sak ifé nout jordu ék nout demin

La Réunion, au bord de l'insurrection ?


Édito
Mercredi 27 Novembre 2013

Les socialistes au pouvoir à Paris ne parviennent plus à imposer leurs décisions. Qu'il s'agisse de l'introduction d'une écotaxe, de la taxation (rétroactive) des assurances-vie et de l'épargne logement ou d'une hausse de la fiscalité des entreprises, aussitôt une vague de contestation balaie le pays et au bout de quelques jours le gouvernement renonce à ses mesures.


Ainsi, au reproche d'incompétence s'ajoute maintenant une impression de faiblesse. A juste titre : le parti socialiste est traversé par des batailles de courants. Jour après jour, les alliés écologistes prennent leurs distances vis-à-vis de la formation au pouvoir.

Les ministres se disputent publiquement, il n'y a plus de discipline de gouvernement, aucune ligne politique n'est discernable. Le président François Hollande est plus impopulaire qu'aucun autre chef de l'Etat avant lui. Son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a perdu toute autorité. Hollande avait envisagé de changer de chef du gouvernement une fois passé les municipales de 2014. Mais il paraît douteux qu'il puisse attendre jusque-là.

Quant aux municipales [des 23 et 30 mars], elles devraient logiquement aboutir à un fiasco. Dans les communes, les socialistes, qui tiennent la mairie de la plupart des grandes villes, pourraient être sévèrement battus. A en croire les spécialistes des instituts de sondage, aux législatives européennes (du 25 mai), les socialistes seront à la ramasse.

Hollande paie aujourd'hui le prix d'une victoire présidentielle remportée à l'aide d'un programme complètement utopiste, promettant que la France surmonterait la crise financière et économique sans exiger de sacrifices de ses citoyens et sans réformes en profondeur, notamment dans les services publics. Grâce à une croissance soutenue par l'Etat et financée par une hausse des impôts sur les riches.

La croissance tarde toujours à se montrer. Les impôts et les taxes, en revanche, ont brutalement augmenté, surtout pour les revenus moyens. Les économistes et les sociologues mettent déjà en garde contre la menace d'une grève fiscale. Les agriculteurs et les chauffeurs routiers qui manifestaient en Bretagne qui arborent des bonnets phrygiens, ça sent la révolte...ou l’insurrection. A la réunion profitons des élections municipales pour sanctionner le pouvoir en place dans nos 24 communes, ça serait une mesure de salubrité publique.

Richard Apaya



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