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François Fillon et Jean-François Copé légitiment le retour de Nicolas Sarkozy


Édito
Mardi 20 Novembre 2012

Qu'importe le vainqueur : Jean-François Copé ou François Fillon. Le mal est fait. L'UMP est divisée. Profondément divisée. Pour avoir confondu élection à la présidence de l'UMP et primaires pour la Présidentielle de 2017, Fillon et Copé ont "flingué" l'UMP. Et ce moins d'un an et demi des Municipales de 2014… Et Sarko est arrivé. Sans se presser. Le grand Sarko…


François Fillon et Jean-François Copé légitiment le retour de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy n'en demandait pas tant. Une voie royale pour un retour que l'ancien président espère triomphale. Et merci qui ? Merci Copé ! Merci Fillon ! L'un est le "kid". L'autre est le "Cid". L'un et l'autre rêvaient de devenir César. Au mieux, ils recevront un César pour leur rôle de "Charlot" de ce week-end. Accusations de fraudes, présence d'huissiers dans les bureaux de vote, déclaration incertaine de victoire, poker menteur, suspense… Le titre du film : "Qui va flinguer l'UMP ?" Sortie cette semaine.

Les grands perdants du week-end : l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé. Le premier perdant est bien sûr l'UMP. Les mesures politiques de l'actuel gouvernement, reniement des promesses électorales et reprises des décisions de Nicolas (traité européen et TVA), ont relancé l'UMP. Les élus et membres de l'UMP ne se privent de placer le président de la République, François Hollande, et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devant leurs contradictions.

L'UMP était redevenue crédible. Ce n'est plus le cas depuis dimanche soir. C'est aussi vrai pour François Fillon. Donné largement vainqueur de cette élection interne par les sondages, l'ancien Premier ministre a annoncé qu'il a gagné avec 224 voix d'avance. C'est faible. Trop faible pour celui qui se pose en rassembleur et voulait clore le chapitre Sarkozy à l'UMP. C'est un vrai camouflet pour cet homme politique qui pensait également marquer l'histoire, plus que Chirac.

Jean-François Copé a limité les dégâts. Critiqué pour sa "dérive droitière", le député-maire de Meaux a surpris son concurrent et les observateurs politiques. Malgré tout, il aura du mal à effacer le gâchis de ce week-end dont il est le premier responsable, puisque c'est lui qui a organisé ce scrutin, étant le secrétaire général de l'UMP. C'est un échec retentissant pour son parti. Au moins sur ce point, il y a unité. Et l'autre point sur lequel il y a unanimité : la raison de l'échec.

Et c'est Alain Juppé, ancien secrétaire général de l'UMP, qui l'a donnée. "Il ne fallait pas confondre élection interne pour la présidence de l'UMP et primaires pour l'élection présidentielle de 2017". Et paradoxe, deux des candidats à la candidature à ces mêmes primaires, se sont décridibilisés. Et le parti est coupé en deux. Presqu'au centre. Qui peut recoller les morceaux ? Qui va sauver le parti ? Qui va endosser la cape de Zorro ? Et Sarko est arrivé ! Sans se presser ! Le grand Sarko…




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