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Fin de la Cop21 : un accord universel à suivre de près…


Politique
Lundi 14 Décembre 2015

A 19h29 le 12 décembre 2015, les 195 pays réunis à Paris ont adopté à l’unanimité un accord pour limiter le réchauffement climatique. L’accord reflète dans son équilibre général la persistance de réelles divergences dues à la très grande diversité des situations nationales. Mais c’est un véritable succès d’avoir réussi à obtenir une approbation universelle qui permet de trouver un socle commun de discussion et de dynamique vers une économie décarbonée pour l’avenir. L’accord sera définitivement signé en avril 2016 et entrera en vigueur en 2020.


On peut en retenir la garantie d’un financement à hauteur d’un plancher de 100 milliards de dollars à compter de 2020, la confirmation du mécanisme de révision tous les 5 ans à compter de 2020, ou la confirmation du principe de responsabilité commune et conduit à reconnaître que les efforts à mener pour aboutir à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre doivent être proportionnés aux responsabilités et moyens de chaque pays. L’accord mentionne l’objectif de contenir le réchauffement en dessous de 1,5 degrés. Pour mémoire le GIEC juge nécessaire de baisser de 40 à 70% les émissions de GES d’ici 2050 pour se situer dans une trajectoire de réchauffement à deux degrés. Jean Jouzel,  ancien vice-président du GIEC, a alerté sur le fait que se fixer un objectif de 1,5 degré sans y adjoindre les contraintes correspondantes n’avait pas de sens. Il a également rappelé que le scénario de réchauffement à deux degrés était déjà extrêmement difficile à atteindre.

Il faut également remarquer que l’accord devant entrer en vigueur en 2020 et le mécanisme de révision prenant effet tous les 5 ans, l’addition de ces deux éléments nous emmènerait beaucoup trop loin dans le temps, c’est pour cette raison que le groupe de pays qui s’est formé pour porter une haute ambition sur le climat (high ambition) et qui comprend l’Union européenne comme les Etats Unis ou le Brésil et des pays particulièrement vulnérables au réchauffement s’est engagé à une révision de ses engagements avant 2020.

Au vu de cette situation plusieurs orientations se dégagent :
D’abord la nécessité de faire d’un accord universel mais peu contraignant le point de départ d’une dynamique;
Ensuite l’importance pour l’Union européenne de retravailler rapidement sur sa cohésion et son rôle de leadership et de médiation entre le Nord et le Sud dans la perspective de la Cop22 qui aura lieu au Maroc ;

Ensuite encore la nécessité de donner aux pays les plus impactés par le dérèglement climatique (Afrique, pays les moins avancés, Etats insulaires) les moyens d’une adaptation concrète, rapide et efficace. Attendre 2020 pour mettre en place les outils d’une adaptation efficace serait criminel ;
Enfin le travail à effectuer rapidement pour faire le lien entre les engagements de l’accord et ceux des collectivités locales et des entreprises, comme des initiatives citoyennes.

La Région Réunion a un rôle important à jouer dès maintenant et nous devons donner l’exemple en matière notamment d’énergie renouvelable et d’économie circulaire.

Secrétaire régional EELV Réunion

Jean Alain Cadet



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Les commentaires

1.Posté par Granvizir le 14/12/2015 18:25
Combien de temps gardera-t'il le sigle "#EnModeBello" ?

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