Il y a eu le Rassemblement. Puis est venue l'Alliance. Le CRADS (Comité républicain d'action démocratique et sociale) sera-t-il le troisième socle d'une liste d'union "la plus large possible" pour un projet de développement, et le rassemblement d'une nouvelle force politique "au delà des partis" ? Lundi dernier, Paul Vergès en a fait la proposition. Le patron de l'Alliance espère mettre à profit le cadre de la pré-campagne des Municipales 2014, pour engager des discussions en ce sens.
La position du Conseil général et de la Région Réunion, dans un document commun, au gouvernement où il est demandé un temps d'adaptation au futur Acte III de la décentralisation, et en filigrane une remise en cause des "primes coloniales", "est une motivation supplémentaire. Je rejoins le Département et le Conseil régional sur cette ligne", a dit Paul Vergès, lors de sa conférence de presse de lundi. "Nous pouvons parvenir à un consensus sur au moins six éléments essentiels. S'il y en a d'autres de la part de nos partenaires à venir, nous les ajouterons".
S'il est vrai que sur le fond, il y a des propositions consensuelles, sur la forme, il faut s'attendre à des partenariats ou des accords ponctuels (pour ne pas dire individuels). C'est un paradoxe, mais c'est ce que veut Paul Vergès. Comme en 1945, lorsque son père, Raymond Vergès, et Léon de Lepervanche, ont créé le CRADS. Selon Pierre Vergès sur son blog : "Les deux hommes avaient estimé que pour résoudre le problème de la misère, il fallait changer le statut et passer de celui de la colonie à celui de département français".
Pour ce faire, les élus du CRADS ont remporté des succès probants aux Municipales, aux Cantonales et aux Législatives de cette même année 1945. Quelques mois plus tard, le 19 mars 1946, La Réunion devenait département français, tout comme la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. Un tel scénario est-il encore possible aujourd'hui ? Paul Vergès lui y croit.
La position du Conseil général et de la Région Réunion, dans un document commun, au gouvernement où il est demandé un temps d'adaptation au futur Acte III de la décentralisation, et en filigrane une remise en cause des "primes coloniales", "est une motivation supplémentaire. Je rejoins le Département et le Conseil régional sur cette ligne", a dit Paul Vergès, lors de sa conférence de presse de lundi. "Nous pouvons parvenir à un consensus sur au moins six éléments essentiels. S'il y en a d'autres de la part de nos partenaires à venir, nous les ajouterons".
S'il est vrai que sur le fond, il y a des propositions consensuelles, sur la forme, il faut s'attendre à des partenariats ou des accords ponctuels (pour ne pas dire individuels). C'est un paradoxe, mais c'est ce que veut Paul Vergès. Comme en 1945, lorsque son père, Raymond Vergès, et Léon de Lepervanche, ont créé le CRADS. Selon Pierre Vergès sur son blog : "Les deux hommes avaient estimé que pour résoudre le problème de la misère, il fallait changer le statut et passer de celui de la colonie à celui de département français".
Pour ce faire, les élus du CRADS ont remporté des succès probants aux Municipales, aux Cantonales et aux Législatives de cette même année 1945. Quelques mois plus tard, le 19 mars 1946, La Réunion devenait département français, tout comme la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. Un tel scénario est-il encore possible aujourd'hui ? Paul Vergès lui y croit.











