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N’abandonnez pas la vraie politique de Santé, monsieur le Président


Citoyen
Jeudi 21 Août 2014

Monsieur le Président, malgré que mot crise revient à chaque moment, on parle de crise économique, crise bancaire, crise de l’emploi, crise de la compétitivité, crise de la croissance, crise sociale…etc. Cependant la Santé et la Santé mentale ne doivent pas et ne peuvent pas être concernées par une « politique économique ou de restrictions» qui risque de remettre en cause la qualité de soins dans nos établissements de santé.


N’abandonnez pas la vraie politique de Santé, monsieur le Président
Car les hôpitaux ont besoin des moyens voire de conserver au minimum les moyens existants pour répondre à un soin de qualité avec de la relation humaine, qui soigne beaucoup plus que des médicaments, parfois ! C’est, ce que l’ensemble des personnels soignants aspirent pour nos patients hospitalisés aussi bien en psychiatrie qu’en hôpital général.
 
D’ailleurs, vous aviez dit lors du congrès de la mutualité Française en octobre 2012 : « que nous devrons porter tous ensemble, une nouvelle politique de santé et vous en serez aussi des acteurs (…) l’accès aux soins, c’est une conquête et cette conquête nous voulons la préserver ».
 
Et, c’est à titre que je souhaite vous interpeller lors de votre passage à la Réunion en tant que Président de la République, afin de nourrir à travers votre nouvelle politique de santé, de la cohérente entre les moyens en personnels suffisants et formés pour vraiment répondre aux vrais besoins de la population. Puisqu’en même temps, votre Ministre nous dit que les hôpitaux sont déficitaires, qu’il faut faire des économies et être rentable à tous niveaux ! Mais doit-on absolument faire de l’économie sur une politique de santé publique?
 
Je note M. Président, concernant la psychiatrie et que depuis les dispositions de Loi 2011-803 du 5 juillet 2011 entrée en vigueur le 1er août 2011 qui a acté d’accompagner certains de nos patients au contrôle du JLD dans le cadre des mesures de soins psychiatriques sous contraintes, qu’aucun moyen a été accordé, alors qu’une évaluation aurait été nécessaire pour mesurer les besoins en postes supplémentaires. Car il s’agissait bien de faire des actes complémentaires et supplémentaires sans moyen nouveau encore à ce jour.
 
De plus, aujourd’hui, nous plions à des protocoles imposés par nos grands« experts »bien souvent ignorant le terrain professionnel, pour nous exiger à des tâches administratives« ubuesques» d’entrer nos actes ! Qui semblent devenir plus importantes que nos patients ! Alors, que vous aviez dit vous-même, la stratégie d’une nouvelle politique de santé repose sur plusieurs exigences : « la première c’est la qualité, qualité de soins, qualité des pratiques et nous devons à tous moment rechercher cette qualité et ne jamais rien cédé par rapport à cette obligation ».
 
Mais comment faire, une politique de qualité si votre politique semble être à la diminution de nos moyens ? A la Réunion, dans certains hôpitaux, les organisations syndicales ont pris l’initiative de signer un protocole pour une réduction de travail à 37H30 afin de permettre la création des emplois en équivalent à nos jeunes diplômés (une jeunesse où près de 60% est au chômage). Cette solidarité, nous avons voulu pour notre jeunesse.
 
Alors, ne réduisez pas les moyens de nos hôpitaux parce que c’est aussi une conquête et cette conquête nous voulons aussi la préserver.
 
 
Secrétaire adjoint CFDT

Jean Claude Comorassamy



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