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Le PS, le PCR et la Droite : le changement, c'est maintenant !


Politique
Mercredi 22 Août 2012

Le congrès du PS, c'est au mois d'octobre, l'élection du président de l'UMP national, c'est le 18 ou 25 novembre, et le PCR n'a pas dévoilé la date de la consultation populaire qu'elle prépare. Le microcosme politique local va vivre une mutation essentielle d'ici la fin de l'année. Car il s'agit de définir les chefs de file qui vont conduire la bataille des Municipales de 2014, et des Cantonales et des Régionales de 2015. Et, les jeux des alliances.


Le PS, le PCR et la Droite : le changement, c'est maintenant !
Seule certitude : ce ne sera pas simple. Que ce soit au PS ou à Droite. Au PCR, la tradition devrait être respectée avec une motion finale adoptée à l'unanimité lors d'une journée "extraordinaire".

Qu'est-ce qui va ou peut changer dans le paysage politique local d'ici la fin de l'année ? En matière de rapport de force entre les partis, pas grand chose, il faut surtout s'attendre à une évolution significative à l'intérieur même de chaque parti.

Au PCR, le Conseil de reconstruction a donné aux secrétaires de section "carte blanche" pour proposer un autre fonctionnement. Paul Vergès, en conférence de presse, a dit faire confiance à "l'équipe mise en place" pour travailler sur la refondation. "Ce n'est pas une refondation, c'est une reconstruction", a précisé Maurice Gironcel sur Télékréol.

Une reconstruction sans Eric Fruteau, maire de Saint-André, désormais réfractaire aux stratégies du PCR, et un Claude Hoarau, maire de Saint-Louis, qui a des affinités prononcées avec le ministère de l'Outre-mer, alors que le PCR "i mange pas un grain d'sel avec Victorin Lurel". Le PCR doit aussi effacer la rupture "préjudiciable" d'avec Huguette Bello (du moins si l'on se réfère aux Législatives). "Des défaites, j'en ai connu, ça va, ça vient", avait dit le patron du PCR. Sauf que depuis 2010, ça va, ça vient et ça perdure.

Quelle sera la stratégie du PCR pour repartir sur des bases nouvelles ? Cela concerne surtout la forme, sur le fond, les propositions communistes pour la Présidentielle, restent les mêmes et sont actualisées en permanence.

Comment le PS va-t-il intégrer ses "préconisations" dans les trente mesures pour l'Outre-mer du PS ? Il y a peu de chance que cela se fasse lors du congrès du mois d'octobre. L'enjeu essentiel de ce rendez-vous sera la succession de Gilbert Annette. Qui de Gilbert Annette ou de Patrick Lebreton est ou sera le mieux placé ?

Si l'on tient compte des résultats du PS depuis 2010, l'actuel premier secrétaire fédéral présente un bilan positif. Le PS (tout le PS) sous sa direction collégiale, a réussi des résultats probants : six conseillers régionaux, onze conseillers généraux, la participation socialiste à la majorité départementale, un sénateur, un plébiscite de François Hollande à la Présidentielle, et cinq députés.

L'avantage et l'inconvénient du PS aujourd'hui, c'est d'être dans la majorité. Et, il n'est donc pas question que la confrontation PS des villes et PS des champs, tourne au pugilat, surtout pas compris dans la presse. C'est sans doute la principale équation que devra résoudre le PS avant son congrès.

L'autre équation sera de calmer l'impatience de la population, souvent mise à rude épreuve par un PCR "vigilant", critique et pressant. Le PS, désormais dans le rôle de relais de transmission, avance sur un fil, très mince et fragile" vers des Municipales de 2014, et des Cantonales et Régionales 2015 qui ne lui seront plus aussi favorables que l'ont été la Présidentielle et les Législatives. Pour résumer, l'enjeu du congrès PS d'octobre, c'est d'afficher l'unité du parti. Et ce ne sera pas simple. La question est : qui va prendre le risque de la division ?

Cette même question à laquelle devront répondre les chefs de file de la Droite, au lendemain de l'élection du président de l'UMP. Ce sera le 18 novembre prochain.

A ce jour, la Droite classique est bicéphale (deux leaders). Didier Robert, président de La Réunion en confiance, et Michel Fontaine, président de l'UMP, forment un duo presque parfait. Du moins en façade. La réalité est différente. C'est visible dans leur positionnement et les stratégies. "Je ne partage pour toutes les positions de Michel Fontaine, ce qui est naturel", avait dit en conférence de presse, Didier Robert.

Si la bataille pour la présidence de l'UMP national n'aura aucune influence ce rapport de force, la stratégie de l'UMP local devrait se différencier de celle de La Réunion en confiance. La Droite s'est plongé dans une profonde somnolence depuis les sénatoriales de 2011. Du moins aux yeux de l'opinion publique et dans la presse.

Car sur le terrain, les échanges se multiplient et chaque camp échafaude son plan de travail. "Didier Robert consulte, pas seulement à Saint-Denis, le président veut écouter et entendre tous les militants de notre mouvement". Un deuxième diagnostic sera-t-il nécessaire ? Aura-t-on recours à un radiologue du Sud ? Sans doute.

Car, la Droite ne s'est toujours pas remise des échecs aux Municipales et Cantonales de 2008, des Cantonales de 2011 et de la Présidentielle et Législatives de cette année. Encore groggy pour certains, et traumatisés pour d'autres, la convalescence se poursuit. Rares sont ceux qui souhaitent ou veulent s'exprimer. Que ce soit sur les contrats aidés ou les emplois verts.

La campagne pour l'élection du futur président de l'UMP va-t-elle amener ouvrir et rendre publique le débat sur la refondation de la Droite ? Il serait temps. Car que ce soit pour la Droite, le PS et le PCR, le changement, c'est maintenant...





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Les commentaires

1.Posté par Lanspek le 22/08/2012 08:15
Comme à ses errements habituels, Jismy Ramoudou fait l'impasse sur des données fondamentales en ce qui concerne le choix des dirigeants du PS. En effet, les statuts du Parti Socialiste précise sans ambiguïté aucune les règles et conditions à remplir pour se prévaloir aux fonctions de ses différentes instances. Il apparaît ainsi que pour être du PS il faut avant tout, PERSONNE NE LE CONTESTERA, être à jour de ses cotisations d'adhérent/es et d'élu/es (en ce qui concerne ceux et celles qui perçoivent des indemnités). En second lieu, il convient de souligner que nul ne peut se proclamer vainqueur avant de se soumettre aux votes des adhérent/es (à jour de leurs cotisations). Aussi, je dis à Jismy Ramoudou d'arrêter ses déclarations polémistes et qu'il peut se brancher sur le site du Parti Socialiste pour vérifier mes commentaires. A bon entendeur salut!

2.Posté par Filaumard le 22/08/2012 18:53
Je suis un militant de droite.
J'ai fais confiance a Didier "déficit"Robert. Je suis trés trés déçu par son coté ...

Nous, vieux militants de la droite locale avons vu Didier grandir(dans les bras de Reine-mary TAK), nous savons ce qu'il vaux....

C'est pour cela que je quitte la droite locale, tant que Michel Fontaine n'en prenne pas Véritablement la direction.

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