Deux éléments essentiels. Le communiste, au sens étymologique du terme, combat le capital. C'était vrai aussi pour le PCR à La Réunion. Puis, il y a eu 1983, le début de la période des vaches grasses. Les communistes ont conquis des municipalités, partager le pouvoir au Conseil général, régner comme des rois sur le SivomR puis le Conseil régional de 1998 à 2010. L'argent du capital que le PCR combattait, avait perverti plusieurs générations, au point de même vouloir un deuxième département, histoire d'avoir encore plus d'argent et de moyens pour asseoir un parti qui a pesé jusqu'à 30 % de l'électorat.
Si on ajoute à cela, les financements du parti par les entreprises, de grands groupes nationaux et internationaux, il est évident, que la volonté d'autonomie d'une part, et les liens avec ceux qu'ils étaient sensés défendre, ont fini par se distendre. L'usure du pouvoir. Et, la chute aux Régionales 2010. Avec seulement quatre communes (Sainte-Suzanne, Le Port, La Possession et Saint-Louis), aucune intercommunalité, la période des vaches maigres se fait sentir. La répercussion sur la dimension économique et politique, est terrible. Mais peut-être salvateur pour le PCR, à la recherche d'un autre socle solide et efficace et d'une identité politique plus claire et tranchée.
Ary Yee Chong Tchi Kan, "grand intellectuel devenu sage" a lancé une passerelle entre ces deux mondes hier. Ce n'est pas toujours aisé de comprendre ce "philosophe énigmatique" (et c'est un doux euphémisme) "qui voit le présent et l'avenir dans un passé pas si lointain". Il presse les militants communistes à rester à l'écoute du message des tam-tam et "rouler" du maloya. Il les a invité à feuilleter les pages de Témoignages, lorsque le quotidien communiste était encore à la fête. Et à ne "jamais oublier ce que la famille Vergès a fait pour le PCR et La Réunion". "Le passé, un présent pour demain".
Le PCR est nostalgique ? Plus maintenant. Car, cette période de vaches maigres qui perdurent, à obliger les communistes (re)devenus plus humbles, à être plus à l'écoute de ses militants, sympathisants et de la population. Bien plus qu'un repli, c'est d'abord un recentrage sur "ses valeurs passées". Et celle oubliée après 1981, l'autonomie de La Réunion. Le PCR y revient alors qu'il s'éloigne du PS local et du gouvernement. Le socle de cette autonomie, les propositions du PCR. La famille communiste aujourd'hui désargentée, se retrouve. Aussi par nécessité et obligation.
Et se retrouve encore plus dans "la solidarité, la fraternité et l'engagement pour La Réunion". "La Réunion nout pei, le PCR nout parti"...
Si on ajoute à cela, les financements du parti par les entreprises, de grands groupes nationaux et internationaux, il est évident, que la volonté d'autonomie d'une part, et les liens avec ceux qu'ils étaient sensés défendre, ont fini par se distendre. L'usure du pouvoir. Et, la chute aux Régionales 2010. Avec seulement quatre communes (Sainte-Suzanne, Le Port, La Possession et Saint-Louis), aucune intercommunalité, la période des vaches maigres se fait sentir. La répercussion sur la dimension économique et politique, est terrible. Mais peut-être salvateur pour le PCR, à la recherche d'un autre socle solide et efficace et d'une identité politique plus claire et tranchée.
Ary Yee Chong Tchi Kan, "grand intellectuel devenu sage" a lancé une passerelle entre ces deux mondes hier. Ce n'est pas toujours aisé de comprendre ce "philosophe énigmatique" (et c'est un doux euphémisme) "qui voit le présent et l'avenir dans un passé pas si lointain". Il presse les militants communistes à rester à l'écoute du message des tam-tam et "rouler" du maloya. Il les a invité à feuilleter les pages de Témoignages, lorsque le quotidien communiste était encore à la fête. Et à ne "jamais oublier ce que la famille Vergès a fait pour le PCR et La Réunion". "Le passé, un présent pour demain".
Le PCR est nostalgique ? Plus maintenant. Car, cette période de vaches maigres qui perdurent, à obliger les communistes (re)devenus plus humbles, à être plus à l'écoute de ses militants, sympathisants et de la population. Bien plus qu'un repli, c'est d'abord un recentrage sur "ses valeurs passées". Et celle oubliée après 1981, l'autonomie de La Réunion. Le PCR y revient alors qu'il s'éloigne du PS local et du gouvernement. Le socle de cette autonomie, les propositions du PCR. La famille communiste aujourd'hui désargentée, se retrouve. Aussi par nécessité et obligation.
Et se retrouve encore plus dans "la solidarité, la fraternité et l'engagement pour La Réunion". "La Réunion nout pei, le PCR nout parti"...











