inforeunion : Un regard Réunionnais - Ile de La Réunion - Océan Indien
Pour une info de qualité…

Mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition


Politique
Vendredi 10 Mai 2013

Le 10 mai est la "journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition" depuis 2006.


Mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition
La France est le premier Etat et demeure le seul qui à ce jour ait déclaré la traite négrière et l’esclavage «crime contre l’humanité ». Elle est également le seul Etat à avoir décrété une journée nationale de commémoration. Le 10 mai évoque la déclaration de Delgrès en 1802 et marque aussi le jour de l’adoption à l’unanimité par le Sénat, en deuxième et dernière lecture de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité (loi n°2001-434 du 21 mai 01).

Outre la journée nationale du 10 mai, le calendrier officiel des commémorations de la traite, de l’esclavage et de leur abolition comporte :
- Les journées fériées célébrant la fin de l’esclavage dans les territoires d’outre-mer : le décret n°83-1003 du 23 novembre 1983 relatif à la commémoration de l’abolition fixe le 27 avril pour Mayotte, le 22 mai pour La Martinique, le 27 mai pour la Guadeloupe, le 10 juin pour la Guyane et le 20 décembre pour La Réunion.
- La journée à la mémoire de la souffrance des esclaves le 23 mai ;
- Les journées internationales du 23 août (« Journée internationale du souvenir de la traite et de son abolition » initiée par l’UNESCO en 1998) et du 2 décembre (« Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage » de l’ONU en référence à l’adoption de la « Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et l’exploitation de la prostitution d’autrui » adoptée le 2 décembre 1949).

Une circulaire du 29 avril 2008, parue au JO le 2 mai 2008, récapitule ces dates de commémoration de la traite, de l’esclavage et de leur abolition pour la France.

A l’occasion de cette journée des mémoires, la préfecture de La Réunion, la direction des affaires culturelles - océan Indien (Dac-oI), l'académie de La Réunion et le conseil régional ont proposé à des lycéens la 2ème édition du concours "Traites, esclavage et abolitions" pour l'année scolaire 2012- 2013 sur le thème "La traite dans l’océan Indien vers l’île Bourbon au XVIIIème siècle".

Il s’agissait pour les participants de produire un récit de vie fictif (une vie entière ou une partie) d’une personne ou d’un groupe de personnes capturée(s) ou achetée(s) en Afrique, en Inde, en Indonésie, à Madagascar ou aux Comores, transportée(s) et vendue(s) à Bourbon au XVIIIème siècle.

Ce projet transdisciplinaire offre l'occasion d'aborder des caractéristiques historiques et géographiques liées à l'adaptation des programmes de la classe de 2nde à La Réunion. La remise des prix s’effectuera prochainement.

Préfecture



      Partager Partager

Les commentaires

1.Posté par Bayoune le 10/05/2013 15:18
"- Les journées fériées célébrant la fin de l’esclavage dans les territoires d’outre-mer : le décret n°83-1003 du 23 novembre 1983 relatif à la commémoration de l’abolition fixe le 27 avril pour Mayotte, le 22 mai pour La Martinique, le 27 mai pour la Guadeloupe, le 10 juin pour la Guyane et le 20 décembre pour La Réunion. ". Comment se fait-il qu'à la Réunion l'abolition de l'esclavage n'a été proclamée que le 20 décembre? Mayotte se trouve pas trop loin de la Réunion, il aurait donc fallu au bateau qui amenait la nouvelle 8 mois de traversée, ou n'y aurait-il pas d'autres raisons inavouables pour kontiniyé taze lo Réniyoné. Si nous regardons bien la Martinique et la Guadeloupe le proclamation de l'abolition se fait dans le même mois. Pourquoi encore une fois avoir fait attendre la Réunion plus longtemps. Observons de plus près, cette proclamation aux Antilles, la récolte des cannes était terminée, mais à la Réunion, la coupe se termine qu'en décembre, et, comme par hasard, l'abolition est proclamé juste après la fin de la coupe. Les groblancs n'ont -ils pas réussi un coup de force pour couper leur cannes gratuitetement. Anou Réniyoné, té konsidéré konm bèf brankar bann zesklavaziste. A moins qu'il y aurait une autre explication!!! Kosa zot i panss?

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter