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Législatives : la candidature de Nassimah Dindar, un souci plus pour la Gauche pour la Droite


Invité(e)
Vendredi 2 Mars 2012

C'est un paradoxe. L'entrée en campagne pré-électorale de Nassimah Dindar (Union des centres et Modem), présidente du Conseil général, embête plus ses partenaires socialistes et communistes, que ses concurrents de l'opposition départementale. Le PCR et le PS n'ont pas fini de dresser des obstacles devant la présidente du Département, qui elle, trace sa route. Chacun son chemin…


Législatives : la candidature de Nassimah Dindar, un souci plus pour la Gauche pour la Droite
La bataille est déjà épique sur la première circonscription. Les trois composantes de la majorité arc-en-ciel du Conseil général, y sont représentées. Erika Bareigts (PS), Pierre Vergès (Alliance/PCR et quatrième vice-président de Nassimah Dindar), et Nassimah Dindar, présidente du Conseil général ("Modéré" et Modem).

Le Modem a même deux candidats pour l'heure. Michel Lagourgue, conseiller régional centriste élu sur la liste de l'Alliance, joue également une belle carte sur cette circonscription. La confirmation de la candidature de Nassimah Dindar, programmée la semaine dernière et reportée à une date ultérieure pour cause de violences urbaines, n'arrange surtout pas le PS, à Gauche.

Les socialistes ont bien tenté de l'en dissuader. En vain. Il est vrai que la proximité des "Modéré" et du PS au sein de la majorité départementale peut créer la confusion dans la tête de certains électeurs, et ce au profit de la présidente. Le PCR, le troisième courant du groupe majoritaire, lui, est dans une autre position : créer le plus d'embêtements à Nassimah Dindar.

En effet, il y a un an et demi, le parti n'envisageait nullement une candidature communiste sur la première circonscription. A cette époque, le soutien du PCR à Michel Lagourgue, conseiller régional Modem élu sur la liste de l'Alliance, était chose acquise pour les Législatives. Il y a un an le contexte à évoluer. L'Alliance/PCR avait alors à choisir entre Michel Lagourgue et Nassimah Dindar, de plus en plus candidate.

Puis, il y a quelques mois la situation a encore évolué. La lune de miel entre le Nassimah Dindar et le PCR touchait à sa fin. Le parti communiste perdait sa représentation et son influence au sein du cabinet de la présidente et de la communication. "Nassimah Dindar est redevenue un chef de parti", selon les propres termes de Paul Vergès. La sanction a été immédiate.

La section communiste de Saint-Denis qui s'est constituée en un temps record, a demandé à la direction du PCR de valider la candidature de Pierre Vergès sur la première circonscription. Le secrétariat a validé. Résultat : ni Michel Lagourgue, ni Nassimah Dindar, n'aura pas l'investiture communiste. Pire, si l'un d'eux est au second tour, le prochain accord PS - PCR pour le second tour des Législatives, sera un véritable obstacle.

La Droite, elle, essaiera de tirer les marrons du feu…




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