Qui peut stopper la "croisade" de Patrick Lebreton soutenu par plusieurs ténors socialistes, contre le "clan" ou la "famille" Annette ? Sans doute peu de personnes. Car, le leader naturel des socialistes des champs a franchi ce week-end, une autre étape essentielle, dans son objectif de réussir une "OPA" sur son parti, et d'en écarter Gilbert Annette et ses proches, ses principaux obstacles. Le parlementaire se révèle fin tacticien et stratège.
Fils spirituel de Christophe Payet, ancien maire et conseiller général de la Petite-Ile, Patrick Lebreton est d'abord un autodidacte. Homme de communication, orateur devenu hors-pair, leader naturel pour certains et autocrate (quelque peu colérique) pour d'autres, le nouveau maire de Saint-Joseph en 2001, écrase tout sur son passage depuis. Charismatique pour beaucoup, "mégalo" pour quelques uns, Patrick Lebreton est depuis longtemps incontournable sur l'échiquier politique local.
Son combat pour une meilleure reconnaissance du Sud, s'est propagé au PS, surtout à partir de 2005, l'année de la concrétisation de sa rivalité avec Gilbert Annette, alors premier secrétaire fédéral. "Nous avions un accord, mais le Sud a présenté un candidat contre moi. A cet instant, l'accord a été rompu", a répété le maire de Saint-Denis.
"Avec notre soutien, Gilbert Annette a pris la tête du PS, pour reprendre la mairie de Saint-Denis en 2008, ensuite il devait rendre le parti à Michel Vergoz. Il ne l'a pas fait", a martelé Patrick Lebreton quelques mois avant les Régionales 2010". Cette année 2009 a été celle des phrases assassines, des déchirures et du - presque - point de non-retour. Les socialistes du Sud avaient déjà leur liste pour les Régionales 2010. La perspective des Cantonales et des Sénatoriales, et de la Présidentielle et des Législatives 2012, a sauvé l'unité du parti.
C'est dans ce contexte que Patrick Lebreton a travaillé à consolider son groupe. Michel Vergoz puis Jean-Claude Fruteau, deux anciens premiers secrétaires fédéraux, sont passés de son côté. Si les Cantonales 2011 ont été à l'avantage de Gilbert Annette, les Sénatoriales 2011 et les Législatives 2012 ont renforcé les rangs du député-maire de Saint-Joseph. Le jeu des démissions pour cumul de mandats, a également tourné en faveur du parlementaire du Sud.
Hormis au Conseil général, en terme de représentativité politique, Patrick Lebreton et ses amis, ont une supériorité numérique probante sur les socialistes du Nord qui restent majoritaire au sein des instances du PS local (du 70 % contre 30 %). Peut-on parler d'une forme d'équilibre des pouvoirs ? Pas du tout. Il est évident que le Progrès de Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau, Michel Vergoz et Jean-Jacques Vlody, ont pris le pouvoir (ou le contre-pouvoir à Gilbert Annette).
Cette tendance se confirmera un peu plus lorsque ses dirigeants afficheront le nombre des premiers adhérents. Car, il est évident que Patrick Lebreton veut aller au bout de sa logique : dépouiller Gilbert Annette, son "clan" et sa "famille" de ses prérogatives. C'est aussi pour cette raison que le premier rendez-vous du Progrès avec le public, aura lieu à Sainte-Marie, là où Christian Annette, le frère de Gilbert, sera tête de liste aux Municipales 2014...
Fils spirituel de Christophe Payet, ancien maire et conseiller général de la Petite-Ile, Patrick Lebreton est d'abord un autodidacte. Homme de communication, orateur devenu hors-pair, leader naturel pour certains et autocrate (quelque peu colérique) pour d'autres, le nouveau maire de Saint-Joseph en 2001, écrase tout sur son passage depuis. Charismatique pour beaucoup, "mégalo" pour quelques uns, Patrick Lebreton est depuis longtemps incontournable sur l'échiquier politique local.
Son combat pour une meilleure reconnaissance du Sud, s'est propagé au PS, surtout à partir de 2005, l'année de la concrétisation de sa rivalité avec Gilbert Annette, alors premier secrétaire fédéral. "Nous avions un accord, mais le Sud a présenté un candidat contre moi. A cet instant, l'accord a été rompu", a répété le maire de Saint-Denis.
"Avec notre soutien, Gilbert Annette a pris la tête du PS, pour reprendre la mairie de Saint-Denis en 2008, ensuite il devait rendre le parti à Michel Vergoz. Il ne l'a pas fait", a martelé Patrick Lebreton quelques mois avant les Régionales 2010". Cette année 2009 a été celle des phrases assassines, des déchirures et du - presque - point de non-retour. Les socialistes du Sud avaient déjà leur liste pour les Régionales 2010. La perspective des Cantonales et des Sénatoriales, et de la Présidentielle et des Législatives 2012, a sauvé l'unité du parti.
C'est dans ce contexte que Patrick Lebreton a travaillé à consolider son groupe. Michel Vergoz puis Jean-Claude Fruteau, deux anciens premiers secrétaires fédéraux, sont passés de son côté. Si les Cantonales 2011 ont été à l'avantage de Gilbert Annette, les Sénatoriales 2011 et les Législatives 2012 ont renforcé les rangs du député-maire de Saint-Joseph. Le jeu des démissions pour cumul de mandats, a également tourné en faveur du parlementaire du Sud.
Hormis au Conseil général, en terme de représentativité politique, Patrick Lebreton et ses amis, ont une supériorité numérique probante sur les socialistes du Nord qui restent majoritaire au sein des instances du PS local (du 70 % contre 30 %). Peut-on parler d'une forme d'équilibre des pouvoirs ? Pas du tout. Il est évident que le Progrès de Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau, Michel Vergoz et Jean-Jacques Vlody, ont pris le pouvoir (ou le contre-pouvoir à Gilbert Annette).
Cette tendance se confirmera un peu plus lorsque ses dirigeants afficheront le nombre des premiers adhérents. Car, il est évident que Patrick Lebreton veut aller au bout de sa logique : dépouiller Gilbert Annette, son "clan" et sa "famille" de ses prérogatives. C'est aussi pour cette raison que le premier rendez-vous du Progrès avec le public, aura lieu à Sainte-Marie, là où Christian Annette, le frère de Gilbert, sera tête de liste aux Municipales 2014...











