La députée a défendu des victimes, mais elle les a aussi beaucoup utilisées pour sa gloire personnelle et ses élections
Bello a réussi à faire croire aux femmes que l'UFR avait le monopole de la lutte contre les violences faites aux femmes. Aujourd'hui, pour un très grand nombre de femmes, être contre Bello, c'est être contre l'UFR et donc contre la lutte qui est menée sur les violences dont les femmes sont victimes.
Or s'il faut reconnaitre la capacité de Bello à mobiliser des médias serviles sur des faits divers scandaleux, il faut aussi admettre que ni elle-même ni l'UFR n'ont ensuite agi réellement pour les femmes victimes de violences.
Aider les femmes victimes, c'est leur trouver un logement, du travail, des moyens de subsistance et c'est évidemment les assistantes sociales du Département qui se sont toujours occupées de cet aspect des choses.
Pour le reste c'est la justice et la police qui ont agi.
L'UFR et Bello n'ont pendant toutes ces années joué que le rôle d'avertisseur et cela a été heureusement fait avec le succès que l'on connait.
De là, à faire l'amalgame entre Bello et la défense des femmes, il y a une marge à ne pas franchir. Bien sûr que la députée a défendu des victimes de violences, mais elle les a aussi beaucoup utilisées pour sa gloire personnelle et ses élections.
D'ailleurs en fait de défense des femmes, comment expliquer que Bello ait cantonné son action aux victimes des violences alors que la lutte pour l'égalité recouvre bien d'autres domaines, il est vrai que se battre pour l'égalité dans l'entreprise cela n'attire pas les journalistes, se battre contre le patriarcat c'est prendre le risque de sefâcher avec l'évêque et les catholiques, ce qui représente beaucoup de voix...
Pour finir comment expliquer la position de Bello, favorable au voile islamique, alors que c'est le symbole universel de la soumission des femmes? La seule explication réside dans sa volonté de ne pas s'aliéner le vote des musulmans des centres-ville.
Bello ne défend que ce qui rapporte sur le terrain électoral. En réalité, elle se moque des femmes qui ne sont que des "marche-pieds". Si cela avait rapporté des voix, elle aurait pu tout aussi bien défendre les bébés phoques ou les crins-crins de Pétaouchnok.
Oui, on peut être contre les violences faites aux femmes, oui on peut défendre l'égalité entre les sexes et être contre Bello et sa gestion calamiteuse et totalitaire de Saint Paul.
Oui, on peut être sincèrement attaché à la cause des femmes, lutter contre le patriarcat qui est la racine du mal et s'opposer à l'UFR qui n'est que la machine à voix de Bello.
Les femmes méritent mieux que de servir de marche pied à Bello.












