Paul Vergès a une autre qualité. Il a toujours placé ses priorités au dessus de ses ressentiments et de ses rancunes. Il l'a fait une nouvelle fois pour pouvoir dresser un tableau - presque - exhaustif de la situation politique et économique de La Réunion, au ministre des Outre-mers, avec qui les relations se sont détériorées depuis le meeting de François Hollande alors candidat à la Présidentielle de 2012. Le sénateur a d'abord rappelé que 'l'environnement géoéconomique de l'île", et ce par rapport "aux îles voisines de l'océan Indien, mais aussi par rapport aux pays de l'Afrique australe et orientale" et "au delà de l'océan Indien : Inde, Indonésie, Chine".
Paul Vergès comme beaucoup d'élus locaux, réclame une adaptation plus pointue des règles européennes aux spécificités des RUP (Régions ultrapériphériques). La Réunion tente un lobbying. Si Younouss Omarjee, député européen, intervient à Bruxelles pour La Réunion et le PCR, sur des dossiers spécifiques (pêche, agriculture…), Didier Robert, président de la Région Réunion, et président de la Conférence des RUP, a un champ d'action plus large. Lors de sa rencontre le 19 décembre à Bruxelles avec les commissaires européens Johannes Hahn (politique régionale) et Michel Barnier (marché intérieur), le patron de la pyramide inversée a réitéré sa demande "du maintien des aides locales et des règles mieux adaptées pour La Réunion".
Parmi le maintien des "aides locales", il y a bien sûr l'octroi de mer qui est dans son année de réforme. Lundi, Paul Vergès a interrogé Victorin Lurel sur ce point : "Quelles solutions va-t-on proposer à l'Union européenne ?" La Région explore différentes pistes. Seule certitude : veiller la protection commerciale de la production locale. Au final, le dispositif ne devrait pas trop évoluer. Une telle perspective augure de peu ou pas de changement du statut institutionnel de La Réunion. Et ce, même si l'acte III de la Décentralisation va renforcer les prérogatives de la Région en matière économique, et ouvrir l'espace océan Indien à la mise place d'accords commerciaux multilatéraux.
C'est un paradoxe. Sur le fond, Paul Vergès et Didier Robert veulent la même chose. Toutefois, le président de la Région n'a pas les mêmes exigences statutaires sur la forme. Victorin Lurel, ministre des Outre-mers, ne privilégie ni l'un ni l'autre, dans l'acte III de la Décentralisation. Car, ce projet de loi qui s'inscrit dans le droit commun, doit d'abord concrétiser et réussir les 60 promesses électorales du candidat Hollande.
Paul Vergès comme beaucoup d'élus locaux, réclame une adaptation plus pointue des règles européennes aux spécificités des RUP (Régions ultrapériphériques). La Réunion tente un lobbying. Si Younouss Omarjee, député européen, intervient à Bruxelles pour La Réunion et le PCR, sur des dossiers spécifiques (pêche, agriculture…), Didier Robert, président de la Région Réunion, et président de la Conférence des RUP, a un champ d'action plus large. Lors de sa rencontre le 19 décembre à Bruxelles avec les commissaires européens Johannes Hahn (politique régionale) et Michel Barnier (marché intérieur), le patron de la pyramide inversée a réitéré sa demande "du maintien des aides locales et des règles mieux adaptées pour La Réunion".
Parmi le maintien des "aides locales", il y a bien sûr l'octroi de mer qui est dans son année de réforme. Lundi, Paul Vergès a interrogé Victorin Lurel sur ce point : "Quelles solutions va-t-on proposer à l'Union européenne ?" La Région explore différentes pistes. Seule certitude : veiller la protection commerciale de la production locale. Au final, le dispositif ne devrait pas trop évoluer. Une telle perspective augure de peu ou pas de changement du statut institutionnel de La Réunion. Et ce, même si l'acte III de la Décentralisation va renforcer les prérogatives de la Région en matière économique, et ouvrir l'espace océan Indien à la mise place d'accords commerciaux multilatéraux.
C'est un paradoxe. Sur le fond, Paul Vergès et Didier Robert veulent la même chose. Toutefois, le président de la Région n'a pas les mêmes exigences statutaires sur la forme. Victorin Lurel, ministre des Outre-mers, ne privilégie ni l'un ni l'autre, dans l'acte III de la Décentralisation. Car, ce projet de loi qui s'inscrit dans le droit commun, doit d'abord concrétiser et réussir les 60 promesses électorales du candidat Hollande.











