sak ifé nout jordu ék nout demin

Pour l'arrêt des violences et le rétablissement de l'Etat de Droit à Mayotte


Citoyen
Samedi 28 Mai 2016

En dépit des alertes lancées, la situation à Mayotte n'a cessé de se dégrader ces derniers mois, mettant gravement en cause l'Etat de droit. Cette situation appelle désormais une réaction unanime et forte de la part de la société civile et des autorités responsables.


COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans une impunité qui semble totale jusqu'ici, on constate en effet à Mayotte que des exactions violentes et répétées, annoncées à l'avance, sont commises par des "collectifs" de villageois, prétendant se faire justice, à l'encontre d'habitants, en raison de leur origine réelle ou supposée. Plus de 1000 personnes, dont de nombreux enfants ont  ainsi été chassés de leurs habitations et jetés de vive force à la rue, au su et au vu  des forces de l'ordre, dans ces opérations de "nettoyage".

 

Indépendamment des complexités et contradictions d'un contexte historique qui perdure au sein de l'archipel des Comores, rien ne saurait justifier de telles violations des droits humains.

 

Les organisations signataires dénoncent avec force, les expulsions forcées visant  sans distinction des « étrangers » d'origine comorienne. De telles pratiques sont totalement incompatibles avec les valeurs et règles de la République qui n'existe pleinement que dans le respect des libertés, de l'égalité et de l'universalité des droits.

 

La Réunion est particulièrement concernée au titre de la solidarité indianocéanique et à raison des menaces que la poursuite de ces violences ferait peser sur la cohésion sociale réunionnaise.

 

Face à l'urgence et afin de mettre un terme rapide à ces exactions insoutenables, les organisations signataires représentatives de la société civile réunionnaise, entendent agir de concert, en vue d'obtenir des mesures immédiates.

 

- Nous demandons à toutes les forces vives de la société mahoraise de contribuer positivement à l'apaisement, en s'appuyant sur les valeurs d'humanité et de fraternité;

 

- Nous demandons spécialement aux autorités traditionnelles et aux élus de la République à Mayotte, non seulement d'éviter toute expression pouvant s'assimiler à des appels à la haine, mais de condamner publiquement tout recours à la violence;

 

- Nous demandons aux autorités de la République de prendre toute mesure immédiate pour rétablir l'état de Droit et donner une suite judiciaire aux actes commis.

 

- Nous demandons aux plus hautes autorités françaises et comoriennes, d'assumer dans toutes leurs dimensions concrètes, leurs responsabilités, les appelant à créer les conditions d'un dialogue authentique pour une nécessaire coopération permanente.

 

 

Les associations signataires entendent poursuivre leur action concertée en vue  d'obtenir des résultats concrets en matière de sécurité et de paix sociale à Mayotte et  de contribuer à un avenir humain dans l'Océan Indien.

Nous appelons tous les réunionnais, au-delà de leur confession ou opinion, et spécialement les responsables associatifs, civils et politiques, à se joindre à nous pour exprimer une commune solidarité réunionnaise face à la crise que traverse Mayotte. Nous les invitons dans cet esprit à participer à un rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme le samedi 28 mai à 11H00.

- Pour l’arrêt immédiat des violences collectives à Mayotte ;

- Pour le rétablissement de l’état de droit dans l’Île;

- Pour une paix sociale durable à Mayotte;

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.» (Matin Luther King)

 

Saint-Denis, le 24/05/2015

 

Les organisations signataires :

 

Association Hamahamet Comores Réunion  (HCR)

Le CRAN

FCPE974 Association de Parents d'élèves
Daniel Amouny - Président FCPE974

Cimade Réunion …

GENERATION YAKWELI 

AMR - Association Musulmane de La Réunion 

LDH


Isnelle GOULJAR



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Les commentaires

1.Posté par Bayoune le 31/05/2016 11:25
"des centaines de Réunionnais ont participé samedi à un rassemblement à Saint-Denis." ainsi titrait un seul journal connut pour son objectivité. Mi di pa son nom, sans pub, konm son lidèr li lé preske un astre mort. Alors que le nombre de présent dépassait quelque peu le nombre d'association ayant lancé l'appel, 14 en tout pour UNE centaine à peine - ce qui est regrettable bien sûr, fallait-il s'attendre à plus quand cette mascarade est managérisée par la LDH blanche ?
Ces gens là sont konm karpate dosi tété bèf. " "l'arrêt immédiat des violences collectives à Mayotte ; le rétablissement de l'État de droit ; et une paix sociale durable". En l'écoutant hier j'avais l'impression que cette dame vit sur une autre planète et qu'elle débarquait sur terre, ignorant les véritables causes du drame à Mayotte.
"la présidente de la ligue des droits de l'homme blanc, Isnelle Gouljar, a rappelé qu’en dépit des alertes lancées, "la situation à Mayotte n'a cessé de se dégrader ces derniers mois, mettant gravement en cause l'Etat de droit. ? Cette situation appelle désormais une réaction unanime et forte de la part de la société civile et des autorités responsables". Elle semble vouloir absolument ignorer, que l'état de droit ne peut se concevoir que dans un Etat de droit. Ce qui n'est pas le cas Isnelle, l'Etat français que vous soutenez n'a aucun pouvoir pour rétablir quoique ce soit, c'est elle manifestement, puissance occupante illégalement au regard du droit international, la cause de ce drame vécu par nos sœurs et frères de l'océan indien. A aucun moment cette collégiale de franc maçon sosionisme de la LDH franco-Comorienne n'a dénoncé le colonialisme français et les dégâts causés dans ce territoire Comorien subtilisé par l'Etat français - qui comme Israël s'assoie sur les résolutions de l'ONU. A mon avis, c'était la première chose à dénoncer. On ne peut pas demander à un bandit de rétablir un état de droit dans un territoire étranger, comme cela s'est déjà produit avec leur Bob Deanard. Il semblerait même qu'un certains député la bas, avec le concours de certains autres élus franco-français qui ne jurent que par la France qui les engraisse seraient à la manœuvre pour chasser leurs propres frères qu'ils considèrent comme étrangers, tandis que la bête qui les dévore est encensée. Le rétablissement du droit international ne peut se faire sans la rétrocession de Mayotte à la RFIM bien des problèmes seraient résolus. Ainsi l'Etat français retrouverait un peu de crédit perdu dans ses guerres coloniales, en Libye, au Mali ou encore en Cote d'Ivoire. Nous remarquerons quand même que seul deux Comoriens ont baladé le drapeau Comorien dans la centaine de personne présent, malgré le rabattage fait par les Annette, Nassimah et Gironcel, ils ont pris une claque. Manifestement les réunionnais ont refusé de cautionner la mascarade hypocrite à Champ fleury, cette Action Française violente et barbare dans la colonie de Mayotte a quand même été dénoncé courageusement par ces deux frère Comoriens qui ont eux aussi levé le drapeau des Comores comme un défit à ces manifestants pro-français.

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