sak ifé nout jordu ék nout demin

Le PS national ne peut sanctionner les co-fondateurs du Progrès


Édito
Mardi 5 Mars 2013

Philippe Leconstant confond vitesse et précipitation. Comment peut-il croire que des hommes politiques aussi expérimentés que Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau, Michel Vergoz et Jean-Jacques Vlody vont prendre le risque de se mettre en marge des textes de leur parti, s'exposer ensuite à des sanctions. Et être exclus du PS local, alors que leur seul objectif est de prendre la direction de ce même parti.


Le PS national ne peut sanctionner les co-fondateurs du Progrès
C'est donc un autre jeu de poker-menteur qui commence au parti socialiste local. Philippe Leconstant, nouveau premier secrétaire fédéral du PS, pour certains, Gilbert Annette, ex-premier secrétaire fédéral du parti, abat une première carte : les statuts du PS. Pour l'heure, rien de ce qu'a fait les co-fondateurs du Progrès, tous profondément socialistes, va à l'encontre du fonctionnement du parti.

Et pire, le secrétariat a tort de se placer dans l'attente des moindres erreurs des dirigeants du Progrès. Car, cette posture augure d'un échange coup pour coup qui va envenimer le climat, tétaniser certains socialistes, augmenter la suspicion, détériorer les liens encore existant entre les deux camps, et conduire à la destruction de l'une des deux parties au profit de l'autre. Le PS local perdra beaucoup s'il devait parvenir à cette extrémité.

Si Philippe Leconstant est dans son rôle lorsqu'il annonce son intention d'en référer à Paris, le nouveau premier secrétaire fédéral ne doit pas pour autant ignorer l'opportunité qui se présente à lui, pour redessiner les contours du PS local y compris ses statuts, s'émanciper peu à peu de la tutelle de Gilbert Annette, et s'imposer comme l'homme du consensus. Comme nous l'avons écrit la semaine dernière, le véritable enjeu du "Progrès", ce sont les Régionales 2015.

Par exemple, plus question de laisser seul Gilbert Annette de décider avec qui les socialistes pourraient faire alliance ou s'unir pour diriger les instances régionales. Rappelez-vous à l'issue des Cantonales 2011, Patrick Lebreton et Jean-Jacques Voldy étaient prêts à construire une majorité avec Objectif Réunion de Didier Robert. Gilbert Annette s'y est opposé. Seul. Cette affaire est restée discrète.

Cette fois-ci, c'est différent. Chacun camp va tenter de mettre à jour les stratégies d'alliance du rival. Philippe Leconstant (ou Gilbert Annette) a tiré le premier. Un coup en l'air. Une première sommation. Sans doute. Au cas où le "Progrès" s'aventure à jouer sur plusieurs tableaux. Et contre le PS local…




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Les commentaires

1.Posté par Lanspek le 05/03/2013 09:32
Les expérimentés Lebreton et Fruteau ne sont plus adhérents du Parti socialiste depuis quelques temps déjà. Arrêtez de confondre être socialiste et être membre de la Fédération PS.

2.Posté par TEGO le 05/03/2013 13:30
Est ce le début de la fin pour le sieur ANNETTE , de très grosses surprises l' attendent dans les mois à venir sur son élection à la mairie de Sin Dni !

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