sak ifé nout jordu ék nout demin

Où sont nos femen ?


Édito
Vendredi 16 Août 2013

Amina Sbouï, dit Tyler vient de poster une nouvelle photo d'elle, seins nus. La militante qui appelle à une « vraie révolution » proteste contre le gouvernement en place dans son pays.
Elle prend pour cible le « modèle prétendument démocratique » installé en Tunisie, où le parti islamiste Ennhada est au pouvoir.


Défendre Amina en Tunisie c'est défendre Liliane en France. 
Le pétrole, le gaz… ont rendu muettes nos élites. Elles ferment les yeux sur toutes les atteintes aux droits des femmes en particulier au Maghreb et au Moyen-Orient. Cette partie du monde vit désormais sous la pression culturelle rétrograde des monarchies pétrolières. 
 
En France, le féminisme militant qui, dans les années 70, avait ses sources dans la rue, se vautre maintenant dans les sofas des salons parisiens. Complices des ministres et des patrons du CAC 40, les élites féministes françaises ne sont plus que des animatrices d'émissions de divertissement. 
Elles ne défendront pas Amina au nom du pétrole, pas plus qu’elles ne s’occupent de Liliane qui dans sa banlieue n'a plus d'autre choix que de se faire voiler ou violer. 
 
Le féminisme à la Bachelot - Pulvar and co, veut toujours plus d'égalité entre les hommes et les femmes, mais uniquement pour les bourgeoises du XVI° arrondissement qui veulent aussi être ministre, députés, présidente, patronne de grands groupes... 
 
Pauvre Liliane qui ne peut plus mettre de jupes, ni danser, ni sourire… ni même travailler parce que les bus ne desservent plus sa zone. 
Qu'elle se rassure, pour elle, tout est prévu par les nouvelles féministes. 
On va lui envoyer les Grands Frères qui lui expliqueront que c'est elle la fautive, qu'elle est une allumeuse et qu'elle doit mieux se comporter pour ne pas exciter les Hommes du quartier, qui fort justement pensent la convoquer pour la prochaine tournante de samedi soir dans la cave de l'immeuble B.
 
Pour toutes les Liliane du monde, il faut soutenir Amina la Tunisienne. Une gamine de 19 ans qui, par son existence même, renvoie aux oubliettes de l'histoire les prétendues féministes françaises, ces soi-disant "chiennes de garde" que l'argent, les honneurs et la soif inassouvie de pouvoir, ont domestiquées jusqu'à les rendre serviles.
 
 
 

Siclone de Beauvoir



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