sak ifé nout jordu ék nout demin

Paris i commande encore la Droite locale ?


Édito
Mardi 21 Août 2012

"Paris i commande pa nou". Cette phrase rendue "publique" par Jean-Paul Virapoullé, et repris par Didier Robert, lors des Cantonales de 2011 et des Législatives de cette année, montre que le pouvoir parisien n'a d'intérêt pour ses relais locaux, seulement lorsque les leaders nationaux leur permettent d'asseoir la mainmise sur la Droite locale. Dans l'état actuel de la Droite locale, Paris a-t-il encore un quelconque intérêt pour ses représentants réunionnais ?


Paris i commande encore la Droite locale ?
La réponse à la question réside aussi dans la récente élection présidentielle. Il y a d'abord la campagne électorale du président-candidat Nicolas Sarkozy. C'était avant le premier tour. La Droite locale, presqu'unie, a mobilisé plus de 10.000 personnes à Saint-Pierre. Sur le podium et au premier rang des invités, les représentants locaux, "la kass l'armoire", ont montré à Nicolas Sarkozy pas encore battu, combien ils étaient fidèles, inféodés et solidaires.

Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy était arrivé très loin derrière François Hollande au premier tour à La Réunion. Le représentant de l'UMP, Xavier Bertrand, dépêché entre les deux tours pour (re)mobiliser les troupes, animait un meeting organisé à la va-vite devant une "foule" de 300 personnes, en comptant ceux qui s'étaient arrêtés parce qu'il croyait que c'était un tournoi de pétanque. Il est vrai que ce jour-là, Xavier Bertrand avait aussi les boules.

C'est un fait. Les rapports entre la Droite locale en particulier, et tous les partis politiques locaux et leur fédération nationale en générale, vont du simple au complexe. Si le PS s'appuie en permanence sur leur règlement, l'UMP a maintes fois laissé à ses représentants locaux, surtout à Didier Robert, de la marge. C'était le cas lors de la Municipale partielle de 2009 de Saint-Paul. C'était aussi le cas aux Cantonales de 2011 et des Législatives de cette année.

Même si les résultats n'ont pas été au rendez-vous, cette émancipation ponctuelle a permis un renouvellement de la classe politique. Didier Robert symbolise l'émergence de nouveaux visages sur l'échiquier local. Paradoxalement, la mise à l'écart des aînés a aussi affaibli la Droite. Car en même temps le patron de La Réunion en confiance a perdu de son aura. Une question se pose alors : la Droite locale doit-elle persévérer dans sa volonté d'émancipation ou maintenir ses liens étroits avec l'UMP Paris ?




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