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Journée internationale de non-violence : "Nous n'avons pas la même idée de la violence"


Édito
Samedi 6 Octobre 2012

Nous n'avons pas la même idée de la république, nous n'avons pas la même idée des droits de l'Homme, nous n'avons pas la même idée de la violence...  "Si tu penses que le système économique et politique est un désastre et que notre futur et celui de la planète ne sont plus assurés, c'est à toi de dire non à la violence" !


Journée internationale de non-violence : "Nous n'avons pas la même idée de la violence"
Dire non à la violence ... Mais où sont passés nos philosophes ? Nos intellectuels, nos historiens, nos sociologues, nos anthropologues et nos universitaires ?

  
Europe - crise - compétitivité

 
Nous n'avons pas la même idée de la république : Où sont passées nos élites pour nous exposer de façon synthétique et aussi clairement que possible, les tenants et les aboutissants sur Europe, la crise, et la compétitivité ?

 
La violence ?

 
Nous n'avons pas la même idée de la violence; ni la même idée sur la crise, ni  du chômage, ou de la corruption. L'austérité est une violence, le chômage est une violence, la corruption est aussi une violence...
 
D'une part , comment nous organisons-nous collectivement pour célébrer la journée internationale de la non violence ? Comment on y participe - t - on individuellement ?  
 
Pour ma part, je suggère qu'elle soit ouverte à toues les bonnes volontés et à toutes les formes de violences, et d'où qu'elles viennent ! J'y pends ma part, modestement, mais je prends bien ma part, rien que ma part, mais bien toute ma part !

 
La République et la citoyenneté


 D'autre part, en parlant de violence, je considère que :  quand l'école et l'hôpital sont attaqués, quand la république est attaquée dans le fonctionnement de ses institutions, dans son pacte social qui unit les citoyens, je considère, dans ces conditions, que c'est une violence !
 
Quand la jeunesse désespère d'être maintenue au chômage, je considère que c'est une violence ; quand les gens sont indifférents aux inégalités qui se creusent dans notre société, je considère que c'est une violence.
 
Par conséquent, ne pas participer à l'effort de redressement du pays est aussi une violence !
 
Nous n'avons pas la même idée de la violence de nos institutions dans bien des cas...
 
 Par exemple ?
 
 Où sont passés la plus part de nos élus locaux et nos économistes de service, pour nous proposer une analyse  et des points de vue citoyens, pour ne pas noyer l'essentiel sous les détails et nous éviter de faire de faux débats ?
 
 Où sont - ils passés ? De quoi parlent - ils à l'occasion de la jounée internationale de la non violence ?
 
 Nous n'avons pas la même idée de la violence, ni de la république, ni de la citoyenneté !
 
Autre exemple ?
 
 Que faisons-nous individuellement, et collectivement, pour redonner l'espoir à ceux qui l'ont perdu, à l'occasion de cette journée internationale de la non violence ?
 
Que faisons-nous collectivement, pour redonner espoir à ceux qui ont perdu leur dignité ?
 
 A ceux qui souffrent quotidiennement dans leur vie ?
 
 Qui souffrent du chômage ?
 
 De la vie chère ?
 
 De l'insécurité ?
 
 De la fermeture de leurs entreprises ?
 
Comment appelons- nous au rassemblement des bonnes volontés dans la fidélité au principe de la non violence ?
 
 Nous n'avons pas la même idée de la violence !
 
Nous n'avons pas la même idée du peuple, nous n'avons pas la même idée de la nation, nous n'avons pas la même idée de la non violence...
 
Nous oublions assez souvent, pour le rappeler à l'occasion de cette journée internationale de la non violence,  que le peuple, la nation et la république sont unis par les valeurs communes.

 
Les valeurs ?
 

IL nous échappe régulièrement que ces valeurs ne se sont pas imposées aisément : elles ont d'abord divisé, avant de contribuer à réunir .
 
Nous n'avons pas non plus, la même idée de la réunion ...
 
 Pourquoi ?
 
 Eh bien, nous oublions, le plus souvent , comment notre histoire s'est forgée, dans l'épreuve douloureuse des luttes qui ont marqué notre mémoire collective.  
 
L'avenir est bouché, l'école attaquée; l'hôpital n'assure plus l'égalité entre les malades, les maires sont malmenés, certaines mairies annexes occupées, une incendiée, (exemple mairie annexe de fleurimont à St Paul )...
 
 N'est ce pas de la violence ?
 
 Qu'est ce que cela nous inspire à l'occasion de la journée internationale de la non violence ?
 
Modestement, je suggère de continuer à consolider le droit de grève, la liberté syndicale, la sécurité sociale, et de tendre la main aux plus faibles, par un autre vivre ensemble, par l'égalité des chances, la solidarité de tous les instants, la reconnaissance du mérite et la promotion du réunionnais jusqu'aux plus hautes fonctions.
 
Je suggère de continuer d'avancer résolument pour consolider les droits des plus faibles. 
 
Les valeurs qui fondent la singularité de la nation sont menacées et nous regardons ailleurs...; je propose de nous retrouver autour des valeurs qui portent notre voix plus haut et plus loin dans le monde !

 
La Réunion, une terre ouverte, accueillante et généreuse

 
Réunionnais, avons - nous la même idée de la réunion ? La réunion, terre d'idées, de tolérance et unie autour d'un héritage singulier qui fait sa force et sa fierté ?
 
La réunion est riche de sa diversité : une diversité assumée et qui est au coeur de notre identité... Diversité de croyances, où se sont enracinés les hommes et les traditions qui ont dépassé les déchirements de l'esclavage et de la colonisation qui étaient également des violences; ...faut-il le rappeler ?
 
Là sont des pistes pour désamorcer les tensions qui traversent notre société.

 
Le PCR vient d'ouvrir la voie

 
Le Parti communiste réunionnais vient de tenir une assemblée extraordinaire et ouvre ainsi, une voie à la réflexion et aux propositions : comment chacun de nous définit - il ses repères entre l'hexagone et la réunion?
 
 Entre la France et  l'Europe pour réduire les inégalités et les retards que nous accumulons ?
 
 Pour stopper l'aggravation des injustices qui sont autant de violences ?

 
Le principe d'égalité des chances

 
Je formule le voeu que la journée internationale de la non violence soit l'occasion pour nous tous, de nous employer à réduire le fossé qui se creuse entre ceux qui en ont de plus en plus, et ceux qui en ont de moins en moins..., pour ne pas faire mentir le principe d'égalité des chances et qui menace de déchirer notre pacte de cohésion sociale.
 
Pour moi, une chose est sûre : la réponse ne viendra pas des seules propositions du PCR !
 
La réponse viendra dans l'affirmation de notre désir de vivre ensemble, dans la consolidation de l'élan commun, dans la fidélité à l'histoire et à nos valeurs.
 
Face aux incertitudes du temps, face au sentiment d'impuissance, puisse chacun de nous, rechercher des références plus personnelles, plus immédiates comme : la famille, la solidarité, l'engagement, et une aspiration naturelle comme un atout !

 
Le danger ?

 
Le danger, à mon humble avis, serait de vouloir faire primer sa volonté au détriment de tous les autres, l'intérêt particulier au détriment  au détriment de l'intérêt général...
 
Oui, le danger c'est la division, c'est la discrimination, c'est l'intolérance, c'est l'indifférence , et non pas de la lucidité, de l'imagination et de la fidélité à ce que nous sommes !
 
" Si tu penses que le système économique et politique est un désastre et que notre futur et celui de la planète ne sont plus assurés, c'est à toi, de dire NON à la violence " !
 
Saint Denis , le 04 octobre 2012
 
Samuel Mouen
 

Samuel Mouen



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