inforeunion : Un regard Réunionnais - Ile de La Réunion - Océan Indien
Pour une info de qualité…

L'Alliance : "Jacques Vergès a porté très haut le sens des valeurs de justice"


Politique
Samedi 17 Août 2013


L'Alliance : "Jacques Vergès a porté très haut le sens des valeurs de justice"
C’est avec beaucoup d’émotion que les membres de l’Alliance ont pris connaissance de la disparition de Jacques Vergès.

Nous tenons à  lui rendre hommage. Jacques Vergès a personnifié pour des millions de femmes et d’hommes partout dans le monde, la défense des plus faibles, des opprimés, des sans voix, et des peuples en lutte pour leur liberté.

Avocat internationalement reconnu, il a défendu des célébrités mais aussi les plus humbles, comme par exemple Omar Raddad.

A La Réunion, nous avons notamment le souvenir de son engagement au coté de Freedom pour la liberté d’expression,  ou au côté des Réunionnais  se battant contre l’oppression coloniale  ou pour la liberté de vote.

Malgré les multiples sollicitations dont il était l’objet et toutes les causes qu’il défendait partout dans le monde, il a toujours était attentif à la lutte des Réunionnais.

Jacques Vergès a porté très haut le sens des valeurs de justice, et l’honneur du métier d’avocat, considérant que tout personne humaine a le droit d’être défendu.

C’était un homme pleinement engagé qui a mené des combats au péril de sa vie.

C’est une personne  d’une envergure exceptionnelle qui nous quitte. Sa grande érudition était reconnue de tous. Les Réunionnais éprouvent de la fierté d’avoir compté parmi leurs compatriotes un homme d’une telle dimension, qui forçait le respect, même de ses adversaires.

L’Alliance tient à saluer sa mémoire et adresse ses sincères condoléances à Paul Vergès et à toute sa famille.  

Obituaire



      Partager Partager

Les commentaires

1.Posté par L'appel au secours de Djamila Bouhired ( ex Vergès abandonnée) le 18/08/2013 09:44
Aujourd'hui âgée de plus de 75 ans, Djamila Bouhired est très malade et elle n'a pas les moyens de se faire soigner. Indignée devant l'indifférence des autorités algériennes, elle a décidé, comme un ultime recours, de lancer un appel à l'aide à ses concitoyens.

« Bonjour, je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. » C'est par ces mots que l’ex-combattante du FLN a débuté sa lettre publiée dans le quotidien El Watan. Elle y décrit son dénuement, sa maladie, sa détresse, comme un appel au secours, cette lettre a suscité un énorme élan de solidarité à son égard.

Alors l’ex-combattante du FLN a décidé de devenir le porte-parole de ces anciens combattants. Dans une lettre ouverte adressé le 9 décembre 2009 au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, elle écrit :

« Monsieur,

Je me permets d’attirer votre attention sur ma situation critique. Ma retraite et la petite pension de guerre que je perçois ne me permettent pas de vivre convenablement. D’ailleurs, mon épicier, mon boucher, ma supérette pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent.

Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. Je sais que certains authentiques moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation, probablement plus critique. Je n’ai pas la prétention de les représenter ici, mais au poste où vous êtes, vous ne pouvez ni ne voulez connaître leur dénuement.

Ces frères et sœurs, dont l’intégrité est connue, n’ont bénéficié d’aucun avantage. La somme qui leur serait allouée ne pourrait dépasser les honoraires généreux attribués aux députés et sénateurs, ainsi qu’à vous-même et à tous les alimentaires qui vous entourent. Ainsi, je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre.

Avec mes sentiment patriotiques. »

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter