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JEUX DES ILES : LA VOIX BROUILLÉE DE LA REUNION


Politique
Dimanche 16 Août 2015


JEUX DES ILES

LA VOIX BROUILLEE DE LA REUNION QU’UNE CONFERENCE DE PRESSE NE PEUT FAIRE OUBLIER 


Le président du conseil régional et la  présidente du conseil départemental sont revenus le 13 août, au cours d’une conférence de presse, sur les incidents diplomatiques des jeux des iles.

Nos deux élus veulent  donner l’image de responsables parlant d’une même voix. En réalité ils essayent de se rattraper après le couac des positions plus que divergentes qu’ils ont exprimées publiquement  sur la question des hymnes et des drapeaux en plein déroulement des jeux, se rendant compte après coup de l’image  négative ainsi donnée de la représentation de la Réunion.

Jugez-en vous-mêmes :
JIR du 5 août : le journal indique que « La présidente du département a choisi de braver la décision du Conseil International des Jeux qui a décrété qu’il n’y aurait plus ni hymnes nationaux, ni drapeaux lors des remises de médailles » et cite Mme Nassimah Dindar : "Je suis personnellement choquée par cette décision. Dans n’importe quelle autre compétition olympique, la belle victoire de Matthieu Dafreville aurait été saluée par la Marseillaise et la levée du drapeau tricolore"…

Le Quotidien de la Réunion du 6 août : sur le même sujet est publiée une interview de Didier Robert, président du conseil régional, qui déclare : « La position qui est  adoptée aujourd’hui par le comité d’organisation et par le CIJ est une position de consensus qui permet à la fois de respecter les positions adoptées par les Mauriciens, les Malgaches et les Seychellois qui reconnaissent naturellement les Comores comme étant un Etat souverain et  qui  se sentent semble-t-il dans une démarche de solidarité par rapport aux Comores et en même temps de permettre à chaque athlète de s’exprimer comme il le souhaite lors de la remise des médailles. On est sur une position de consensus et d’équilibre et par définition ces positions-là ne sont jamais très bonnes parce qu’elles ne satisfont ni les uns ni les autres. Mais je pense que dans le contexte dans lequel on évolue aujourd’hui, c’était la moins mauvaise des solutions qui a été adoptée ».
Entre la position d’une présidente « choquée »  par la décision prise et celle d’un président qui pense que « c’était la moins mauvaise des solutions », il y a plus qu’une nuance…

PRESIDENT DE L’UNION DEMOCRATIQUE POUR SAINT-ANDRE

Joé BEDIER



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