"A ce stade des confessions et des émotions légitimes et compréhensives de Victorin Lurel ponctuées par des paroles candides " il était tout mignon… apaisé, frais… pas joufflu…", rien de choquant pour l’opinion publique.
Mais lorsque notre ministre des Outre-Mer ose évoquer des comparaisons douteuses "Toute chose étant égale par ailleurs, Chavez, c’est de Gaulle plus Léon Blum" et de préciser que "le monde gagnerait à avoir plus de dictateur comme Hugo Chavez pour que cela aille mieux" (dixit), toutes nos valeurs s’écroulent et nous sommes choqués par de telles affirmations qui placent la France dans une controverse grave et malsaine.
L’analyse du contenu suivant permet de comprendre le processus mental et psychologique de Victorin Lurel dans le cadre de sa construction identitaire antillaise et inter-américaine.
- "Le monde gagnerait" : c’est une recommandation, une invitation aux autres chefs de l’Etat et notamment à F. Hollande, son patron.
- "Plus de dictateur dans le monde" : il n’y en a pas assez, le nombre de dictateur doit être multiplié dans le monde et cet appel à l’émergence ou à la restauration des dictateurs est non équivoque. C’est inique eu égard à la définition étymologique du mot « dictateur » et des conséquences qui en découlent.
- "Hugo Chavez" : un modèle par excellence, il fait l’apologie d’Hugo Chavez en occultant les accointances et les alliances du Commandante avec les principaux –non moins dangereux- dictateurs du monde. S’exprimant au nom du Gouvernement français, ses paroles engagent la diplomatie française, est-ce bien le rôle d’un ministre des outre-mer ?
- "Pour que cela aille mieux" : V. Lurel constate que le monde ne va pas bien, il aspire à un régime totalitaire qui place l’homme sous le joug d’un dictateur ; que le mode de gouvernance actuel mérite d’être revisité ; que beaucoup de pays gagneraient à adopter le modèle autoritaire prôné pendant plusieurs années par Hugo Chavez.
Sans doute, a-t-il voulu dire que la France ne va pas bien et que F. Hollande "président normal" de tous les français, gagnerait, sans plus attendre, à imiter la posture du dictateur Hugo Chavez. C’est ce qui est implicite dans sa déclaration gouvernementale.
Finalement, Victorin Lurel en faisant l’éloge du régime totalitariste, fait de la dictature "chavezienne" un mode de gouvernance acceptable et honorable qui doit être dupliqué par tous les autres chefs d’Etat du monde. La France, par les propos de son ministre "humaniste", Victorin Lurel, préconise-t-elle donc le retour imminent de la dictature ? Pour un ministre socialiste, c’est un comble et une ignominie ! Et un doux euphémisme.
Au-delà de cette démonstration analytique, il faut cependant rappeler à titre informatif, que les antillais en général, ont toujours "admiré" les différentes formes de dictature émergeant des pays limitrophes. Ces « dictateurs » sont vus comme des demi-dieux et des "humanistes" selon leur cadre de référence. Le processus de transfert est flagrant.
En effet, les leaders politiques antillais ont toujours réclamé l’autonomie de leurs départements respectifs et se sont souvent insurgés contre le "diktat colonial français" en réclamant la gestion autonome de leurs territoires.
Chavez s’est toujours affranchi de la "dictature américaine" et a été un archétype pour la zone Amérique latine. Les antillais français vivent dans ce contexte "d’affranchissement souhaité et attendu".
A titre indicatif, lorsque Hugo Chavez avait fait une brève apparition à la Martinique en 2005, lors du crash aérien à Marcaibo au Venezuela, dans lequel avaient péri 152 martiniquais, ce dernier avait été accueilli en héros et sauveur de l’humanité dans le stade de Fort-de-France lors des obsèques des victimes. Victorin Lurel s’est rendu de façon officielle et en qualité de représentant du Gouvernement français aux funérailles de Chavez dans un état d’esprit de sublimation et d’adoration voire de glorification, il va même jusqu’à évoquer le terme de "sublimation" (dixit).
Cependant et en marge de ce contexte géopolitique psychosocial qui vient d’être évoqué, peut-on accepter qu’un ministre de la République Française, habillé des principes républicains, puisse réclamer urbi et orbi qu’un régime dictatorial soit restauré dans le monde ?
Cette modélisation hâtive souhaitée voire réclamée est extrêmement dangereuse pour notre République et pour nos relations internationales. Rappelons que notre démocratie repose sur les droits fondamentaux de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Nul, fut-il ministre, ne saurait remettre en cause notre socle constitutionnel.
François Hollande et son Premier ministre sont instamment invités à s’exprimer sur les propos tenus par Victorin Lurel. Oseront-ils "sanctionner" ou "congédier" le Ministre des Outre-Mer ?
Alors que tous aspirent à une clarification des réponses du Chef de l’Etat pour l’inviter à nous dire toute la vérité sur les problématiques existentielles des Français, il est également invité à clarifier le positionnement de l’Etat français sur les hérésies de Victorin Lurel. Dans le cas contraire, tout porte à croire que F. Hollande, après avoir emprunté la voie "d’un président normal", adoptera la posture "d’un Président silencieux et inerte".
Après de telles allégations du Ministre V. Lurel, sommes-nous confrontés à une décadence morale annoncée ou avons-nous affaire à des « apprentis politiciens » peu exercés aux devoirs de la diplomatie ? En tout état de cause, la notion de compétences et notamment du savoir-faire et savoir-être sont bien au cœur de cette interrogation ! Au demeurant, quelles seront, dans l’avenir, les positions des élus socialistes face à ce type de comportement gouvernemental ?"
Mais lorsque notre ministre des Outre-Mer ose évoquer des comparaisons douteuses "Toute chose étant égale par ailleurs, Chavez, c’est de Gaulle plus Léon Blum" et de préciser que "le monde gagnerait à avoir plus de dictateur comme Hugo Chavez pour que cela aille mieux" (dixit), toutes nos valeurs s’écroulent et nous sommes choqués par de telles affirmations qui placent la France dans une controverse grave et malsaine.
L’analyse du contenu suivant permet de comprendre le processus mental et psychologique de Victorin Lurel dans le cadre de sa construction identitaire antillaise et inter-américaine.
- "Le monde gagnerait" : c’est une recommandation, une invitation aux autres chefs de l’Etat et notamment à F. Hollande, son patron.
- "Plus de dictateur dans le monde" : il n’y en a pas assez, le nombre de dictateur doit être multiplié dans le monde et cet appel à l’émergence ou à la restauration des dictateurs est non équivoque. C’est inique eu égard à la définition étymologique du mot « dictateur » et des conséquences qui en découlent.
- "Hugo Chavez" : un modèle par excellence, il fait l’apologie d’Hugo Chavez en occultant les accointances et les alliances du Commandante avec les principaux –non moins dangereux- dictateurs du monde. S’exprimant au nom du Gouvernement français, ses paroles engagent la diplomatie française, est-ce bien le rôle d’un ministre des outre-mer ?
- "Pour que cela aille mieux" : V. Lurel constate que le monde ne va pas bien, il aspire à un régime totalitaire qui place l’homme sous le joug d’un dictateur ; que le mode de gouvernance actuel mérite d’être revisité ; que beaucoup de pays gagneraient à adopter le modèle autoritaire prôné pendant plusieurs années par Hugo Chavez.
Sans doute, a-t-il voulu dire que la France ne va pas bien et que F. Hollande "président normal" de tous les français, gagnerait, sans plus attendre, à imiter la posture du dictateur Hugo Chavez. C’est ce qui est implicite dans sa déclaration gouvernementale.
Finalement, Victorin Lurel en faisant l’éloge du régime totalitariste, fait de la dictature "chavezienne" un mode de gouvernance acceptable et honorable qui doit être dupliqué par tous les autres chefs d’Etat du monde. La France, par les propos de son ministre "humaniste", Victorin Lurel, préconise-t-elle donc le retour imminent de la dictature ? Pour un ministre socialiste, c’est un comble et une ignominie ! Et un doux euphémisme.
Au-delà de cette démonstration analytique, il faut cependant rappeler à titre informatif, que les antillais en général, ont toujours "admiré" les différentes formes de dictature émergeant des pays limitrophes. Ces « dictateurs » sont vus comme des demi-dieux et des "humanistes" selon leur cadre de référence. Le processus de transfert est flagrant.
En effet, les leaders politiques antillais ont toujours réclamé l’autonomie de leurs départements respectifs et se sont souvent insurgés contre le "diktat colonial français" en réclamant la gestion autonome de leurs territoires.
Chavez s’est toujours affranchi de la "dictature américaine" et a été un archétype pour la zone Amérique latine. Les antillais français vivent dans ce contexte "d’affranchissement souhaité et attendu".
A titre indicatif, lorsque Hugo Chavez avait fait une brève apparition à la Martinique en 2005, lors du crash aérien à Marcaibo au Venezuela, dans lequel avaient péri 152 martiniquais, ce dernier avait été accueilli en héros et sauveur de l’humanité dans le stade de Fort-de-France lors des obsèques des victimes. Victorin Lurel s’est rendu de façon officielle et en qualité de représentant du Gouvernement français aux funérailles de Chavez dans un état d’esprit de sublimation et d’adoration voire de glorification, il va même jusqu’à évoquer le terme de "sublimation" (dixit).
Cependant et en marge de ce contexte géopolitique psychosocial qui vient d’être évoqué, peut-on accepter qu’un ministre de la République Française, habillé des principes républicains, puisse réclamer urbi et orbi qu’un régime dictatorial soit restauré dans le monde ?
Cette modélisation hâtive souhaitée voire réclamée est extrêmement dangereuse pour notre République et pour nos relations internationales. Rappelons que notre démocratie repose sur les droits fondamentaux de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Nul, fut-il ministre, ne saurait remettre en cause notre socle constitutionnel.
François Hollande et son Premier ministre sont instamment invités à s’exprimer sur les propos tenus par Victorin Lurel. Oseront-ils "sanctionner" ou "congédier" le Ministre des Outre-Mer ?
Alors que tous aspirent à une clarification des réponses du Chef de l’Etat pour l’inviter à nous dire toute la vérité sur les problématiques existentielles des Français, il est également invité à clarifier le positionnement de l’Etat français sur les hérésies de Victorin Lurel. Dans le cas contraire, tout porte à croire que F. Hollande, après avoir emprunté la voie "d’un président normal", adoptera la posture "d’un Président silencieux et inerte".
Après de telles allégations du Ministre V. Lurel, sommes-nous confrontés à une décadence morale annoncée ou avons-nous affaire à des « apprentis politiciens » peu exercés aux devoirs de la diplomatie ? En tout état de cause, la notion de compétences et notamment du savoir-faire et savoir-être sont bien au cœur de cette interrogation ! Au demeurant, quelles seront, dans l’avenir, les positions des élus socialistes face à ce type de comportement gouvernemental ?"











