sak ifé nout jordu ék nout demin

Le PS place le Progrès au pied du mur


Édito
Vendredi 30 Août 2013

La Fédération socialiste locale est bonne stratège. En appliquant le principe : "Les statuts, rien que les statuts et tous les statuts", les responsables placent les dirigeants du Progrès devant un choix simple : soit "vous respectez les règles du parti, vous restez au PS", soit "vous vous mettez en dehors de la règlementation, et vous vous mettez en dehors du parti". Le PS local marginalise du même coup les primaires et l'influence du Progrès. Quelles sont les marges de manœuvre du Progrès ?


Le PS place le Progrès au pied du mur
La réponse se résume à cette question : Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau, Michel Vergoz et Jean-Jacques Vlody, veulent-ils demeurer au sein du PS local ? Avant ou après les Municipales 2014 ? C'est à ces interrogations que devront répondre ces parlementaires à l'occasion de l'élection du premier socialiste par les adhérents à jour de leur cotisation, dans chaque section. Philippe Leconstant et Gilbert Annette veulent des précisions.

A moins d'un changement d'attitude et de comportement de part et d'autre, c'est un statu quo permanent entre les deux courants forts du PS local. Il y a une chance très infime pour que cela change. Philippe Leconstant le reconnaît lui-même. "Nous avons des échanges informels avec les responsables du Progrès, c'est lors de rencontres fortuites. A ce jour, il n'y a eu aucune réunion officielle. Il y a bien eu un déjeuner de travail avec dirigeants nationaux à Paris, dont Victorin Lurel, mais cela n'a en rien fait évoluer nos relations".

La stratégie de la Fédération socialiste locale, une simple application des textes, et avancer la date du vote au 19 septembre pour l'élection du premier socialiste par chaque section, va obliger Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau, Michel Vergoz et Jean-Jacques Vlody à une réaction. Plusieurs hypothèses sont possibles. Ils acceptent les règles du jeu, tout en étant au Progrès. Ils se mettent en marge du PS, et présentent des listes du Progrès aux Municipales 2014 entre autres contre le PS, et préparent du même coup les Régionales 2015.

Si la rupture entre le PS et au moins trois dirigeants du Progrès, est acquise, il est essentiel pour chaque parti de ne pas traîner, comme un boulet, la responsabilité de la désunion. Car, si cette anathème aura peu d'incidence aux Municipales 2014, - Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau et Michel Vergoz n'ayant nullement besoin du PS pour gagner, et réciproquement pour Gilbert Annette -, ce sera sans doute différent pour les Régionales 2015. Les "traîtres" sont souvent "punis" par la population...






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Les commentaires

1.Posté par vers le changement le 30/08/2013 07:57
halte aux partis nationaux, l'atomisation des partis locaux montrent une usure des partis nationaux
et oui la vague bleue et les personnalités locales qui émergent

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