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Qu'est-ce qui reste du PCR, 67 ans après la Départementalisation ?


Édito
Jeudi 21 Mars 2013

C'est un sentiment bizarre de voir mourir à petits feux, un grand parti politique. Grand dans l'action et la popularité. C'est un sentiment particulier de voir quelques jeunes volontaires, engagés et déterminés, s'accrocher à des éléments du passé, que les électeurs et le temps ont rangé aux rayons souvenirs. C'est un sentiment désagréable et triste de regarder des individus (jeunes et moins jeunes) compétents et capables, incapables de tourner la page…


Qu'est-ce qui reste du PCR, 67 ans après la Départementalisation ?
Il y a l'histoire. Il y a le passé. Dans toutes ses dimensions. Ses émotions. Ses souffrances. Ses cicatrices. Il y a les héros de cette période. Plus tout à fait jeunes. Vigoureux. Forts. Téméraires. Auréolés de nombreuses victoires. L'image d'un de ces héros, 88 ans le 5 mars, qui a encore vacillé lorsqu'il s'est mis debout, pour prendre la parole en dernier. C'est Elie Hoarau, secrétaire général qui a rétabli son équilibre. C'est aussi cela l'image du PCR depuis quelque temps déjà.

Mardi soir à l'hôtel Le Saint-Denis, il y avait aussi cette salle trop grande qui a été restreinte par des panneaux pour éviter, la sensation de la salle vide. Il y a trois ans à peine, c'est dans cette même salle, sans panneaux, mais pleine, que l'Alliance présentait son site internet pour les Régionales 2010. Paul Vergès était alors président de la Région Réunion. Pierre Vergès, président de l'IRT et de la SR21. Et la route des tamarins était livrée. Et le tram-train était sur de bons rails. Deux "arbres" qui suffisaient à cacher la forêt. C'était avant mars 2010.

Mardi soir à Saint-Denis, même les panneaux de particules ne pouvaient cacher la solitude et la tristesse de ces quelques irréductibles communistes qui se demandent aujourd'hui si la loi du 19 mars 1946 n'a pas fait plus de mal que de bien à La Réunion. Eugène Rousse avait dit auparavant "la Départementalisation a creusé les inégalités entre les pauvres et les riches". Même Paul Vergès l'a souvent répété : "Les limites ont été atteintes". "Mais n'y a-t-il pas contradiction entre l'Assemblée unique et l'Autonomie ?" s'est interrogé un invité.

"Qui sait ce qu'il y avait dans l'Autonomie ?" Personne n'a levé le doigt. Même pas Elie Hoarau ou André Oraison, professeur universitaire en droit international. Et combien savent ce qu'il y a dans l'Assemblée unique ? En fait, ils ne sont pas nombreux non plus. Mais ce n'est pas ce qui est important. Ce qui est essentiel, c'est que Paul Vergès dit que c'est l'évolution institutionnelle qu'il faut pour La Réunion. C'est ainsi depuis bien longtemps déjà.

Paul Vergès avait dit : "Nous voulons l'indépendance". Le PCR a dit : "L'indépendance pour La Réunion". Puis, Paul Vergès a dit : "Il faut l'autonomie, l'Assemblée unique, la bi-départementalisation, et l'Assemblée unique". Le PCR a dit la même chose. Mardi soir, Paul Vergès a dit. Le PCR a acquiescé. Ainsi soit-il ! Que reste-t-il du PCR 67 ans, après la Départementalisation ? Il reste Paul Vergès. Et l'Assemblée unique. Parce que Paul Vergès l'a dit...




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Les commentaires

1.Posté par Jako le 21/03/2013 05:17
Paul la di, Paul va fé…

2.Posté par PCR, la fin le 21/03/2013 06:21
Un PCR moribond et qui va mourir avec ces chefs profiteurs et imbus de pouvoir
Un PCR trop gourmand qui a oublié le peuple
et surtout un parti qui a perdu énormément de militants, de jeunes : la politique des chaises vides, fuyons fuyons sa sen la fin

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