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Hugues MAILLOT : présente le programme pour l'Outre-mer de Debout La République


Politique
Mercredi 22 Janvier 2014

Mardi 21 janvier, à Paris, Debout La République a présenté à la presse nationale ces huit têtes de liste pour les élections européennes de mai prochain.

Ces listes qui s'intituleront "Debout La France, ni système, ni extrême" seront conduites par Dominique JAMET en Ile de France, Laure FERRARI dans l'Est, Gérard RAMBAUD dans le Sud-Est, Cécile BAYLE DE JESSE dans l'Ouest, Jean-Philippe TANGUY dans le Nord-Ouest, Pascal LESELLIER dans le Sud-Ouest, Patrice COURT-FORTUNE dans le Centre et Hugues MAILLOT en Outre-mer.


Hugues MAILLOT : présente le programme pour l'Outre-mer de Debout La République
Aux côtés des autres têtes de liste, Hugues MAILLOT a participé à cette présentation à la presse et dressé les contours du programme pour l'Outre-mer qui sera défendu par Debout La République durant la campagne des élections européennes. 
 
Il a dénoncé la politique d'abandon menée actuellement par l'Union européenne et proposé une nouvelle politique européenne qui fasse de l'outre-mer de véritables "frontières actives de l'Europe".


Mesdames, Messieurs,
Nous défendons aussi l’idée d’une autre Europe pour l’Outre-mer Français.
Une autre Europe, c’est à dire une Europe qui ne laissera pas l’Outre-mer a l’abandon mais qui mettra nos territoires au centre de la stratégie européenne de développement.
OUI, AUJOURD’HUI, L’OUTRE-MER SUBIT UN DOUBLE ABANDON DE LA PART DE L’UNION EUROPEENNE.
- abandon de l’objectif de cohésion, au profit d’un élargissement sans limite,
- abandon de la croissance économique, sacrifié sur l’hôtel de l’euro et du libre échange.
En matière de cohésion, les crédits en faveur de la politique régionale européenne ont progressé de 20% entre la période 2000-2006 et la période 2007-2013.
Dans le même temps, la contribution nette de la France au budget de l’Union européenne a été multipliée par six, passant d’1,1 à 6,4 Milliards d’Euros.
Pourtant, les crédits européens en faveur des Départements Français d’outre-mer ont quand à eux stagné, à 3 Milliards d’euros pour chaque période.
Au regard de la croissance démographique connue par nos territoires, cette stagnation représente en réalité une baisse de 12% de la dépense de l’Union européenne par habitant dans les Départements d’outre- mer. Cette dernière est passée de 272 à 240 euros par an et par habitant.
Cette baisse n’est pas justifiée par un rattrapage conséquent des retards de développement ou par une amélioration substantielle de la situation sociale.
La pauvreté reste hors norme à Mayotte, à La Réunion comme en Guadeloupe, en Martinique ou Guyane.
Elle est le résultat de la priorité absolue apportée à l’élargissement et donc aux nouveaux pays entrant dans l’Union, alors même que les retards structurels subis par nos territoires ne sont, quant à eux, toujours pas comblés.
En matière de croissance économique, le développement de nos territoires passe obligatoirement par le tourisme et l’exportation de biens et de services.
Hors, ces deux leviers sont aujourd’hui fortement handicapés par la valeur de l’euro et par les accords de libre échange négociés par l’Union européenne.
D’une part, la valeur excessive de l’euro renchérit le prix de nos produits vis à vis des marchés émergents d’Amérique du Sud, d’Afrique Subsaharienne et d’Asie.
D’autre part, les accords de Cotonou signés en 2000 avec les pays ACP soumettent les productions agricoles et industrielles des départements d’outre-mer à la concurrence croissante de productions dont les coûts de main d’œuvre, notamment, sont beaucoup plus faibles.
Les nouveaux accords de partenariat économique, en cours de négociation soumettront de même, la Nouvelle Calédonie et la Polynésie Française à un libre échange déséquilibré.
Sans changement, cette politique d’abandon menée par l’Union européenne aboutira obligatoirement à une paupérisation croissante de nos territoires.
ALORS OUI, UNE AUTRE POLITIQUE EUROPEENNE POUR L’OUTRE-MER EST NECESSAIRE, UNE POLITIQUE QUI METTE L’OUTRE-MER AU CENTRE DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DE L’EUROPE.
Au plan national, le changement que nous souhaitons porter consiste à sortir l’Union européenne de l’Europe et à construire une Europe des coopérations concrètes.
Sortir l’Union européenne de l’Europe,
Cela veut dire, pour l’Outre-mer, redonner à l’Etat les moyens de renforcer la cohésion nationale pour mettre en œuvre une véritable continuité territoriale avec l’outre- mer.
Ces moyens existent, le montant de la contribution nette de la France au Budget de l’Union européenne, sur un an, représente pas moins de 14 années de soutien de l’Union européenne aux Départements d’outre-mer.
Cela signifie également relancer le tourisme et les exportations par la sortie de l’euro cher et par une protection intelligente des entreprises ultramarines.
Construire une Europe des coopérations concrètes,
Cela signifie, pour l’Outre-mer, conduire une politique européenne d’investissement qui valorise les atouts de nos territoires pour apporter des réponses aux enjeux auxquels l’Europe toute entière est confrontée.

Il s’agit d’investir notamment sur la biodiversité végétale pour renforcer la recherche médicale, sur l’exploitation raisonnée de la mer comme source de nourriture et d’énergies renouvelables, sur la beauté de nos paysages, comme levier de développement touristique.
Il s’agit enfin d’opérer plus efficacement en faveur du co-développement dans l’Atlantique, le Pacifique et l’Océan Indien :
- en mobilisant la diversité des origines de la population d’outre-mer pour favoriser le dialogue et la coopération avec les pays émergents,
- et en investissant dans des équipement partagés en matière de santé, de désenclavement aérien et maritime ou encore de protection des ressources halieutiques.
VOUS L’AUREZ COMPRIS, AVEC DEBOUT LA REPUBLIQUE, NOUS PROPOSERONS UNE CONSTRUCTION EUROPEENNE QUI CONSIDERE L’OUTRE-MER NON COMME DES TERRITOIRES ET DES REGIONS ULTRAPERIPHERIQUES, ELOIGNEES ET CONDAMNEES A L’ABADON OU A L’ASSISTANANT, MAIS BIEN COMME UNE FRONTIERE ACTIVE DE L’EUROPE.
Je vous remercie de votre attention.
 

Hugues MAILLOT



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