que le livre de Mandela, "How to be a good communist" est toujours l’une de des références au sein de l’ANC, que personne ne songe à comparer aux régimes dictatoriaux de l’Est ou d’ailleurs.
Maintenant si vous posez le problème en terme de contenu global, qui lui serait porteur d’un message universel, c’est au niveau international qu’il faudrait se poser la question.
Pour ma part, je n’écarte pas le rêve d’un nouveau mouvement communiste international, fort, responsable et toujours respectueux des droits de l’Homme.
Qu'est-ce que le "communisme" pour vous ?
C’est un idéal à atteindre au profit de l’immense majorité. C’est refuser tout dogmatisme et lutter contre la sclérose des idées.
Etre communiste réunionnais c’est alors, pour beaucoup, le mouvement permanent au côté de toute la population, à la fois pour l’émancipation des Réunionnais en tant que peuple, et aussi pour la justice sociale.
En tout cas je pense qu’il ne serait pas dénué de sens de réexaminer la théorie de la lutte des classes au regard de notre situation à La Réunion. Un jeune chercheur pourrait par exemple se pencher sur cette question.
Comment votre "communisme" peut-il répondre au mieux aux attentes des Réunionnais, et proposer un projet de développement pour La Réunion ?
Le PCR a un projet de développement pour La Réunion. C’est d’ailleurs le seul parti qui dispose d’un projet réunionnais.
Aux cours de ces dernières années il faut constater que celui-ci a été peu compris. C’est de notre responsabilité de le promouvoir davantage demain. Comme il est aussi de notre responsabilité de le faire évoluer au regard d’un contexte en rapide évolution, sur lequel nous avons si peu de prises.
Peut-être qu’il serait fort juste que des débats entre les organisations politiques, syndicales etc puissent être organisées par les médias constamment. La population pourrait alors juger plus sereinement avant que la fièvre électorale n’atteigne son paroxysme.
Comment voyez-vous le devenir du parti communiste sans Paul Vergès ?
En ce qui concerne Paul Vergès : il m’est très difficile de parler aux médias à propos de Paul Vergès. Mais si j’en reste à l’homme public, j’estime qu’il reste redoutable sur le plan tactique, et qu’il est une référence en terme de vision globale.
Qui peut sérieusement, aujourd’hui prétendre avoir embrassé un champ aussi large, de la revendication culturelle aux luttes sociales, jusqu’au réchauffement climatique ?
D’ailleurs, sa longévité à la direction du Parti vient étayer ce point de vue.
Sa contribution stratégique concernant le développement de La Réunion est précieuse et nul ne peut remettre en cause son apport qui vise l’émancipation, l’épanouissement des Réunionnais.
Sur un autre plan, il est tout aussi évident qu’à bien des égards il concourt de manière remarquable à la recherche de solutions satisfaisantes aux problèmes écologiques actuels. A bien y regarder, c’est, je pense, une façon bien originale d’enrichir les thèses marxistes à l’échelle mondiale.
Pour demain, comme pour bon nombre de militant(e)s sincères je ne peux que souhaiter qu’il accompagne, de manière décroissante, une nouvelle génération d’hommes et de femmes, qui comme lui, souhaitent se mettre au service de leur pays dans la République.











