sak ifé nout jordu ék nout demin

Gérard Jeanneau : "La loi Macrot"


Citoyen
Samedi 28 Février 2015

​Non au communautarisme ! Non à la suppression des fêtes religieuses, comme le souhaite une députée des cocotiers de La Réunion !


Il faut partager comme on partage Noël, et non supprimer : Noël était une fête païenne, un culte de la lumière à un moment où les jours allongent, un culte au dieu Mithra ; les Chrétiens en ont profité pour célébrer Jésus dans sa crèche, future lumière du monde. Le syncrétisme met tout le monde d’accord, païens et chrétiens. Pas le moindre conflit ! Et les pieux laïcs ont aussi, ce jour-là, une petite place pour eux, une place honorable pour leur père Noël bien grassouillet... et les commerçants ne sont pas les dindons de la farce : ils savent faire leur marché ... de Noël. Tout le monde est aux anges avec les rues illuminées sans qu'on sache clairement qui on honore, le petit Jésus ou le gros Père Noël ! Qu'importe ! la concorde règne ! Alléluia ! 

***

Alors rien n’interdit à une communauté religieuse autre que chrétienne de greffer, par exemple à l’Ascension, une fête qui lui soit propre. Ajoutons aux jours fériés légaux ! Ne supprimons pas ! Ainsi un bon laïcard peut de son côté décider qu’au lieu de l’Ascension il va honorer la séparation de l’Eglise et de l’Etat ou quelque chose d’autre en phase avec ses aspirations personnelles. Et rien ne saurait interdire d’y consacrer la fête du parent 1, titre astucieusement accouché par dame Taubira ! La communauté tamoule, quant à elle, peut en profiter pour y glisser un de ses dieux ! Entre nous soit dit, il sera difficile de caser chacun d’eux dans le calendrier, tant ils sont nombreux !  

***

Il ne s’agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Les Chrétiens ont leur histoire ; ils n’ont aucune raison de la jeter aux orties pour complaire à des mécréants qui ont pour veau d’or, le père Noël, assis paresseusement sur son traîneau que tirent à hue et à dia de nobles rennes, les forçats de Noël !

***

Et ainsi il n’y aurait pas lieu de revoir le ... Concordat ! Et donc de faire rugir le Conseil d’Etat, qui doit concilier la loi avec le Concordat !

***

Non, n’arrachons pas du spirituel à une communauté religieuse pour le verser dans le bénitier d’une autre communauté ! Ajoutons des commémorations aux divers jours fériés actuels, comme on a fait pour Noël ! Et la messe sera dite, et bien dite ! Alléluia !

Jetons aux gémonies ce diabolique article de la loi Macrot (Maquereau, pour les non croyants) !

de Gières

Gérard Jeanneau



      Partager Partager

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 30 Août 2020 - 08:31 Lucie PAULA BAWEDIN