En fait, les commerçants que nous sommes ont été roulés dans la farine sur ce dossier. Deux problèmes étaient l'objet de nos
préoccupations.
Problème n°1 : la gendarmerie laissée à l'abandon. Résultat : des squatteurs dans les locaux la nuit, des rats qui prolifèrent,
alors qu'il y a des commerces de l'autre côté de la rue.
Bref, ces locaux abandonnés ne constituent pas une verrue mais une véritable plaie ouverte qui donne une sale image de
notre centre ville, pour ne pas dire de la ville.
Pierre Vergès, candidat aux élections cantonales de mars 2011, avait déjà été alerté par nos soins. Celui-ci nous avait
répondu que ce problème ne relevait pas de la responsabilité du département, mais qu'en tant que membre du cabinet du
maire du Port, il allait faire remonter l'information.
Il nous avait même proposé qu'une pétition soit signée par les commerçants riverains, afin d'appuyer une lettre du maire aux
autorités qui mettrait ces derniers au pied du mur : ou bien elles agissent et remettent en état les lieux, ou bien elles autorisent
la mairie à occuper temporairement les lieux pour en faire une vitrine du commerce du centre ville portois, avant la nouvelle
affectation définitive de ces locaux, un commissariat de police paraît-il.
Depuis, plus rien, aucune nouvelle.
Est-ce parce que Pierre Vergès s'était un peu trop avancé ? En tout cas, on ne l'a plus revu, et on n'a plus rien vu même !
Circulez, il n'y a rien à voir.
Problème n°2 : le marché couvert complètement délabré. Pour ceux qui connaissent l'histoire du Port, Léon de Lépervanche,
ancien maire du Port, faisait des meetings devant l'esplanade du marché. Il y avait même des bals populaires qui y étaient
organisés. C'était bien avant que le marché ne soit fermé.
Là encore, en 2011, Pierre Vergès nous avait fait miroiter une démarche participative. Meilleure encore que celle qui était
prônée par la candidate Ségolène Royal aux élections présidentielles de 2007 !
Il nous avait dit là encore que bien que cela ne relevait pas du conseil général, il proposait de conduire cette démarche parce
qu'il était chargé par le maire de suivre ce dossier.
Il avait ainsi préconisé la mise en place d'un collectif de commerçants en lien avec la mairie, pour identifier les enjeux,
recenser nos besoins, et inscrire dans un cahier des charges l'obligation d'associer les commerçants du centre ville à la
réhabilitation du marché.
L'enjeu était bien sûr d'en faire un pôle attractif pour les commerçants qui ont fait cette ville, bien avant que Jean-Yves
Langenier, et Pierre Vergès, ne soient maires de notre ville.
Est-ce là encore Pierre Vergès qui s'est trop avancé. Est-ce là encore la raison du licenciement de Pierre Vergès par Jean-
Yves Langenier ? Toujours est-il que nous commerçants n'avons pas revu Pierre Vergès.
Pire, ce qu'il avait proposé n'a pas été repris, et à la place, ce dossier repris en main par le duo Langenier-Moreau a abouti à
notre mise à l'écart à nous commerçants, et à l'attribution au groupe Casino du destin de ce lieu emblématique de la cité
maritime. Inutile de dire que le groupe cher au maire sortant, qui est allé en personne défendre le projet d'extension du Jumbo
de 7000 m2, et à son poulain Loulou Hyppolite va tout faire pour ramener la maigre clientèle qui fréquente encore le centre
ville vers le Jumbo du Sacré Cœur. On ne voit pas pourquoi il nous favoriserait, lui qui vient de décider d'agrandir de 7000
mètres carrés son centre commercial, en écartant, paraît-il, le groupe Ravate (demandez-vous pourquoi).
Dans ce contexte, il ne nous reste plus à nous commerçants qu'à être vigilants envers les candidats à cette élection
municipale, car encore une fois, notre sort est entre les mains de politiciens qui décident trop souvent sans nous consulter,
parce qu'ils croient que une fois élus, ils deviennent rois.












