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Gérald Incana : "Le politique doit gérer l'argent public comme un chef d'entreprise privée"


Édito
Mercredi 30 Novembre 2011

Le conseiller général de Saint-Paul est avant tout un chef d'entreprise. Le neuvième adjoint au développement économique espère que les élus réunionnais sont conscients de la catastrophe économique, "du jamais vu", qui va frapper le monde entier d'ici quelques mois. Gérald Incana est pessimiste, car la politique ne propose aucune solution, aucun schéma ou aucune stratégie durable. Interview.


Gérald Incana : "Le politique doit gérer l'argent public comme un chef d'entreprise privée"
Les hommes politiques ont-ils une vision économique dans la gestion de l'argent public ?
Les élus n'ont pas les mêmes problèmes qu'un chef d'entreprise. Quand ils votent une subvention ou le financement d'un projet, le seul retour sur investissement qu'ils espèrent c'est l'amélioration du cadre de vie de la population, et une reconnaissance dans l'isoloir. Ce problème de transposition découle depuis des décennies de l'absence d'une vraie, sérieuse et coercitive évaluation des politiques publiques.

Quel est l'écart entre la vision politique et la vision économique ?
Il y a un décalage entre la réalité et les décisions politiques, économiques et sociales. Consolider, densifier, optimiser et développer le tissu économique à travers les actions pour une solide cohésion sociale, restent un voeu pieu. Car, si les élus sont performants en politique, ils sont le plus souvent, inefficaces en matière économique. Et en plus, leur ambition d'une réélection les amène à avoir une politique à très court terme.

C'est-à-dire ?
Quand, ce n'est qu'une distribution de subventions à des associations qui ne cessent de se multiplier, ils poussent des SEM et des SPL. Et chaque nouvelle structure ne vit qu'à coups d'argent public pour de nouvelles rémunérations, indemnités et autres avantages divers. A aucun moment, les élus n'imposent dans leur gestion, l'obligation d'une évaluation des politiques publiques. Il est temps que certains associations ou structures publiques, cessent d'être des gouffres financiers sans fond dans lequel disparaît l'argent public.

Le politique doit devenir un chef d'entreprise pour autant ?
La révision générale des politiques publiques que ce soit en Europe ou en France, impose une autre gestion de l'argent public, car il y en a de moins en moins. Aucun pays, aucun gouvernement, aucun politique n'a su anticiper la crise mondiale dont les effets étaient perceptibles depuis le début de l'an 2000. Aujourd'hui, le politique doit investir différemment. Pour caricaturer et faire simple, un euro investi doit rapporter un euro à la société, sous forme d'activité, de valeur ajoutée et d'emplois.

Comment faut-il procéder ?
Nous avons besoin de cadres et d'outils juridiques et règlementaires différents et plus performants, et que l'on peut adapter lorsque le besoin se fait sentir. Cette adaptation n'est pas possible aujourd'hui. Nous subissons toujours le carcan rigide, inefficace, inadapté et pervers de l'Europe et de certaines décisions du gouvernement. Si la réforme territoriale est vraiment appliquée, nous aurons pris un autre départ.

Quelles sont vos propositions ?
Il n'y a plus d'argent pour des projets pharaoniques. Et, puisque rares sont les moyennes structures qui résistent, il est nécessaire de proposer de très petites structures d'entreprise, qui se lancent à travers les investissements des actions de la cohésion sociale, puis qui perdurent grâce à la création d'activité et s'étendre à d'autres opportunités. Et à terme, chaque porteur de projet doit être flexible ou polyvalent pour répondre à une activité économique en mutation.




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Les commentaires

1.Posté par sirotamarin le 01/12/2011 13:27
Comme sait bien dit Mr Incana. Je ne pensé pas que vous était un homme politique aussi intéligent. Saint-paul en a besoin de personages comme vous en 2014 comme maire. Dommage que vous passé pas souvent dans les journaux et télé.

2.Posté par toutkonfé le 02/12/2011 15:48
à mourir de rire sur saint-paul .

mort de rire ! ce monsieur et le conseil municipal de Saint-Paul.

91 000 EUROS pour grand boucan ! pour brûler un épouvantail sur la plage. MDR! ce monsieur!

que les journalistes fassent une enquête sur les embauches, sur des postes diplômants à candidatures, sur quels critères ont été fait certains personnel et sur l'argent publique qui servent les ethnico religieux , ce monsieur me fait crouler de rire.

Les politiques s'en sortent toujours par manque des journalistes d'investigations, des journalistes laïques et républicain qui enquêtes sur l'argent fait aux associations dont le socle est fait sur des doctrines religieux, des cultes, prônant l'obscurantisme et l'irrationnel au sein des valeurs républicaines.

On est dans une société laïque et républicaines qui financent à coup des millions d'euros, les fêtes religieuses ethniques somptueux, pour vénérer des dieux , pour faire des cultes religieuses, glorifiaient des pays étrangers leur histoire, leur cultuel ,leur société , quitte d'origine, mais c'est quand même un pays étrangers qui n'ont rien à voir avec notre culture.

Ce monsieur fait partie de cette politique qui finance à gros bouillon les communautés confessionnelle, ses doctrines, leur village apologétique religieux , avec l'argent publique.

Financement, employé, astreinte, voiture, essence,personnel, telephone, lumière, eau etc... tous les logistiques sont payés par la mairie, et la commune pour honorer ces fêtes religieuses ethniques.

A compter sur 20 communes sur 4 à 5 fêtes dans l'année selon leur calendrier ancestral religieuse ,sur plusieurs jours de fêtes ( exemple dipavali sur 10 jours, fête de jour l'an et fête de la lanterne 15 jours sur saint-paul sans compter d'autres commémoration de posture pour faire parler d'eux et être des pseudo-victimaire ) on flirte prés de 6 millions d'euros que la société économique réunionnaise en pleine soit-disant crise, fou en l'air , sans rien produire, si ce n'est glorifier des pays étrangers, nourrir les identités religieuse et confessionnelle, voire des identités tout court.

On est dans la politique des surenchères des ethniques, à celui qui me donne plus de subvention et faire plus pour ma communauté que je te serai reconnaissant, à ceux qui feront miroiter dans la mairie, ma culture, mon pays d'origine que j'aurai la reconnaissance et je voterai, sinon , je vote pour l'autre parcequ'il m'a promis de faire plus pour communauté religieuse avec l'argent public
Moi, ce monsieur me fait rire surtout à saint paul, où lui et les autres n'ont aucun projet à proposer et qu'il finance à gros bouillon des ethnico religieux et participe aux logistiques. MDR ce monsieur et ces collègues. D'aileurs , on le voit même plus depuis qu'il est élu.

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