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Le jour où le PS s'est discrédité au Conseil général


Édito
Jeudi 13 Décembre 2012

Le socialisme par définition, c'est le progrès, la solidarité, un objectif commun, le partage, un pour tous, et tous pour un. Hier lors de l'Assemblée plénière du Conseil général PS local, c'était : Jean-Claude Fidji et Gérald Maillot qui filent à l'anglaise pour ne pas voter le budget, des conseillers généraux qui répètent leur désir de quitter la majorité, Un Jean-Jacques Vlody dans le rôle du pompier de service, et des socialistes qui traitent d'autres socialistes d'élus alimentaires. Au nom de la Rose…


Le jour où le PS s'est discrédité au Conseil général
Daniel Huet "qui s'était égaré dans les couloirs du palais de La Source mardi, et qui s'était retrouvé à la conférence de presse de Nassimah Dindar, alors que son groupe PS ne devait pas y être", s'est retrouvé le mercredi (ndlr : hier), élu au Cnarm. "Soi-disant, il avait démissionné de la présidence de la Sica-Habitat", parce qu'il voulait quitter la majorité départementale". C'est vrai. Le conseiller général de Saint-Benoît faisait partie des socialistes qui veulent sortir de la majorité.

"C'est vrai, j'étais prêt à partir. Mais, la majorité a décidé de rester alors je continue à travailler. Ce serait bien qu'on se mette d'accord et qu'on soit cohérent". Sur ce point, Daniel Huet a totalement raison. "Nous avons participé à l'élaboration de ce budget primitif. Notre groupe n'a pas voulu le présenter. Et lors de l'Assemblée plénière, certains n'ont pas voulu le voter". Selon Gérald Maillot, les socialistes n'ont pas participé aux arbitrages.

Est-ce que cela suffit à justifier les attitudes socialistes lors des minutes qui ont précédé le vote. Jean-Claude Fidji a été le premier à "filer à l'anglaise". La démarche assurée, un peu comme la panthère rose, il a pris le temps de jeter un œil sur le côté pour savoir si quelqu'un l'avait vu, pas de chance il y avait un journaliste, puis a pris sa voiture et a disparu. Gérald Maillot lui est parti en colère. Quant à Philippe Leconstant, à un moment donné, lui non plus n'était plus visible.

Au pupitre, Jean-Jacques Vlody tentait tant bien que mal de limiter la casse. C'était "bien" dans la première partie de son intervention, il a été mauvais dans le second, trop long lorsqu'il a parlé des emplois d'avenir. Ça tombait comme un cheveu sur la soupe. Ce qui a déclenché la colère d'André Thien-Ah-Koon qui s'est pris pour un rossignol. Il a même tapé sur son pupitre.

Plusieurs conseillers généraux socialistes ont regretté cette longueur. "En fait, il fait le grand écart, c'est parce qu'il a tout intérêt à rester auprès de Nassimah Dindar, s'il veut compter sur la collectivité locale dans la perspective des Municipales de 2014. C'était déjà le cas lors des Législatives de juin. Jean-Jacques est devenu gourmand, il n'y en a que pour lui. Maintenant, je sais qu'il y a aussi des socialistes alimentaires". C'est un des élus PS qui veut quitter la majorité qui a "vidé son cœur". Ceux-ci se sont abstenus ou n'ont pas participé au vote du BP.

L'exaspération gagne du terrain au PS. Les tensions Annette d'un côté / Lebreton-Vlody-Fruteau-Vergoz de l'autre, prennent de l'ampleur. La volonté de Gilbert Annette de demeurer au sein de la majorité départementale, irrite ceux qui veulent une position claire et précise. "Nous en avons marre d'être entre le marteau et l'enclume. Un jour, ils sont contre, ils s'opposent, le lendemain, ils s'embrassent. Nous, on ne sait plus quoi faire. Quitter la majorité est la meilleure solution".

Entre le besoin et l'utilisation des moyens du Conseil général pour préparer les Municipales de 2014 et les Cantonales de 2015, et le choix de la cohérence et du respect de soi, un(e) politique fera toujours le choix qui s'impose… Et le PS qui prône la solidarité, l'objectif commun, le partage…, fait comme tous les autres partis politiques. Se dévoyer s'il le faut pour défendre des valeurs auxquelles aucun(e) politique n'y croit plus, mais sur lesquelles tous (ou toutes) veulent être élu(e). Du moins dans les discours...




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Les commentaires

1.Posté par collectif Réunionnais en Métropole :"OUBLI PA NOU''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''' le 13/12/2012 08:03
Et pendant ce temps...
Les petites gens , ces gran moun, ces momon, ces chômeurs, ces sans abris...et pendant ce temps Elles, Eux , croient encore au Papa Noël ...NON. NON . Elles réclament, ils réclament que Maman Noëlle vienne car Elle , la Mère Noëlle ,elle sait combien la misère est encore plus forte chaque jour. Chaque jour faut aller faire ses courses avec un grand panier qui à la sortie du grand magasin sera presque vide ...les prix...les Prix..sans le sous..;.et puis un grand soubik ça permet de "cacher" la maigre pitance achetée ! Et pendant ce temps ...les élues, les élus continuent leur spectacle de "pauvres guignolesques". Un spectacle qui ne fait pas rire le Peuple.
Tiens ! si le 24 décembre on allait voir les" Guignols "au Palais de la Source. Ça nous changerait un peu et on va rigoler. Ça c'est sûr.
Dallon ! Allon ! Allon !

Aimé TECHER
porte-parole

2.Posté par Gérard Jeanneau le 13/12/2012 08:56

La Rose se meurt, la Rose est morte, dirait Bossuet.

On peut écouter le glas de la Rose en cliquant sur le lien suivant :

3.Posté par TEGO le 13/12/2012 09:22
TEGO, retient en lisant l' édito de M. Jismy Ramoudou que ces dirigeants socialistes locaux sous le soleil rose se traitent " d'élus alimentaires " au moins on sait à quoi servent ces socialistes lors de l'assemblée plénière du Conseil général !
Tous ces dirigeants PS local sont des p'tits bras .

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