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"Faites du 1er : une journée de réflexion sur le partage du travail"


Politique
Lundi 29 Avril 2013

La réforme des 35 heures reste toujours une mesure forte du gouvernement socialiste dont M. Lionel Jospin. Celle-ci à travers de deux lois votées en 1998 et 2000, fixant la durée légale du temps  de travail à temps plein à 35 heures par semaine.


"Faites du 1er : une journée de réflexion sur le partage du travail"
D’abord défendu dans une perspective de progrès social mais surtout inspirée, me semble t-il par une logique de partage de travail. Ce « passage de 35 heures » s’inscrivait dans l’objectif prioritaire de créations d’emplois.
 
Pourtant, malgré ce passage à 35 heures, beaucoup d’entreprises continuent à travailler 39 heures par semaine voire 40 heures, mêmes les fonctions publiques qui auraient dû donner l’exemple, ne sont pas en reste. Eux aussi continuent à travailler 40 heures, générant des RTT en raison des heures supplémentaires réalisées.
 
Mais, ce qui était acceptable il y a plus de 10 ans, ne l’est plus en 2013, en raison d’un chômage grandissant.
 
Comment pouvons-nous continuer à travailler 40 heures alors que le chômage bat de record en record chaque mois.    
 
Devons-nous faire fi des alertes continuelles des jeunes qui recherchent un emploi, pendant que d’autres épargnent en heures supplémentaires ? Le compte épargne temps (CET) est une réponse, non pas pour réduire mais bien pour aggraver le chômage.
 
D’ailleurs, si certaines de nos collectivités (communes, conseil général, conseil régional, les intercommunalités…), de la fonction publique hospitalière et la fonction publique d’Etat se mettaient à travailler 35 heures par semaine, combien d’emplois pouvons-nous créer à la Réunion ? Imaginons, peut-être c’est du rêve !
 
Un hôpital avec 500 infirmiers se mettant à travailler 35 H par semaine, combien d’infirmiers pouvons-nous recruter dans le cadre légal de 35 heures de travail ? Combien d’emplois pouvons-nous créer afin d’éviter d’expatrier nos jeunes vers la Métropole ou d’être dans ce cancer du chômage ? On peut le faire avec tous les corps de métiers.
 
En réalité, nos élus politiques, nos syndicats, nos directeurs, nos patrons… ne semblent pas être dans cette réflexion, dans cette anticipation… Á cette attitude empirique, à cette spirale infernale, à ce laisser-faire scandaleux qui contribue à rendre la réduction du temps de travail responsable de tout, sauf qu’elle peut créer des emplois afin de lutter à ce fléau insupportable qu’est le chômage.
 
C’est bien l’arbre qui cache une forêt : une forêt de vérités sur l’irresponsabilité de nous tous, de vérités sur l’incapacité à anticiper et à gérer de vérités sur certains petits malins qui profitent d’un système qui pleurent avec des larmes de crocodiles à chaque instant, sur nos jeunes sans emplois...
 
Oui, fêtons ou faites de ce premier mai, une journée de réflexion et de propositions d’un partage du travail dans le cadre légal des 35 heures.
 
Nou lé pa plis, ban’ jeunes lé pa moin. Respèt’ à zot, arrèt ramass’ mentèr avec zot. Etant donné que ce dernier sondage de l’ifop semble révélateur d’un grand malaise, sept français sur dix (70%) disent s'attendre à une explosion sociale. Doit-on rester les bras croisés et attendre ?

Jean Claude Comorassamy, Saint-Leu



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