GENERALITES
Ainsi que nous l’avons souvent démontré quand nous avons traité certains sujets, les valeurs de notre mouvement sont prioritairement ancrées autour de l’humain.
J’ai moi-même déjà eu l’occasion d’en parler mais je tiens à insister sur cette idée et répéter encore ce qui constitue notre véritable leitmotiv : l’humain doit être au cœur du système.
A ce titre, mon propos concerne aujourd’hui le personnel municipal qui, en tant que tel, est partie prenante de la gestion de la commune.
Tous ces agents qui nous côtoient tous les jours, membres de nos familles, voisins dans nos quartiers, sont les acteurs majeurs de la vie de la cité.
Je veux qu’ils sachent qu’ils n’auront à travailler que pour la POSSESSION, pour leur ville. A aucun moment ils ne seront là pour servir un homme, le Maire, ni même une équipe. Je crains qu’aujourd’hui ces principes soient quelque peu bafoués.
Les agents communaux ne sont pas des salariés du Maire. Ils ne sont pas ses employés. Ils sont rémunérés par des fonds publics issus de l’impôt. A ce titre, la municipalité doit impérativement respecter le cadre règlementaire limitant à des missions strictement publiques leurs obligations.
Je sais, parce que les gens que je rencontre m’en parlent, qu’il existe un malaise ressenti par une bonne partie du personnel, au point d’ailleurs que certains se retrouvent en congés maladie. Le personnel est complètement désorienté : le jour, sous la coupe d’un DGS (Directeur Général des Services) et, le soir, gentiment invités à prêter allégeance à la même personne, lieutenant militant, sur des réunions politiques. C’est inadmissible !
Ce mélange de genre n’est pas bon en politique.
Il serait souhaitable, comme le prévoit d’ailleurs le statut, qu’un devoir de réserve soit observé. Il faut choisir entre les 2 : soit cadre supérieur, soit militant, en prenant soin, à ce moment là, de se mettre en disponibilité.
Je rappelle qu’un agent municipal doit être un salarié qui accomplit les tâches pour lesquelles il est rémunéré, sur la durée hebdomadaire de travail qui lui a été indiquée à la signature de son arrêté ou de son contrat. A la fin de la journée de travail, comme tout autre employé du secteur privé, l’agent municipal doit disposer de son temps de repos à sa guise.
Chaque agent doit être considéré en fonction de ses qualités professionnelles, de la valeur de son travail et de la bonne volonté qu’il déploie à exercer les missions qui lui sont confiées. Seuls ces critères sont à prendre en compte.
Je m’emploierai tout prioritairement à faire appliquer ce principe par tous les cadres de la mairie, qui seront imprégnés de ce nouveau mode de management
Ce principe deviendra le pilier du management exemplaire que j’attends de leur part.
Je souhaite vivement que tous ces salariés retrouvent très vite confiance … il faut qu’ils sachent qu’ils ne risquent strictement rien ! La loi les protège !
Dès notre prise de fonction, je rencontrerai chaque employé afin de lui affirmer qu’il a toute sa place à nos côtés et que nous avons besoin de chacun pour réussir les challenges que nous avons fixés. Ce contrat moral sera la base sur laquelle nous scellerons nos relations futures.
Je serai à l’écoute du personnel afin de m’approprier les difficultés qu’il rencontre et les attentes qu’il souhaite exprimer. C’est ensemble que nous trouverons des solutions. Sur le plan des carrières, c’est avec eux tous, accompagnés de leurs représentants syndicaux, que nous construirons notamment un plan pluriannuel de titularisation, selon des critères établis en toute transparence.
DECENTRALISATION
A ceux qui s’interrogent sur l’organisation que nous mettrons en place, je rappelle que le fondement de notre programme sera construit sur le principe de la décentralisation de l’administration municipale au plus proche des administrés, et mis en œuvre en concertation avec les agents municipaux, sur le principe du volontariat.
Cette organisation concrétisera la proximité avec laquelle nous voulons gérer la municipalité.
Elle sera fondée autour de référents de quartier compétents qui seront les coordonnateurs d’équipes pluridisciplinaires de services publics. Ces référents représenteront le lien fort entre la population de leur quartier et les différents services et seront à même de répercuter dans un délai extrêmement court tout type de demande, toute difficulté afin qu’il y soit répondu sans attendre. Grâce à ce type de fonctionnement, tous les quartiers seront simultanément considérés de la même façon, avec la plus grande équité.
J’apporterai une vigilance particulière à la complémentarité entre les élus et les administratifs ou les techniciens, persuadé que je suis par la valeur ajoutée d’une réelle complicité entre eux.
Je viens d’évoquer les réponses spontanées que devrait apporter notre organisation, car il est inconcevable que toute personne sollicitant un service public ne reçoive pas de réponse. C’est pourtant apparemment le cas aujourd’hui. Sur ce point, je serai intransigeant. Des outils de suivi de courrier existent. Je rendrai leur application immédiate.
LA GESTION DES EMPLOIS AIDES & LEUR FORMATION
Enfin, je terminerai mon propos sur un engagement fort de notre équipe quant à une utilisation raisonnée des dispositifs d’emplois aidés.
Ces mesures qui se doivent de promouvoir l’employabilité des personnes en difficulté, pour la majorité les plus jeunes, leur assurer une formation, et leur permettre de se hisser dans l’échelle sociale.
C’est pour cela que je m’engage à consacrer l’utilisation de ces dispositifs à la promotion de leurs bénéficiaires, et uniquement dans cet objectif. J’encouragerai le milieu associatif à nous suivre sur cette voie.
Si je prends l’exemple des emplois d’avenir, c’est une mesure que nous devons saluer car il nous est ici donné suffisamment de temps (3 ans) pour porter un jeune à un emploi véritable et qualifié. C’est ce que nous recherchons.
Communiqué de












